Du Bellay

Les Regrets, 1558



Qui choisira pour moi la racine d’Ulysse ?
Et qui me gardera de tomber au danger
Qu’une Circe en pourceau ne me puisse changer,
Pour être à tout jamais fait esclave du vice ?
 
Qui m’étreindra le doigt de l’anneau de Mélisse,
Pour me désenchanter comme un autre Roger ?
Et quel Mercure encor me fera déloger,
Pour ne perdre mon temps en l’amoureux service ?
 
Qui me fera passer sans écouter la voix
Et la feinte douceur des monstres d’Achelois ?
Qui chassera de moi ces Harpies friandes ?
 
Qui volera pour moi encore un coup aux cieux,
Pour rapporter mon sens et me rendre mes yeux ?
Et qui fera qu’en paix je mange mes viandes ?
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 14 novembre 2014 à 15h13

Équipement du chevalier inexistant
-----------------------------------------------

Qui forgera pour moi l’armure d’argent lisse ?
Qui le solide écu, mur contre le danger,
Chargé pour le combat de meubles inchangés ?
Qui le sabre trtanchant, pour combattre le vice?

Qui de gueules fera mon écharpe, complice
De maint long tour de garde où l’on ne peut bouger ?
Qui mes chaussons d’azur, où je pourrai loger
Ces pieds qui tant de fois me rendirent service ?

Mais je n’existe pas ; nul n’écoute ma voix,
Je poursuis mon chemin, héros sans toit ni loi,
À pareille évidence il faut que je me rende.

La plaine de sinople et de sable les cieux,
D’or les astres errants qui ravissent mes yeux :
Je suis inexistant, je suis une légende.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 14 novembre 2014 à 15h17

Retouche au quatrième vers :

"tranchant"

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 31 juillet 2021 à 12h34

La tour du Cardinal
---------

Dans cet endroit discret je reçois mes complices,
De vaillants serviteurs, des gens de bon aloi ;
Eux qui savent agir en marge de la loi,
Je les vois s’activer par sagesse et malice.

Je sais en ce royaume adapter la justice
À la nécessité, en retouchant le droit ;
Je suis, bien que ministre, aussi puissant qu’un roi,
J’exerce mes talents qui n’ont rien de factice.

On me voit à la guerre, on me voit à la Cour,
Mon lever vaut celui du bel astre du jour ;
Je suis aux nobliaux comme l’or est au cuivre.

Même si mes pouvoirs semblent trop étendus,
Ce grand pays, sans moi, serait un peu perdu ;
J’assume le fardeau, le Roi se laisse vivre.

[Lien vers ce commentaire]

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