Étienne Jodelle



 
Comme un qui s’est perdu dans la forêt profonde
Loin de chemin, d’orée et d’adresse, et de gens :
Comme un qui en la mer grosse d’horribles vents,
Se voit presque engloutir des grands vagues de l’onde :
 
Comme un qui erre aux champs, lors que la nuit au monde
Ravit toute clarté, j’avais perdu long temps
Voie, route, et lumière, et presque avec le sens,
Perdu long temps l’objet, où plus mon heur se fonde.
 
Mais quand on voit, ayant ces maux fini leur tour,
Aux bois, en mer, aux champs, le bout, le port, le jour,
Ce bien présent plus grand que son mal on vient croire.
 
Moi donc qui ai tout tel en votre absence été,
J’oublie, en revoyant votre heureuse clarté,
Forêt, tourmente, et nuit, longue, orageuse, et noire.
 



Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 8 janvier 2013 à 15h24

Comme un homme égaré dans la forêt profonde,
     Le poète au jardin est traversé d’effroi.
     Tout n’est-il donc que leurre et tristesse en ce monde,
     Qu’un acheminement vers le sépulcre froid ?

     Vainement aux entours jetant des coups de sonde,
     L’égaré ne sait plus comment sortir du bois.
     Sur un même sentier sa trajectoire ronde
     Le ramène toujours dans les mêmes endroits.

     Mais une goutte d’eau quelquefois sur sa lèvre,
     Le saut d’un écureuil, la gambade d’un lièvre,
     Lui font aimer pourtant la piste, au petit jour.

     Il est charmé surtout par l’apaisant silence
     Dont est souvent saisi notre univers immense ;
     Ce silence est prière au soleil des amours.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 15 août 2024 à 12h22

Pont perdu
--------

Ici la rivière est  profonde,
Ce lieu est traversé d’effroi.
Il n’en est de pire en ce monde,
Ici chacun porte sa croix.

Un ondin cette noire eau  sonde,
Pour y trouver on ne sait quoi ;
Un noir papillon  fait sa ronde
En d’invraisemblables endroits.

Un murmure franchit les lèvres
D’un fantôme accablé de fièvre ;
Il a maudit l’astre du jour.

Puis il se noie dans le silence
Car son désespoir est immense ;
Il a regret de des amours.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 15 août 2024 à 12h24

Pont perdu (retouche)
--------

Ici la rivière est  profonde,
Ce lieu est traversé d’effroi.
Il n’en est de pire en ce monde,
Ici chacun porte sa croix.

Un ondin cette noire eau  sonde,
Pour y trouver on ne sait quoi ;
Un noir papillon  fait sa ronde
En d’invraisemblables endroits.

Un murmure franchit les lèvres
D’un fantôme accablé de fièvre ;
Il a maudit l’astre du jour.

Puis il se noie dans le silence
Car son désespoir est immense ;
Il a regret de ses amours.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Vеrlаinе : «Si tu nе mоurus pаs еntrе mеs brаs...»

Gilkin : Lе Μаuvаis Jаrdiniеr

Μоrаnd : Lа Ρlаquе indiсаtriсе

Νаdаud : Lа Gаrоnnе

☆ ☆ ☆ ☆

Gilkin : Lе Μаuvаis Jаrdiniеr

Vеrmеrsсh : Lе Sоnnеt à l’аbsinthе

Μоrаnd : Ρауsаgе еn pâtе dе riz

Cоmmеntaires récеnts

De Сосhоnfuсius sur Lа Ρrеmièrе Νuit (Lаfоrguе)

De Liоnеl sur Sоnnеt bоuts-rimés (Gаutiеr)

De Сосhоnfuсius sur À prоpоs d’un « сеntеnаirе » dе Саldеrоn (Vеrlаinе)

De Сосhоnfuсius sur «J’аimе l’аubе аuх piеds nus...» (Sаmаin)

De Sullу sur «Quаnd је pоuvаis mе plаindrе еn l’аmоurеuх tоurmеnt...» (Dеspоrtеs)

De Jаdis sur Sоnnеt : «Vеnt d’été, tu fаis lеs fеmmеs plus bеllеs...» (Сrоs)

De Jаdis sur Саusеriе (Βаudеlаirе)

De Βеаudеlаirе sur Βаudеlаirе

De Lе Gаrdiеn sur Virgilе (Βrizеuх)

De Jаdis sur Сrépusсulе (Соppéе)

De Rigаult sur Lеs Hirоndеllеs (Εsquirоs)

De Rigаult sur Αgénоr Αltаrосhе

De Jоël Gауrаud sur Αvе, dеа ; Μоriturus tе sаlutаt (Hugо)

De Huguеs Dеlоrmе sur Sоnnеt d’Αrt Vеrt (Gоudеzki)

De Un pоilu sur «Μоn âmе а sоn sесrеt, mа viе а sоn mуstèrе...» (Αrvеrs)

De Lе соmiquе sur Μаdrigаl tristе (Βаudеlаirе)

De Сhаntесlеr sur «Sur mеs vingt аns, pur d’оffеnsе еt dе viсе...» (Rоnsаrd)

De Gеоrgеs sur À lа mémоirе dе Zulmа (Соrbièrе)

De Guillеmеttе. sur «Lе bеаu Ρrintеmps n’а pоint tаnt dе fеuillаgеs vеrts...» (Lа Сеppèdе)

De Guillаumе sur Αbаndоnnéе (Lоrrаin)

De Lа Μusérаntе sur Hоmmаgе : «Lе silеnсе déјà funèbrе d’unе mоirе...» (Μаllаrmé)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе