Albert Glatigny

Les Flèches d’or, 1864


À Miss Mary


 
Le Destin a voulu que vous fussiez charmante,
Et vous l’êtes. Riez, miss Mary, regardez :
Vous charmez toute chose et tout vous complimente ;
Les cœurs courent à vous, par vos beaux yeux guidés.
 
Et vos cheveux sont d’or, l’air de mai les tourmente,
Votre frais rire éclate en grelots saccadés ;
On vous aime de tout, même d’être inclémente,
Et l’amour avec vous en vain pipe les dés.
 
Il semble qu’on pourrait, tant vous êtes petite,
Vous cacher sur son cœur, comme on fait d’un portrait
Qu’on regarde souvent, de peur qu’il ne vous quitte.
 
Voulez-vous qu’on vous cache ainsi ? Non, ce serait
Imprudent. Près du cœur garder ces yeux de flamme !
Puis, comment pourrait-on être à vos pieds, madame ?
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 21 avril 2016 à 16h55

Paysage en trois couleurs
-------------------------

Au ciel, je vois passer la licorne charmante,
Je ne me lasse point d’icelle regarder ;
De sa bonne santé, mon coeur la complimente,
Croyant qu’elle pourra dans le ciel me guider;

Les animaux de sable ont bravé la tourmente,
Je les vois défiler en un trot saccadé ;
Ils ne redoutent pas la bourrasque inclémente,
Ni leur sort de ce jour, qui semble un jeu de dés.

En inframonde sont des maisons fort petites,
Leurs habitants, prudents, bien rarement les quittent,
Par crainte qu’un sorcier ne prenne leur portrait.

La Pentecôte vient, et ses langues de flammes
Qui des trois univers vont mélanger les âmes,
Il sera temps de boire un petit vin bien frais.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 27 mars 2017 à 15h42

Chevreau vagabond
----------------------------

Le chevreau, s’éloignant de la vigne charmante,
Au potager voisin se risque à regarder ;
De sa visite ici, nul ne le complimente,
Ni de la fantaisie qui semble le guider.

Un humble jardinier, le voyant, se tourmente,
Craignant son coup de dents si vif et saccadé ;
Toujours, aux fils du bouc, Pomone est inclémente,
Je vois son air maussade, et je l’entends gronder.

Du fait d’un seul chevreau, la perte est fort petite,
Braves horticulteurs, que la crainte vous quitte,
Cet animal n’est pas d’un démon le portrait.

Son aimable museau ne crache pas de flammes,
Rien ne peut égaler la candeur de son âme,
Laissons ce vagabond errer dans le vent frais.

[Lien vers ce commentaire]

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