Jean de La Ville de Mirmont


La Porte vitrée


 
L’ombre du corridor obscur est éclairée,
Tout en haut, par le jour d’une porte vitrée
Aux carreaux de couleur, jaunes, rouges et verts.
Je suis l’enfant rêveur qui regarde à travers.
 
Son esprit maladif longuement se récrée
À voir sur le jardin une lueur dorée,
Une lumière glauque ainsi qu’au fond des mers
Ou bien un soleil pourpre ensanglantant les airs.
 
Il se plaît en ce monde irréel, où la vie
Semble douce à sa nonchalante rêverie,
Mais si la porte cède, il trouve avec effroi
 
Le jour gris de l’hiver, au lieu de ce qu’il croit,
Le vent aigre et mauvais, non la douceur amie,
Et dans son cœur qui souffre il sent entrer du froid.
 

(Septembre 1908)

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 3 mai 2016 à 16h24


Sobre hexapode
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L’hexapode d’argent, dont l’âme est éclairée,
Habite, en plein désert, une maison vitrée.
Dans tout le paysage, on ne voit rien de vert,
L’abri est une serre, on peut voir au travers.

L’étoile Fleur de Lys, protectrice adorée,
Répand, quand vient le soir, une lueur dorée ;
Le monstre aime l’air sec, il vit loin de la mer,
Mangeant, quand il a faim, les insectes des airs.

Il est sobre et pensif, indolente est sa vie,
Le plus clair de son temps se passe en rêveries,
Tranquille est son réveil, il s’endort sans effroi.

Serais-je heureux aussi, moi-même, loin du froid ?
J’aimerais le désert, ou du moins, je le crois :
Les dunes, peu à peu, deviendraient mes amies.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 30 octobre 2018 à 19h28

Porte du garage hermétique
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Par un soleil absent, la porte est éclairée ;
C’est celle du Major, qui jadis fut vitrée.
Or, ce passage-là, il n’est jamais ouvert,
Porte d’opacité, nul ne voit au travers.

C’est Dame Malvina, protectrice adorée,
Qui sut la recouvrir de peinture dorée ;
Le Garage Hermétique est fort loin de la mer,
On n’y rencontre pas les insectes des airs.

Dans ce monde bizarre, indolente est la vie ;
Les gens sont sans désir et presque sans envie,
Tranquille est leur réveil, ils dorment sans effroi.

Si, demain, ce garage est gagné par le froid,
Ses habitants iront en exil, je le crois,
D’astre en astre menant leur âme inassouvie.

[Lien vers ce commentaire]

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