Aubigné

Le Printemps


VII


 
D’un outrageux combat la fortune et l’amour
Me veulent ruiner et me veulent bien faire :
L’amour me veut aider, et fortune contraire
Le brouille en le trompant de quelque nouveau tour.
 
L’un fit dedans les yeux de Diane séjour,
Lui embrasa le cœur et l’âme débonnaire,
L’autre lui opposa une troupe adversaire
De malheurs pour sa mort, et pour mon dernier jour.
 
Diane, assiste-moi, notre perte est commune,
Faisons rompre le col à l’injuste fortune,
Inconstance, fâcheuse, et qui nous a trahis.
 
Combattants pour l’amour, c’est pour nous, ma maîtresse,
Loge-le dans mon cœur et au tien, ma déesse,
Qu’il ait passages forts, la langue et le pays.
 

Commentaire(s)
Déposé par Sixte le 24 mai 2018 à 11h32


Il y a dans chaque cœur un coin de solitude

où personne peut atteindre___Albert Camus



Etranger dans 1 autre décor

Je vais dans 1 ciel neuf étranger dans ma ville

Je regarde les gens la nuit de leur regard

Je suis seul avec moi il ne faut nul égard

Pour se parler à soi mais où le soleil brille



Filant pour chaque étoile ou pour chaque fibrille

Je m’en vais être nu sous la pluie au hasard

Flairant le vent du nord je lutte trop hagard    

A compter les clochers je fleure l’âme grille


De celle la pucelle - Endroit du Vieux Marché

On a vu son martyr et son corps écorché

Des flammes du démon elle figea le temps


Chaque résurrection l’esquive est mon destin  

Dans ce monde immature où j’erre clandestin

A remonter la Seine je me sens indulgent -




Chant XVI - On écrit toujours pour quelqu’un -

1 poète au hasard de mes rencontres sur la toile - G.A -

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Vincent le 23 mai 2018 à 17h23

Le migrant

Il quitta son pays, non pas par désamour,
Ce fut pour cet homme douloureux de le faire,
Mais il à tenu bon, malgré les vents contraires,
Jamais il n’a songé à faire demi-tour.

Il espère obtenir un titre de séjour
Pour ne plus dépendre de gestes débonnaires,
Ni craindre la police, un constant adversaire
Qui le traque la nuit aussi bien que le jour.

S’il a abandonné ses proches et sa commune,
Et qu’il persévère malgré ses infortunes,
C’est qu’il doit détenir une bonne raison.

Survivre est pour chacun une visée maîtresse,
On prie depuis tous temps les Dieux et les Déesses
Afin qu’ils éloignent, de la mort, la saison.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 22 mai 2018 à 12h26

Piaf-Tonnerre et ses amours
-----------------------------

Piaf-Tonnerre autrefois s’engagea par amour,
Car en de certains jours il n’eut rien d’autre à faire ;
Ces amours, bien souvent, lui devinrent contraires,
Lui donnant de l’espoir et l’ôtant, tour à  tour.

Il fit dedans les yeux d’une brune séjour,
Car elle avait le coeur et l’âme débonnaires,
Mais d’un plus grand bonheur elle fut adversaire
Et son feu s’éteignit au bout de quelques jours.

N’y vois rien d’étonnant, cette histoire est commune,
N’en faisons pas reproche à l’injuste fortune,
Car elle fait métier de perte et déraison.

Piaf-Tonnerre qui rêve à d’anciennes maîtresses
Voit au fond de la nuit les yeux de ces déesses,
Retrouvant les couleurs des anciennes saisons.

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