Étienne Jodelle



Par quel sort, par quel art pourrais-je à ton cœur rendre,
Au moins s’il peut vers moi s’engourdir de froideur,
Cette vive, gentille et vertueuse ardeur
Qui vint pour moi soudain de soi-même s’éprendre ?
 
Et quoi ? la pourrais-tu comme auparavant prendre
Pour fatale rencontre, et parlant en rondeur
D’esprit, comme je crois, la juger pour grand heur,
Qui plus à ton esprit contentement engendre ?
 
Tel que je m’en sentais, indigne je m’en sens,
Mais de ta foi ma foi s’accroît avec le temps.
Quel moyen donc ? si c’est par grandeur, je le quitte ;
 
Si par armes et gloire, au haut cœur nos malheurs
S’opposent ; si par vers, tu as des vers meilleurs.
Ton haut jugement peut sauver seul mon mérite.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 12 mai 2014 à 11h01

Rimes d’autrefois
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Aux poètes d’antan sont hommages à rendre
Qui nous ont réchauffés aux saisons de froideur ;
Et bien nous convient-il imiter cette ardeur
Par laquelle un coeur peut de l’univers s’éprendre.

A leurs charmants écrits avons leçons à prendre,
À leur style alternant rectitude et rondeur,
À leur effort pour voir de l’homme la grandeur
Et la douceur des mots que le tourment engendre.

Pour payer un tribut à ces bardes chantants,
Ne suffit-il d’un peu de loisir et de temps,
Peut-être, à ces instants où le sommeil nous quitte.

Ainsi nous chanterons nos bonheurs, nos malheurs,
Sachant que nos anciens resteront les meilleurs ;
Que de nos récents vers, ils auront le mérite.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 15 janvier 2017 à 13h09

Cardiomanciens
-------------------

Ils veulent à ce coeur toute sa force rendre,
De l’hiver de sa vie oubliant la froideur ;
Quand ce viscère aura retrouvé son ardeur,
À nouveau pourra-t-il de ses plaisirs s’éprendre.

Ils m’ont bien raconté comment ils vont s’y prendre,
Les uns se comparant à des raccommodeurs,
Et d’autres évoquant le métier d’accordeur ;
Ces deux corporations ont l’air de bien s’entendre.

Mon vieux coeur, n’aie donc plus de ces craintes d’antan ;
Tu seras comme neuf, dans assez peu de temps,
Tu ne connaîtras plus ces frayeurs qui t’agitent.

On te remet en forme, organe travailleur,
Ta vie s’adoucira, tes jours seront meilleurs ;
De nos cardiomanciens célébrons le mérite.

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