Du Bellay

Les Antiquités de Rome, 1558



Telle que dans son char la Bérécynthienne
Couronnée de tours, et joyeuse d’avoir
Enfanté tant de dieux, telle se faisait voir
En ses jours plus heureux cette ville ancienne :
 
Cette ville, qui fut plus que la Phrygienne
Foisonnante en enfants, et de qui le pouvoir
Fut le pouvoir du monde, et ne se peut revoir
Pareille à sa grandeur, grandeur sinon la sienne.
 
Rome seule pouvait à Rome ressembler,
Rome seule pouvait Rome faire trembler :
Aussi n’avait permis l’ordonnance fatale
 
Qu’autre pouvoir humain, tant fût audacieux,
Se vantât d’égaler celle qui fit égale
Sa puissance à la terre et son courage aux cieux.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 7 octobre 2015 à 11h13

Oiseau des montagnes
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De son vol, dominant la terre amérindienne,
Il scrute le bocage, aussi loin qu’il peut voir ;
De chasse quotidienne, il tire son avoir,
Sans craindre du soleil les ardeurs méridiennes.

Les gens, qui pour un ange ou pour un dieu le tiennent,
Chantent pour conjurer ses magiques pouvoirs ;
Au chamane, il transmet un étrange savoir,
C’est de là que, souvent, des sortilèges viennent.

Oiseau des nobles monts, bel habitant des cieux,
Danse ton grand ballet dans les airs, sous nos yeux,
Au jours qui sont vibrants du chant de la cigale.

Un oiseau peut fort bien aux anges ressembler ;
Ou même, à ces démons qui l’homme font trembler,
Mais non pas celui-ci, toujours d’humeur égale.

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Déposé par Cochonfucius le 11 novembre 2016 à 17h39

Ornithotigre
-----------------

Dans un coin peu connu d’une province indienne,
Vit un ornithotigre ; il est charmant à voir.
Par ce fier prédateur, beaucoup se font avoir
Parmi les animaux qui font leur méridienne.

Mais lui, s’il n’a rien pris, dit «Qu’à cela ne tienne,
Je vais utiliser mes magiques pouvoirs» ;
Car il est détenteur d’un ancestral savoir,
Les victimes alors auprès du tigre viennent.

Un ange carnassier le voit du haut des cieux,
Il aime le voir vivre, innocent, sous ses yeux,
Comme on aime en été voir chanter la cigale.

Un oiseau peut fort bien au tigre ressembler ;
Or, jamais, devant lui, l’homme ne doit trembler,
Car, en notre présence, il est d’humeur égale.

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