Du Bellay

L’Olive, 1549



Celle qui tient l’aile de mon désir,
Par un seul ris achemine ma trace
Au paradis de sa divine grâce
Divin séjour du Dieu de mon plaisir.
 
Là les amours volent tout à loisir,
Là est l’honneur, engravé sus sa face,
Là les vertus, ornement de sa race,
Là les beautés, qu’au ciel on peut choisir.
 
Mais si d’un œil foudroyant elle tire
Dessus mon chef quelque trait de son ire,
J’abîme au fond de l’éternelle nuit.
 
Là n’est ma soif aux ondes périssante,
Là mon espoir et se fuit et se suit,
Là meurt sans fin ma peine renaissante.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 5 octobre 2014 à 11h28

Promenade dansée
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Un vieux récit, « Les Ailes du Désir »,
Nous montre un ange à la démarche lasse
Quittant un jour le Royaume de Grâce
Pour notre monde, où sont d’autres plaisirs.

La chose inverse, en a-t-on le loisir ?
La plasticienne à l’angélique face
D’un ange vrai suivrait-elle la trace ?
Ah ! d’ainsi croire, on le peut bien choisir :

Vers l’inconnu, son regard nous attire,
Et deux danseurs, que sa démarche inspire,
Montrent leur art, tout au long du chemin.

Marche d’un jour, promenade dansante,
Beaux souvenirs pour tous nos lendemains,
Visage d’ange, actrice ravissante.

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Déposé par Cochonfucius le 5 octobre 2024 à 12h03

Tenir la chandelle
--------

Au pays des Mille Désirs,
La flamme jamais ne se lasse ;
Il faut la porter avec grâce,
Au service du Dieu Plaisir.

Je ne veux pas d’autres loisirs,
Je les suspends, je les efface ;
Il n’en restera nulle trace,
Personne n’ira les choisir.

Le bien suprême nous attire,
Il nous transforme, il nous inspire,
Il nous accompagne en chemin.

Brûle, ma chandelle dansante,
Qu’importent les froids lendemains,
Qu’importe la vie finissante.

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Déposé par Cochonfucius le 5 août 2025 à 12h41

Volatiles de sinople
--------

Nous volons selon nos désirs,
Ne croyez pas que ça nous lasse
Ciel de vapeur ou ciel de glace,
C’est toujours un ciel de plaisirs.

Est-ce un effort ? Est-ce un loisir ?
Cette différence s’efface ;
Il n’en subsiste aucune trace,
Aucune raison de choisir.

L’espace inconnu nous attire,
Notre propre chant nous inspire,
Notre voie n’est pas un chemin.

Elle est là, notre vie dansante,
Existence sans lendemains,
Dans cette chanson  finissante.

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