Étienne Durand

Méditations, 1611



Mes pleurs qui sur mon teint distillez si souvent,
Pensant caver le cœur de ma fière inhumaine,
Il vous faut mettre au rang de ces eaux d’Eurimène,
Qui changent en rochers ceux qu’elles vont lavant.
 
Vous empierrez son cœur que je vais poursuivant,
Vainement je lui dis mon amour et ma peine,
Elle ouit tout sans l’ouïr comme une idole vaine,
Et laisse aller mes vœux sur les ailes du vent.
 
Hélas ! si vous avez cette vertu cruelle,
Pourquoi ne l’avez-vous pour moi comme pour elle ?
Que ne m’empierrez-vous en coulant dessus moi ?
 
Mes pleurs, changez mon cœur, si c’est chose possible,
Et comme ma belle est insensible à ma foi,
Faites que je devienne à ses feux insensible.
 

Commentaire(s)
Déposé par Cochonfucius le 7 octobre 2017 à 11h32

Monseigneur le Dauphin
---------------------

Monseigneur par ces lieux ne passe pas souvent ;
J’admire, quand il vient, sa grâce plus qu’humaine.
De Garonne le flot l’emporte et le ramène,
Il est plein de bonté pour ses humbles servants.

Il salue quelques nefs qui le vont poursuivant,
S’en approche à son tour et les rejoint sans peine ;
Chacun prend son plaisir dans cette course vaine,
La nef et le dauphin sur les ailes du vent.

Pour ce noble seigneur la vie n’est pas cruelle,
Il veille à profiter de ses joies rituelles,
Et je trouve que c’est un exemple pour moi.

Je veux lui ressembler, si c’est chose possible,
Avoir un esprit libre et débordant de foi,
À la beauté du monde infiniment sensible.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 12 janvier 2018 à 11h44

Ambigoupiloptère
---------------------

Au ciel de l’inframonde, on l’observe souvent,
Il nous maudit parfois, de sa voix presque humaine ;
Son vol précipité l’emporte et le ramène,
Il n’a pas un regard pour ses humbles servants.

Quand un ange s’approche, il le va poursuivant,
S’en rapproche à son tour et le rejoint sans peine ;
Il ne tire aucun bien de cette course vaine,
L’ange ne fait que fuir sur les ailes du vent.

L’inframonde est obscur, la nature est cruelle,
La perversion y prend des formes rituelles,
Et narrer ces horreurs n’est pas simple pour moi.

Je veux les oublier, si c’est chose possible,
Me délivrer du mal et retrouver ma foi,
Mais je m’arrête là, c’est un sujet sensible.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
URL :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Saisie requise.
* Cette adresse ne sera pas publiée et ne sera utilisée que pour communiquer avec vous en cas de souci.
 

Mon florilège

(Tоuriste)

(Les textes et les auteurs que vous aurez notés apparaîtront dans cette zone.)

Compte lecteur

Se connecter

Créer un compte

Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Μilоsz : Τоus lеs Μоrts sоnt ivrеs...

Swаrth : Lеs Αrtistеs

Rоllinаt : Lа Jumеnt Zizi

Αrvеrs : «Μоn âmе а sоn sесrеt, mа viе а sоn mуstèrе...»

Dоnnау : Lаmеntо du trоmpé

Ρоpеlin : Viеuх mаrin, viеil аrtistе

Ρоpеlin : Viеuх mаrin, viеil аrtistе

Ρеllеrin : Lа grоssе dаmе сhаntе...

Βаudеlаirе : Lе Соuсhеr du Sоlеil rоmаntiquе

Αpоllinаirе : Dаns lе јаrdin d’Αnnа

☆ ☆ ☆ ☆

Hеrоld : Lа Саthédrаlе

Rоllinаt : L’Étоilе du fоu

Lа Villе dе Μirmоnt : «Νоvеmbrеs pluviеuх, tristеs аu bоrd dеs flеuvеs...»

Hеrоld : Lа Саthédrаlе

Vаuсаirе : «Hоrs lа dоulеur, l’аmоur nе dоnnе pаs grаnd-сhоsе...»

Swаrth : Αu lесtеur

Suаrès : Μеssаgе dе Ρâris

Lа Βоétiе : «Се јоurd’hui, du sоlеil lа сhаlеur аltéréе...»

Rоllinаt : Lе Τunnеl

Ρiсаrd : Lе Τrоublе

Cоmmеntaires récеnts

De Сосhоnfuсius sur «J’аvаis lоngtеmps еrré pаr lеs sоmbrеs désеrts...» (Hаbеrt)

De Сосhоnfuсius sur Rêvе : «Jе nе puis m’еndоrmir ; је sоngе...» (Lаfоrguе)

De Сосhоnfuсius sur Lе Diаblе dаns lа nuit (Fоrt)

De Сliеnt sur Sоnnеt du huit févriеr 1915 (Αpоllinаirе)

De Fоurmi sur Lе Τunnеl (Rоllinаt)

De Julеs dе Βlаnсhеmоrt sur Lе Соup dе mаrtеаu (Соurtеlinе)

De Jеаn dе Βlаnquеfоrt sur Lе Соup dе tаmpоn (Соppéе)

De Αlаntе-Limа sur «Соmbiеn durеrоnt nоs аmоurs ?...» (Ρrivаt d'Αnglеmоnt)

De Νаrсissе Hérоn sur «Соmbiеn durеrоnt nоs аmоurs ?...» (Βаudеlаirе)

De Νiсhоlаs nеwmаn sur Frаnсis Jаmmеs

De Αmigо* sur Dаns lе јаrdin d’Αnnа (Αpоllinаirе)

De Μаlvinа sur «Quаnd l’оmbrе mеnаçа dе lа fаtаlе lоi...» (Μаllаrmé)

De ΜаdаmеСоnnаssе sur Lеs Ρоrсs : «Αvес lеurs grоins...» (Vеrhаеrеn)

De gаutiеr sur Lеs Αssis (Rimbаud)

De Lа Μusérаntе sur L’Éсhеllе (Αutrаn)

De Didiеr СΟLΡΙΝ sur «Αmоur, је nе mе plаins dе l’оrguеil еndurсi...» (Rоnsаrd)

De Μаriа sur «Αprès unе јоurnéе dе vеnt...» (Rilkе)

De Vinсеnt sur «Αu prеmiеr trаit, quе mоn œil rеnсоntrа...» (Τуаrd)

De vinсеnt sur «Ν’еs-tu lаssе, аussi, dе rêvеr d’hiеr ?...» (Viеlé-Griffin)

De Vinсеnt sur Lа Grеnоuillе blеuе (Fоrt)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе

 



Photo d'après : Hans Stieglitz