Heredia

(1842-1905)

Les Trophées

(1893)

La Grèce et la Sicile +
Rome et les Barbares +
Le Moyen-Âge et la Renaissance ×
L’Orient et les Tropiques +
La Nature et le Rêve +
Romancero +
Les Conquérants de l’or +
 

Heredia

Les Trophées, 1893


Carolo Quinto imperante


 
Celui-là peut compter parmi les grands défunts,
Car son bras a guidé la première carène
À travers l’archipel des Jardins de la Reine
Où la brise éternelle est faite de parfums.
 
Plus que les ans, la houle et ses âcres embruns,
Les calmes de la mer embrasée et sereine
Et l’amour et l’effroi de l’antique sirène
Ont fait sa barbe blanche et blancs ses cheveux bruns.
 
Castille a triomphé par cet homme, et ses flottes
Ont sous lui complété l’empire sans pareil
Pour lequel ne pouvait se coucher le soleil ;
 
C’est Bartolomé Ruiz, prince des vieux pilotes,
Qui, sur l’écu royal qu’elle enrichit encor,
Porte une ancre de sable à la gumène d’or.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 13 décembre 2012 à 10h57

Hale sur la gumène et l’ancre se relève,
Le navire est parti en tirant un long bord.
Toujours l’écu royal doit devenir plus fort,
Son prochain meuble : un jour qui jamais ne s’achève.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 24 décembre 2017 à 12h25

Sagesse du lierre
-------

Le lierre est le linceul des grands arbres défunts ;
Non pas blanc, mais brillant d’une verdeur pérenne ;
Il monte également aux murs de Bourg-la-Reine
Où les vents franciliens apportent leurs parfums,

Les grands menhirs bretons que baignent les embruns
Et les manoirs de Loire à la pierre sereine ;
Il servit de costume aux antiques sirènes
Qui de sa verte feuille ornaient leurs cheveux bruns.

Aux donjons de jadis où nos étendards flottent
il est, pour le présent, un habit sans pareil,
Une armure de paix, reflétant le soleil ;

Aux murailles de Sparte où trimaient les ilotes,
Ou, sur l’écu ducal qui brille de ses ors,
Qui dans sa langue dit : ce qui est souple est fort.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 10 septembre 2020 à 12h39

Nef hautement précaire
----------

Cette nef sans mâture emporte les défunts,
Qui sait vers quel endroit, vers l’antre des murènes ?
Vers l’île de Thulé, dont aimable est la reine ?
Vers la Rive de Nacre, aux fabuleux parfums ?

Contournant les récifs qu’arrosent les embruns,
Le modeste vaisseau suit sa route sereine ;
Il est, en maints endroits, guidé par les sirènes
Ou par un bel ondin aux charmants cheveux bruns.

Que demander de plus, du moment qu’elle flotte
Et que le timonier toujours reste en éveil,
Et qu’il observe aussi la lune et le soleil ?

Neptune peut souvent leur servir de pilote,
Il sait les préserver de cent démons retors,
Assisté par Protée, un aimable mentor.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Mon florilège

(Tоuriste)

(Les textes et les auteurs que vous aurez notés apparaîtront dans cette zone.)

Compte lecteur

Se connecter

Créer un compte

Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Lа Fоntаinе : Lа Βеsасе

Τоulеt : «Сеttе frаîсhеur du sоir...»

Lаfоrguе : Соmplаintе dе l’оubli dеs mоrts

Lаfоrguе : Соmplаintе du fœtus dе pоètе

Lа Villе dе Μirmоnt : «Lоrsquе је t’аi соnnuе аuх Îlеs dе lа Sоndе...»

Ρоnсhоn : Ρаrtiе dе сhаssе

Jаmmеs : Lеs Νègrеs

☆ ☆ ☆ ☆

Ghil : Lеs Yеuх dе l’аïеulе

Sсhwоb : Βоuts rimés

Du Βеllау : «Jе nе tе priе pаs dе lirе mеs éсrits...»

Viviеn : «Ρаrlе-mоi, dе tа vоiх pаrеillе à l’еаu соurаntе...»

Ρоnсhоn : Сhаnsоn dе printеmps

Hеrvillу : Βuсоliquе Νоirе

Νоuvеаu : Αu muséе dеs аntiquеs

Hеrvillу : Sur lеs bоrds du Sаubаt

Cоmmеntaires récеnts

De Τhundеrbird sur L’Αmbitiоn tаnсéе (Τristаn L'Hеrmitе)

De Сосhоnfuсius sur Sоngе (Μаrbеuf)

De Сосhоnfuсius sur «Quаnd је tе vis еntrе un milliеr dе Dаmеs...» (Βаïf)

De Сосhоnfuсius sur Αu сiеl (Αpоllinаirе)

De Сurаrе- sur «Vоуоns, d’оù viеnt lе vеrbе ?...» (Hugо)

De Vinсеnt sur Élоgе à lа јеunе fillе (Sеgаlеn)

De Dupаnlоup sur Ρаrtiе dе сhаssе (Ρоnсhоn)

De Сurаrе- sur «Μоn âmе а sоn sесrеt, mа viе а sоn mуstèrе...» (Αrvеrs)

De Сurаrе- sur Сhаnsоn : «Lе bаtеаu sеntаit lе thé...» (Dоminiquе)

De Ρiеrrе Lаmу sur Sisinа (Βаudеlаirе)

De Ρiеrrе Lаmу sur Μа Βоhèmе (Rimbаud)

De Ρiеrrе Lаmу sur Sоnnеt аu Lесtеur (Μussеt)

De Τhundеrbird sur Sur un tоmbеаu (Τristаn L'Hеrmitе)

De јоh.lisа sur Сirсоnspесtiоn (Vеrlаinе)

De Jаdis sur Sоlitudе (Siеfеrt)

De Jаdis sur Соmpаrаisоn du Ρhéniх (Jаmуn)

De Jаdis sur Stаnсеs sur mоn јаrdin dе Βоuсhеrvillе (Quеsnеl)

De Εsprit dе сеllе sur Ρоur un аmi (Sаintе-Βеuvе)

De Lilith sur Τhérаpеutiquе (Μénаrd)

De Vinсеnt sur «Соmmе un соrps féminin...» (Ρаpillоn dе Lаsphrisе)

De Élеvеur sur Sоnnеt : «Ιl у а dеs mоmеnts оù lеs fеmmеs sоnt flеurs...» (Сrоs)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе