Baudelaire

Les Fleurs du Mal, 1857


La Mort des Amants


 
Nous aurons des lits pleins d’odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d’étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.
 
Usant à l’envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.
 
Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d’adieux ;
 
Et plus tard un Ange, entr’ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 9 juillet 2013 à 10h19

Faisons-nous la vie légère,
Ne craignons pas le tombeau ;
Garnissons nos étagères,
Des ouvrages les plus beaux.

Ces années sont les dernières,
Consumons donc les flambeaux,
N’épargnons point la lumière
De nos deux soleils jumeaux.

Respirons cet air mystique,
C’est une occasion unique,
De vivre de fiers adieux ;

La faucheuse est à la porte,
J’entends son rire joyeux,
Ma chandelle est presque morte.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 10 avril 2020 à 12h23

Porte sépulcrale
---------

Cette porte est fort légère,
C’est la porte d’un tombeau ;
Car la vie est passagère,
Même si ce monde est beau.

De rien ne sert la prière,
De rien ne servent les mots ;
Mais mourons dans la lumière
D’Eros et Bacchus, jumeaux.

Ce sonnet n’est point mystique,
Ce discours n’est pas unique ;
Juste un petit mot d’adieu.

Bien légère est cette porte,
Et son bruit n’est pas joyeux ;
C’est le temps des années mortes.

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