Théophile Gautier

La Comédie de la Mort, 1838


Choc de cavaliers


 
Hier il m’a semblé (sans doute j’étais ivre)
Voir sur l’arche d’un pont un choc de cavaliers
Tout cuirassés de fer, tout imbriqués de cuivre,
Et caparaçonnés de harnais singuliers.
 
Des dragons accroupis grommelaient sur leurs casques,
Des Méduses d’airain ouvraient leurs yeux hagards
Dans leurs grands boucliers, aux ornements fantasques,
Et des nœuds de serpents écaillaient leurs brassards.
 
Par moments, du rebord de l’arcade géante,
Un cavalier blessé perdant son point d’appui,
Un cheval effaré tombait dans l’eau béante,
Gueule de crocodile entrouverte sous lui.
 
C’était vous, mes désirs, c’était vous, mes pensées,
Qui cherchiez à forcer le passage du pont,
Et vos corps tout meurtris sous leurs armes faussées
Dorment ensevelis dans le gouffre profond.
 

Commentaire (s)
Déposé par Esther le 11 décembre 2012 à 14h49

Y-a-t’il une version de Cochonfucius?

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Déposé par Esther le 11 décembre 2012 à 14h54

Y-a-t’il une version de Cochonfucius?

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Déposé par Cochonfucius le 11 décembre 2012 à 14h57

Notre vie est parfois en surprises fertile.
L’autre jour un buveur, pour vaincre son ennui,
Avait trinqué jusqu’à être absolument cuit.
Il prit le chemin du retour au domicile.

Son ivresse était grave et ses pas difficiles ;
Alors qu’il titubait dans une hostile nuit,
Un crocodile rose a surgi devant lui.
« Ivrogne ! Ivrogne ! Ivrogne ! » a crié le reptile.

Or, le buveur furieux s’empara de la bête
Et la retourna comme on fait d’une chaussette.
Un instant de silence aussitôt s’ensuivit.

Mais l’animal vaincu se manifeste encore.
De nouveau l’on entend son organe sonore,
Et voilà qu’il criait : « Engorvi ! Engorvi ! »

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Déposé par Esther le 11 décembre 2012 à 15h50

Très évocateur. Je te remercie :)

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