Heredia

Les Trophées, 1893



 

        Olim truncus eram ficulnus.
HORACE.
À Paul Arène


N’approche pas ! Va-t’en ! Passe au large, Étranger !
Insidieux pillard, tu voudrais, j’imagine,
Dérober les raisins, l’olive ou l’aubergine
Que le soleil mûrit à l’ombre du verger ?
 
J’y veille. À coups de serpe, autrefois, un berger
M’a taillé dans le tronc d’un dur figuier d’Égine ;
Ris du sculpteur, Passant, mais songe à l’origine
De Priape, et qu’il peut rudement se venger.
 
Jadis, cher aux marins, sur un bec de galère
Je me dressais, vermeil, joyeux de la colère
Écumante ou du rire éblouissant des flots ;
 
À présent, vil gardien de fruits et de salades,
Contre les maraudeurs je défends cet enclos...
Et je ne verrai plus les riantes Cyclades.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 25 septembre 2015 à 11h14

Cheval dans l’azur
-------------------------

Je rêve tous le jour d’horizons étrangers,
De chemins fantasmés, de prés que j’imagine,
De juments qui seraient d’adorables frangines
Et de routes passant au milieu des vergers.

Les moutons vont au loin, guidés par leur berger,
Les porcs au potager savourent l’aubergine,
Mais moi, je dois rester à mon lieu d’origine,
Mon maître est casanier, je ne dois pas bouger.

Or, si j’étais un chien, surveillant des galères,
Les océans feraient naviguer ma colère ;
Je tracerais ma route à la faveur des flots.

Rien ne sert de songer à partir en balade,
Je suis sans mouvement, comme un cheval de jade,
Comme un dieu statufié, protégeant cet enclos.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 25 septembre 2015 à 14h47

Premier vers :

tous les jours

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 2 septembre 2019 à 11h53

Oiseaux dans le figuier
-----------------------

Rien dans ce beau jardin ne leur est étranger,
Ce qu’ils ne savent pas, leur esprit l’imagine ;
Sur l’arbre sont perchés des frangins, des frangines,
C’est toute une fratrie de pilleurs de vergers.

Cette troupe est sauvage et n’a pas de berger ;
Nullement effrayés par le dieu misogyne,
Ils sont toujours restés à leur lieu d’origine,
Aucune imprécation ne les fera bouger.

L’ombre des troncs leur est une horloge solaire,
Ils subissent le froid sans se mettre en colère ;
Ils aiment célébrer le jour à peine éclos.

Or, la plupart du temps, ces oiseaux se baladent
Parmi les fruits de pourpre et les feuilles de jade ;
Mais à la fin du jour, ils regagnent l’enclos.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Mon florilège

(Tоuriste)

(Les textes et les auteurs que vous aurez notés apparaîtront dans cette zone.)

Compte lecteur

Se connecter

Créer un compte

Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Vеrhаеrеn : Lе Fléаu

Βоissiеr : «Jе suis lе fоu du rоi, lе fоu соstumé d’оr...»

Hеrеdiа : Lе Huсhiеr dе Νаzаrеth

Μаrbеuf : Αutаnt quе Vаliаnе аvаit dе bеаutés

Hаbеrt : «J’ассоmpаrе аu Sоlеil сеs bеаuх sоlеils d’Αmоur...»

Hаbеrt : «À l’оmbrе dеs mуrtеs vеrts...»

Μаrоt : Du соntеnt еn аmоurs

Μаrbеuf : Lе Sеin d’Αmаrаnthе

Rоnsаrd : «Si с’еst аimеr, Μаdаmе, еt dе јоur еt dе nuit...»

Rоnsаrd : «Αllеr еn mаrсhаndisе аuх Ιndеs préсiеusеs...»

Sсudérу : Lа Νуmphе еndоrmiе

Durаnt dе lа Βеrgеriе : «Βеаuх уеuх dоnt lа dоuсеur si dоuсеmеnt m’еnivrе...»

☆ ☆ ☆ ☆

Jаmmеs : L’ânе étаit pеtit

Rоnsаrd : «Dе Μуrtе еt dе Lаuriеr fеuillе à fеuillе еnsеrrés...»

Sаtiе : Lе Саrnаvаl

Βussу : Μésеrу

Сrоs : Βеrсеusе : «Εndоrmоns-nоus, pеtit сhаt nоir...»

Βlémоnt : Βrumаirе

Rеnаrd : Lе Сосhоn

Νоuvеаu : «С’еst à lа fеmmе à bаrbе, hélаs ! qu’il еst аllé...»

*** : «Μоn pèrе а fаit fаirе un étаng...»

Μilоsz : Lе Соnsоlаtеur

Cоmmеntaires récеnts

De Сосhоnfuсius sur «J’ассоmpаrе аu Sоlеil сеs bеаuх sоlеils d’Αmоur...» (Hаbеrt)

De Αdа еn Hérаldiе sur Εхtаsе du sоir (Rоllinаt)

De Сurаrе- sur Lе Сосhоn (Rеnаrd)

De Сосhоnfuсius sur Dеvаnt dеuх pоrtrаits dе mа mèrе (Νеlligаn)

De Gаrdiеn dеs саnаrds sur L’Εspоir еn Diеu (Μussеt)

De Αdа sur Sur un Μаrbrе brisé (Hеrеdiа)

De Αdа sur «J’аi сеttе nuit gоûté lеs plus dоuсеs dоuсеurs...» (Hаbеrt)

De Сосhоnfuсius sur Lе Huсhiеr dе Νаzаrеth (Hеrеdiа)

De Αdа еn Hérаldiе sur Sоnnеt dе lа lаnguе (Νоuvеаu)

De Gаrdеur dе саnаrds sur Ρаul Sсаrrоn

De Vinсеnt sur «Si с’еst аimеr, Μаdаmе, еt dе јоur еt dе nuit...» (Rоnsаrd)

De Сurаrе- sur Sоnnеt : «Jе sаis un ruissеаu dоnt lе flоt сhаntоnnе...» (Riсtus)

De Сurаrе- sur Lе Sеin d’Αmаrаnthе (Μаrbеuf)

De Jеhаn sur «Lоrsquе l’еnfаnt pаrаît...» (Hugо)

De V. Hugо sur Lе Gigоt (Ρоnсhоn)

De Snоwmаn sur Βаllаdе dеs сélébrités du tеmps јаdis (Βаnvillе)

De Εsprit dе сеllе sur Sœur équivоquе (Sеgаlеn)

De Сhristiаn sur L’ânе étаit pеtit (Jаmmеs)

De Сhristiаn sur Rimbаud

De Gаrdiеn dеs оiеs sur Μоn tеstаmеnt (Ρirоn)

De Εsprit dе сеllе sur Μаriа Gаrсiа (Βаnvillе)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе