Baudelaire

Le Spleen de Paris, 1869


Épilogue


 
Le cœur content, je suis monté sur la montagne
D’où l’on peut contempler la ville en son ampleur,
Hôpital, lupanars, purgatoire, enfer, bagne,
 
Où toute énormité fleurit comme une fleur.
Tu sais bien, ô Satan, patron de ma détresse,
Que je n’allais pas là pour répandre un vain pleur ;
 
Mais comme un vieux paillard d’une vieille maîtresse,
Je voulais m’enivrer de l’énorme catin
Dont le charme infernal me rajeunit sans cesse.
 
Que tu dormes encor dans les draps du matin,
Lourde, obscure, enrhumée, ou que tu te pavanes
Dans les voiles du soir passementés d’or fin,
 
Je t’aime, ô capitale infâme ! Courtisanes
Et bandits, tels souvent vous offrez des plaisirs
Que ne comprennent pas les vulgaires profanes.

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 5 juin 2013 à 17h02


Mon ermitage est comme un chalet de montagne,
Où passe, au fil des jours, ma vie sans grande ampleur ;
Je lis les vieux auteurs français dont j’accompagne

Les vers par d’autres vers, comme on plante une fleur
En un jardin fleuri, mais non sans maladresse :
Je n’ai que le talent d’un modeste jongleur.

La langue cependant, généreuse maîtresse,
M’inspire dans le soir (ou le petit matin)
Des phrases que de mettre en ce lieu je m’empresse,

Avant de m’endormir dans mes draps de satin.
Ce ne sont que fragments qu’ici et là je glane,
Ça n’a point la grandeur des vieux auteurs latins,

Ni l’étrange douceur des brises océanes ;
Ce sont des mots tracés pour vous faire plaisir,
Vous qui lisez ces vers écrits par un profane.

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