Aloysius Bertrand(1807-1841) D’autrеs pоèmеs :Sоnnеt : À lа Rеinе dеs Frаnçаis... Sсаrbо : Οh ! quе dе fоis је l’аi еntеndu еt vu... оu еncоrе :
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Aloysius BertrandGaspard de la nuit, 1842
Christus natus est nobis ; venite, adoremus.
La Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Nous n’avons ni feu ni lieu.
Donnez-nous la part à Dieu. Vieille chanson.
La bonne dame et le noble sire de Chateauvieux rompaient le pain du soir, Monsieur l’aumônier bénissant la table, quand se fit entendre un bruit de sabots à la porte. C’étaient de petits enfants qui chantèrent un noël.
« Bonne dame de Chateauvieux, hâtez-vous, la foule s’achemine à l’église ; hâtez-vous, de peur que le cierge qui brûle sur votre prie-Dieu, dans la chapelle des Anges, ne s’éteigne en étoilant de ses gouttes de cire les heures de vélin et le carreau de velours ! — voici la première volée des cloches pour la messe de minuit ! — Noble sire de Chateauvieux, hâtez-vous, de peur que le sire de Grugel, qui passe là-bas avec sa lanterne de papier, n’aille s’emparer en votre absence de la place d’honneur au banc des confrères de Saint-Antoine ! voici la seconde volée des cloches pour la messe de minuit !
— Monsieur l’aumônier, hâtez-vous ! les orgues grondent, les chanoines psalmodient, hâtez-vous, les fidèles sont assemblés et vous êtes encore à table ! — voici la troisième volée des cloches pour la messe de minuit ! »
Les petits enfants soufflaient dans leurs doigts, mais ils ne se morfondirent pas longtemps à attendre, et sur le seuil gothique, blanc de neige, Monsieur l’aumônier les régala, au nom des maîtres du logis, chacun d’une gaufre et d’une maille.
*
Cependant aucune cloche ne tintait plus. La bonne dame plongea dans un manchon ses mains jusqu’aux coudes, le noble sire couvrit ses oreilles d’un mortier, et l’humble prêtre, encapuchonné d’une aumusse, marcha derrière, son missel sous le bras.
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