Victor Segalen

(1878-1919)

Stèles

(1912)

Εllеs sоnt dеs mоnumеnts rеstrеints à unе tаblе dе piеrrе...

Stèles face au midi ×
Stèles face au Nord +
Stèles orientées +
Stèles occidentées +
Stèles du bord du chemin +
Stèles du milieu +
 

Victor Segalen

Stèles, 1912


En l’honneur d’un Sage solitaire

Moi l’Empereur je suis venu. Je salue le Sage qui, soixante-dix années, a retourné et labouré nos Mutations anciennes et levé des savoirs nouveaux.

 

J’attends du Vieux Père la leçon : et d’abord, s’il a trouvé la Panacée des Immortels ? Comment on prend place au milieu des génies ?

 

o

 

Le Sage dit : Faire monter au Ciel le Prince que voici serait un malheur pour l’Empire terrestre.

 

o

 

Moi l’Empereur interroge le Solitaire : a-t-il reçu dans sa caverne la visite des trente-six mille Esprits ou seulement de quelques-uns de ces Très-Hauts ?

 

o

 

Moi le Solitaire n’aime pas les visiteurs importuns.

 

o

 

Moi l’Empereur implore enfin le Sage le pouvoir d’être utile aux hommes : quelque chose pour le bien des hommes !

 

o

 

Le Sage dit : Étant sage, je ne me suis jamais occupé des hommes.


Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 31 janvier 2016 à 15h59

Monstre des antipodes
--------------------------

Le sage interrogea le monstre au nez pointu :
-- Que faire d’une vie ? Animal, le sais-tu ?
Puis il s’est incliné, mais le monstre s’est tu.

Le sage interrogea le monstre fort savant :
-- Qu’est-ce qui vient après ? Qu’est-ce qui vient avant ?
Le silence du monstre était fort décevant.

Le sage a découvert un grand couteau qui coupe ;
Monstre, faute de mieux, tu seras de la soupe.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 12 novembre 2020 à 14h46

En l’honneur de Mister Natural
------------

Robert Crumb nous présente un naturiste sage,
Contre tout maléfice il se bat calmement ;
Ne lui demande pas quel sera son message,
Il dira qu’il n’est point marchand de boniments.

Du monde à l’inframonde il connaît les passages,
Mais ne s’engage point dans ces cheminements ;
Un Mahatma voulut qu’il apprît le tissage,
Mais ce grand paresseux refusa poliment.

Dans ce corps dénudé brille une excellente âme,
Dont souvent fut séduite une charmante dame ;
Ensemble je les vois faire un bout de chemin.

Quand nous avons un doute, il rit et nous rassure,
Puis il s’en va danser sur ses pieds sans chaussures ;
Il est gai comme Adam, le Père des humains.










-------------------------------------------


https://heraldiqueblog.files.wordpress.com/2019/06/2_crumb1.jpg

--------------------

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Mon florilège

(Tоuriste)

(Les textes et les auteurs que vous aurez notés apparaîtront dans cette zone.)

Compte lecteur

Se connecter

Créer un compte

Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Lаutréаmоnt : «Οn nе mе vеrrа pаs, à mоn hеurе dеrnièrе...»

Τоulеt : «Gérоntе d’unе аutrе Ιsаbеllе...»

Vоiturе : «Μа fоi, с’еst fаit...»

Τоulеt : Сhеvаuх dе bоis.

Τоulеt : «Се n’еst pаs drôlе dе mоurir...»

Μénаrd : Βlаnсhе

Hugо : «Jеunеs gеns, prеnеz gаrdе аuх сhоsеs quе vоus ditеs...»

Μаrtinеt : Τu vаs tе bаttrе...

Jаmmеs : Ιl vа nеigеr

Τristаn L’Hеrmitе : Ρоlуphèmе еn furiе

☆ ☆ ☆ ☆

Rоnsаrd : «Αfin qu’à tоut јаmаis dе sièсlе еn sièсlе vivе...»

Lаfоrguе : L’Îlе

Frаnс-Νоhаin : Ρауsаgе dе nеigе

Frаnс-Νоhаin : Βеrсеusе оbsсènе

Βruаnt : Сrânеusе

Fоurеst : Αndrоmаquе

Αpоllinаirе : Lа Νuit d’аvril 1915

Lоuÿs : Αmbitiоn

Μénаrd : Τhébаïdе

Соppéе : Sоnnеt dit pаr l’аutеur аu 3е bаnquеt dе Lа Ρlumе

Cоmmеntaires récеnts

De Сосhоnfuсius sur Désеspérémеnt (Соppéе)

De Εsprit dе сеllе sur Sœur équivоquе (Sеgаlеn)

De Сосhоnfuсius sur «Dès quе се Diеu...» (Jоdеllе)

De Сосhоnfuсius sur Lе Rhin (Μussеt)

De Сhristiаn sur L’ânе étаit pеtit (Jаmmеs)

De Сhristiаn sur Rimbаud

De Gаrdiеn dеs оiеs sur Μоn tеstаmеnt (Ρirоn)

De Εsprit dе сеllе sur Μаriа Gаrсiа (Βаnvillе)

De Сurаrе- sur «Dе vоir mignоn du Rоi un соurtisаn hоnnêtе...» (Du Βеllау)

De mаuguеg sur «Ιl plеut sur lа mеr, lеntеmеnt...» (Hаrаuсоurt)

De ΜаdаmеСоnnаssе sur «Соmbiеn quе tоn Μаgnу аit lа plumе si bоnnе...» (Du Βеllау)

De Vinсеnt sur Féеriе (Vаlérу)

De Сurаrе- sur «Jе vоus еnvоiе un bоuquеt...» (Rоnsаrd)

De Vinсеnt sur «Dе vоtrе Diаnеt (dе vоtrе nоm ј’аppеllе...» (Du Βеllау)

De Vinсеnt sur «Βеl аlbâtrе vivаnt qu’un fin сrêpе nоus сасhе...» (Lа Rоquе)

De Hоrаtius Flассus sur Αriаnе (Hеrеdiа)

De Ιо Kаnааn sur «Ô qu’hеurеuх еst сеlui qui pеut pаssеr sоn âgе...» (Du Βеllау)

De lасоtе sur D’un bоuquеt d’œillеts gris еt rоugеs (Sаint-Gеlаis)

De Gаrdеur dе саnаrds sur Βаllаdе dеs Εnfаnts sаns sоuсi (Glаtignу)

De Τhundеrbird sur «Ρrélаt, à qui lеs сiеuх се bоnhеur оnt dоnné...» (Du Βеllау)

De Gаrdеur dе саnаrds sur Vuе (Vаlérу)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе