Félix Arvers


Sonnet à mon ami R...


 
J’avais toujours rêvé le bonheur en ménage,
Comme un port où le cœur, trop longtemps agité,
Vient trouver, à la fin d’un long pèlerinage,
Un dernier jour de calme et de sérénité.
 
Une femme modeste, à peu près de mon âge
Et deux petits enfants jouant à son côté ;
Un cercle peu nombreux d’amis du voisinage,
Et de joyeux propos dans les beaux soirs d’été.
 
J’abandonnais l’amour à la jeunesse ardente
Je voulais une amie, une âme confidente,
Où cacher mes chagrins, qu’elle seule aurait lus ;
 
Le ciel m’a donné plus que je n’osais prétendre ;
L’amitié, par le temps, a pris un nom plus tendre,
Et l’amour arriva qu’on ne l’attendait plus.
 

Commentaire(s)
Déposé par Cochonfucius le 20 janvier 2017 à 16h17

Ambibipède
----------------

L’ambistruthionidé ne vit pas en ménage ;
De sentiments galants, il n’est pas agité.
Soi-même s’admirer, tel est son apanage,
Ça le fait avancer vers la sérénité.

Quand on lui dit qu’il faut prendre femme, à son âge,
Il ne fait que lancer des regards de côté ;
Ils ont tout essayé, les gens du voisinage,
Cet être reste seul, l’hiver comme l’été.

Son esprit n’est pas fou, sa chair n’est pas ardente,
La lune, quelquefois, lui sert de confidente,
Ce n’est pas un oiseau que l’on prend à la glu.

Ce sonnet le mentionne, et ne saurait prétendre
Être une exhortation pour qu’il se montre tendre ;
Or, pour s’en amuser, ce poème, il l’a lu.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 26 janvier 2018 à 11h58

Donjon de gueules
---------------------

Les maîtres du donjon ne font pas leur ménage,
Je ne vois pas non plus les servants s’agiter.
Le modeste baron qui tient cet apanage,
Contemple la poussière avec sérénité.

Il tient plutôt la forme, en dépit du grand âge,
Il trouve autour de lui la paix, de tous côtés ;
Ils s’en va boire avec les gens du voisinage,
Du vin bien rafraîchi, l’hiver comme l’été.

Même s’il a perdu son énergie ardente,
Il garde autour de lui deux ou trois confidentes,
Servantes au grand coeur qui jadis lui ont  plu.

À dire leur beauté, je ne saurais prétendre
Je dirai simplement que je les trouve tendres ;
Et quant à ce poème, elles ne l’ont pas lu.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Vincent le 7 février 2018 à 18h58

Brigitte,

Depuis qu’elle a trouvé son homme de ménage,
Qui sait parfaitement son plumeau agiter,
La veuve a délaissé tous ces pèlerinages
Où elle se rendait pour sa sérénité.

On peut être sage sans avoir beaucoup d’âge,
Dans ce domaine aussi l’employé est côté,
Bien que de ses vingt ans étant au voisinage,
Ce jeune est aussi mûr qu’une mûre en été.

L’ancienne est animée d’une passion ardente
Qui la met à l’écart ; même sa confidente,
Une proche voisine, elle ne la voit plus.

Le contraire toujours, elle est à le prétendre,
Mais à les voir, le soir, s’échanger des mots tendres,
Qu’ils sont fous amoureux, chaque passant l’a lu.

.

https://misquette.wordpress.com/2018/02/07/brigitte/

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
URL :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Saisie requise.
* Cette adresse ne sera pas publiée et ne sera utilisée que pour communiquer avec vous en cas de souci.
 

Mon florilège

(Tоuriste)

(Les textes et les auteurs que vous aurez notés apparaîtront dans cette zone.)

Compte lecteur

Se connecter

Créer un compte

Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Νоdiеr : Lа Jеunе Fillе

Αubigné : «Αuprès dе се bеаu tеint, lе lуs еn nоir sе сhаngе...»

Αubigné : «Се dоuх hivеr...»

Jаmmеs : Lоrsquе је sеrаi mоrt

Βirаguе : «Ô сœur tristе еt pеnsif, qui еn si dur mаrtуrе...»

Νеlligаn : Lеs Αngéliquеs

Νеrvаl : Αvril

Rоdеnbасh : Соllègе аnсiеn

Οrléаns : «Соmmе ј’оis quе сhасun dеvisе...»

Lаfоrguе : Εnсоrе сеt аstrе

☆ ☆ ☆ ☆

Rоllinаt : Viеrgе dаmnéе

Αpоllinаirе : Сhаpеаu-tоmbеаu

Βаtаillе : Lеs Villаgеs

Οrléаns : «Jе mеurs dе sоif, еn сôté lа fоntаinе...»

Αpоllinаirе : «Μоn сhеr Ρаblо lа guеrrе durе...»

Dumеstrе : Lеs Ιnquiеts

Сrоs : Sоnnеt : «Βiеn quе Ρаrisiеnnе еn tоus pоints, vоus аvеz...»

Νuуsеmеnt : «Соmbiеn, соmbiеn dе fоis, аu sоir sоus lа nuit brunе...»

Rоllinаt : Lа Βuvеusе d’аbsinthе

Riсtus : Νосturnе

Cоmmеntaires récеnts

De Сосhоnfuсius sur «Ô fаiblе еsprit, сhаrgé dе tаnt dе pеinеs...» (Du Βеllау)

De Hаn Riсutе sur Соmplаintе аmоurеusе (Αllаis)

De Lе Gаrdiеn sur L’Hоspitаlité (Fаbrе d'Églаntinе)

De Сосhоnfuсius sur Соnsеil (Βаnvillе)

De Сосhоnfuсius sur «Εnfin lа bеllе Dаmе оrguеillеusе еt mоndаinе...» (Lа Rоquе)

De Сhristiаn sur Lе Μоnt dеs Οliviеrs (Vignу)

De Lе Gаrdiеn sur Μоrt d’un аutrе Juif (Μоrаnd)

De Εsprit dе сеllе sur Sоnnеt : «Ιgnоrаntе оu plutôt dédаignеusе dеs mаuх...» (Сrоs)

De Сhristiаn sur «Sасrés соtеаuх, еt vоus sаintеs ruinеs...» (Du Βеllау)

De Gеоrgеs sur Αdiеuх (Αpоllinаirе)

De Αrаmis sur Guitаrе : «Gаstibеlzа, l’hоmmе à lа саrаbinе...» (Hugо)

De Αrаmis sur Stаnсеs à Μаrquisе (Соrnеillе)

De piсh24 sur Ρhilis dаnsе lа Sаrаbаndе (Sсudérу)

De Rоlаnd Βасri sur «Μоn âmе а sоn sесrеt, mа viе а sоn mуstèrе...» (Αrvеrs)

De Ρ10H24- sur Εllе еt lui (Αutrаn)

De Сurаrе- sur «Quаnd је vоudrаi sоnnеr dе mоn grаnd Αvаnsоn...» (Du Βеllау)

De Αrаmis sur «Quаnd mоn fil sе саssеrа sоus...» (Ρеllеrin)

De Αmаris- sur Sуmbоlе (Gilkin)

De Εsprit dе сеllе sur Sоnnеt mélаnсоliquе (Αdеlswärd-Fеrsеn)

De Сurаrе- sur Αprès lа bаtаillе (Hugо)

De Μilоu dе Βlаnquеfоrt sur Lе Соup dе tаmpоn (Соppéе)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе

 



Photo d'après : Hans Stieglitz