Apollinaire


Stavelot


 
Ô mon cœur j’ai connu la triste et belle joie
D’être trahi d’amour et de l’aimer encore
Ô mon cœur mon orgueil je sais je suis le roi
Le roi que n’aime point la belle aux cheveux d’or
 
Rien n’a dit ma douleur à la belle qui dort
Pour moi je me sens fort mais j’ai pitié de toi
Ô mon cœur étonné triste jusqu’à la mort
J’ai promené ma rage en les soirs blancs et froids
 
Je suis un roi qui n’est pas sûr d’avoir du pain
Sans pleurer j’ai vu fuir mes rêves en déroute
Mes rêves aux yeux doux au visage poupin
 
Pour consoler ma gloire un vent a dit Écoute
Élève-toi toujours Ils te montrent la route
Les squelettes de doigts terminant les sapins
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 27 novembre 2012 à 16h27

Le roi qui trop aimait son savoir sans saveur
Sourit en recevant cette carte lancée
Dans son courrier par la dame de ses pensées.
S’il ne croit mériter une telle faveur,

Il est réconforté d’une telle ferveur
Et que se continue l’histoire commencée.
Si son âme parfois est décontenancée,
Si son esprit soudain en est rendu rêveur,

Il suivra malgré tout l’aventureux chemin
Qui va de chaque jour à chaque lendemain,
Il suivra le tracé d’une absence de route,

S’arrêtant pour dormir à l’ombre d’un buisson
A l’heure où la forêt ne produit aucun son :
Mais il entend celui de son coeur en déroute.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 6 octobre 2021 à 12h56

Sérénité d’un buisson
----------

D’automnes successifs j’ai connu la saveur,
Où le vent composait des rimes insensées ;
Je ne parvins jamais à capter ses pensées,
Mais ce détail est loin d’être en sa défaveur.
 
Les insectes des bois chantaient avec ferveur,
Reprenant mille fois la strophe commencée ;
La dryade d’ici n’en fut pas offensée,
Ni l’ondin délirant, ni le faune rêveur,

Le vent, depuis toujours, suit ses propres chemins,
Il n’en changera point du jour au lendemain ;
Il s’accommode bien d’une absence de route.

Un souvenir s’endort dans mon coeur de buisson,
Celui d’une lumière ou celui d’un frisson ;
Rien ne réparera ma mémoire en déroute.

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