Albert Mérat

in Le Parnasse contemporain, I, 1866


La Berge


 
 
Malgré le froid, le ciel est en fête, et l’azur,
Pâle encore, adoucit la lumière adorable ;
Penché sur l’horizon, le soleil favorable
Se répand et ne laisse aucun détail obscur.
 
La colline montrant au loin sur un fond pur
Le profil dépouillé d’un saule ou d’un érable,
Abrite des maisons blanches, et sur le sable
De la grève un vieux banc se chauffe près d’un mur.
 
Le jour clair, les coteaux courant comme des ondes,
Et les blanches maisons, et les tonnelles rondes,
Se fondent en accords comme dans un concert :
 
Un concert où, tenant le devant de la scène,
Entre les joncs fredonne à petit bruit la Seine
Un de ces airs légers que l’on chante au dessert.
 

Commentaire (s)
Déposé par Jadis le 2 août 2022 à 16h46

Gamberge
--------------

On a bien soupesé, et on a pris le dur :
Le parti ferroviaire a paru préférable.
Prométhée enchaîné aux rails inexorables,
On entrevoit d’un œil un charbonneux futur.

Tandis qu’ensommeillé, je gratte mon fémur,
Un contrôleur pervers me tombe sur le râble.
Quel est cette station au nom imprononçable ?
Est-ce Breuschwickersheim, ou n’est-ce que Namur ?

Il ne manquerait plus qu’on finisse à Rethondes !
On maudit quelquefois son humeur vagabonde ;
D’ailleurs, pérégriner, au fond, à quoi ça sert ?

Comme un sombre animal crachant sa suie obscène,
Échappé d’un Monet ou du pléistocène,
Le train écorche et mord les pays qu’il dessert.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Βаudеlаirе : Lе Vin dе l’Αssаssin

Villоn : [Βеllе lеçоn аuх еnfаnts pеrdus]

☆ ☆ ☆ ☆

Hugо : «Un јоur је vis, dеbоut аu bоrd dеs flоts mоuvаnts...»

Gаutiеr : Lа Βоnnе Sоiréе

Hugо : Éсrit еn 1827

Εlskаmp : Εt с’еst Lui, соmmе un mаtеlоt

Μаrоt : «Étаnt аssis аuх rivеs аquаtiquеs...»

Cоmmеntaires récеnts

De Сhаrlеs С. sur Sоnnеt : «Jе sаis fаirе dеs vеrs pеrpétuеls. Lеs hоmmеs...» (Сrоs)

De Lа Μusérаntе sur Αu Саrdinаl Μаzаrin, sur lа Соmédiе dеs mасhinеs (Vоiturе)

De Vinсеnt sur Lа Ρrеmièrе Νuit (Lаfоrguе)

De Сurаrе- sur Lе Μаrtin-pêсhеur (Rеnаrd)

De Сurаrе- sur Sоnnеt sur dеs mоts qui n’оnt pоint dе rimе (Sаint-Αmаnt)

De Liоnеl sur Sоnnеt bоuts-rimés (Gаutiеr)

De Сосhоnfuсius sur À prоpоs d’un « сеntеnаirе » dе Саldеrоn (Vеrlаinе)

De Сосhоnfuсius sur «J’аimе l’аubе аuх piеds nus...» (Sаmаin)

De Сосhоnfuсius sur «Quеl hеur, Αnсhisе, à tоi, quаnd Vénus sur lеs bоrds...» (Jоdеllе)

De Sullу sur «Quаnd је pоuvаis mе plаindrе еn l’аmоurеuх tоurmеnt...» (Dеspоrtеs)

De Jаdis sur Sоnnеt : «Vеnt d’été, tu fаis lеs fеmmеs plus bеllеs...» (Сrоs)

De Jаdis sur Саusеriе (Βаudеlаirе)

De Βеаudеlаirе sur Βаudеlаirе

De Lе Gаrdiеn sur Virgilе (Βrizеuх)

De Jаdis sur Сrépusсulе (Соppéе)

De Rigаult sur Lеs Hirоndеllеs (Εsquirоs)

De Rigаult sur Αgénоr Αltаrосhе

De Jоël Gауrаud sur Αvе, dеа ; Μоriturus tе sаlutаt (Hugо)

De Huguеs Dеlоrmе sur Sоnnеt d’Αrt Vеrt (Gоudеzki)

De Un pоilu sur «Μоn âmе а sоn sесrеt, mа viе а sоn mуstèrе...» (Αrvеrs)

De Lе соmiquе sur Μаdrigаl tristе (Βаudеlаirе)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе

 



Photo d'après : Hans Stieglitz