Aloysius Bertrand

Gaspard de la nuit, 1842


Scarbo


 

Il regarda sous le lit, dans la cheminée, dans le bahut ; — personne. Il ne put comprendre par où il s’était introduit, par où il s’était évadé.
HOFFMANN. — Contes nocturnes.

Oh ! que de fois je l’ai entendu et vu, Scarbo, lorsqu’à minuit la lune brille dans le ciel comme un écu d’argent sur une bannière d’azur semée d’abeilles d’or !

 

Que de fois j’ai entendu bourdonner son rire dans l’ombre de mon alcôve, et grincer son ongle sur la soie des courtines de mon lit !

 

Que de fois je l’ai vu descendre du plancher, pirouetter sur un pied et rouler par la chambre comme le fuseau tombé de la quenouille d’une sorcière.

 

Le croyais-je alors évanoui ? le nain grandissait entre la lune et moi, comme le clocher d’une cathédrale gothique, un grelot d’or en branle à son bonnet pointu !

 

Mais bientôt son corps bleuissait, diaphane comme la cire d’une bougie, son visage blémissait comme la cire d’un lumignon, — et soudain il s’éteignait.

 


Commentaire(s)
Déposé par Xptdr le 18 décembre 2013 à 15h07

Xptdr Xptdr

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Déposé par alphabet le 12 janvier 2014 à 23h50

Nuuuuuuuuul

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Déposé par Christian le 13 janvier 2014 à 12h45

Au Paradis des Albatros
croissent aussi des gypaètes
Crois que leurs cris sont moins atroces
que ceux qu’y croassent plusieurs poètes...

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Déposé par tagada le 3 février 2014 à 20h03

un jolie poeme

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Déposé par bencid le 12 mai 2014 à 20h33

je trouve que ce livre extrêmement ptdr.

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Déposé par Christian le 13 mai 2014 à 08h36

Jusqu’à l’âge de quatre ou cinq ans le J-poète
effectue une sorte de long voyage initiatique
au cours duquel il affronte de nombreux dangers
certains naturels, d’autres de la faute des humains

(remontées mécaniques,
câbles électriques,
tirs de fusils
poisons chimiques et biologiques).

Au terme de son voyage (maturité sexuelle), il commence
à se sédentariser, former un couple, construisant
une aire inaccessible qui pourra mesurer
plus de deux mètres de diamètre.

Les parades nuptiales des J-poètes, spectaculaires piqués à deux,
débutent entre octobre et février. La femelle pond un ou deux œufs
entre décembre et mars...Une cinquantaine de jours d’incubation,
un seul oisillon conservé (les parents n’en peuvent nourrir deux.)

L’envol du jeune s’effectue durant l’été.
En captivité on a vu vivre un J-poète
quarante-quatre ans mais en milieu naturel
leur longévité ne dépasse guère les trente z-années.

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Déposé par gologolo le 30 novembre 2014 à 11h12

Cest vraiment chant le poete a du vraiment se faire chiez

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Déposé par cartier le 3 janvier 2015 à 14h27

je trouve se poème très dur a apprendre mais le poète a très bien utiliser les rime

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Déposé par Clémence isaure le 14 janvier 2016 à 18h39

Dla pure merde mrc

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