Antoine-Marin Lemierre

Les Fastes, 1779


IX


J’aime la profondeur des antiques forêts,
La vieillesse robuste et les pompeux sommets
Des chênes dont, sans nous, la nature et les âges
Si haut sur notre tête ont cintré les feuillages.
On respire en ces bois sombres, majestueux,
Je ne sais quoi d’auguste et de religieux :
C’est sans doute l’aspect de ces lieux de mystère,
C’est leur profond silence et leur paix solitaire
Qui fit croire longtemps chez les peuples gaulois
Que les dieux ne parlaient que dans le fond des bois.
Mais l’homme est inégal à leur vaste étendue ;
Elle lasse ses pas, elle échappe à sa vue ;
Humble atome perdu sur un si grand terrain,
Même au milieu du parc dont il est souverain,
Voyageur seulement sur d’immenses surfaces,
L’homme n’est possesseur qu’en de petits espaces ;
Au-delà de ses sens jamais il ne jouit ;
S’il acquiert trop au loin, son domaine le fuit ;
Ainsi, fier par instinct, mais prudent par faiblesse,
Lui-même il circonscrit l’espace qu’il se laisse ;
Il vient, sur peu d’arpents qu’il aime à partager,
Dessiner un jardin, cultiver un verger ;
Il met à ces objets ses soins, ses complaisances,
Épie en la saison le réveil des semences ;
Et, parsemant de fleurs le clos qu’il a planté,
Il étend le terrain par la diversité.
 
Peut-être dans nos jours le goût de l’industrie
Pour la variété prend la bizarrerie.
Dans de vastes jardins l’Anglais offre aux regards
Ce que la terre ailleurs ne présente qu’épars,
Et, sur un sol étroit, en dépit de l’obstacle,
Le Français est jaloux de montrer ce spectacle.
Qui ne rirait de voir ce grotesque tableau
De cabarets sans vin, de rivières sans eau,
Un pont sur une ornière, un mont fait à la pelle,
Des moulins qui, dans l’air, ne battent que d’une aile,
Dans d’inutiles prés des vaches de carton,
Un clocher sans chapelle et des forts sans canon,
Des rochers de sapin et de neuves ruines,
Un gazon cultivé près d’un buisson d’épines,
Et des échantillons de champs d’orge et de blé,
Et, dans un coin de terre, un pays rassemblé ?
 
Agréables jardins, et vous, vertes prairies,
Partagez mes regards, mes pas, mes rêveries :
Je ne suis ni ce fou qui, de bizarre humeur,
Reclus dans son bosquet, végète avec sa fleur,
Ni cet autre insensé ne respirant qu’en plaines,
Qui préfère à l’œillet l’odeur des marjolaines.
Je me plais au milieu d’un clos délicieux
Où la fleur, autrefois monotone à mes yeux,
S’est des couleurs du prisme aujourd’hui revêtue ;
Où l’homme qui l’élève et qui la perpétue,
Enrichit la nature en suivant ses leçons,
Et surprend ses secrets pour varier ses dons.
 
De jour en jour la terre ajoute à ses largesses :
Flore a renouvelé les festons de ses tresses ;
Le chèvrefeuil s’enlace autour des arbrisseaux,
Émaille le treillage et pend à des berceaux ;
Où j’ai vu le lilas et l’anémone éclore,
L’œillet s’épanouit, la rose se colore.
Un humble et long rempart, formé de thym nouveau,
Sert agréablement de cadre à ce tableau ;
Le myrte et l’oranger, sortis du sein des serres,
De leurs rameaux fleuris décorent les parterres,
Et, sur des murs cachés, les touffes de jasmins
Font disparaître aux yeux les bornes des jardins.
 
Ô des sens enchantés délices innocentes !
Ô suaves beautés sans cesse renaissantes !
Ainsi que sur les fleurs Zéphyr se balançant,
De leur brillant duvet, teint son aile en passant,
Ainsi de ces objets mon esprit se colore,
La lyre sous mes doigts en devient plus sonore ;
La douce mélodie embellit mes concerts,
Et le charme du lieu se répand sur mes vers.
 
Recevez donc mon hymne, ô vous, fleurs du bocage,
Des belles à la fois la parure et l’image ;
Au milieu des cités et jusque dans les cours,
Vous brillez même auprès des plus riches atours ;
Que du feu le plus vif le diamant scintille,
Plus de charme se mêle à votre éclat tranquille ;
L’aiguille et le pinceau viennent vous consulter,
Le chef-d’œuvre de l’art est de vous imiter.
Heureux qui de l’aveu de la beauté qu’il aime,
Sur son sein palpitant peut vous placer lui-même ;
Vous êtes des plaisirs l’emblème et l’attribut ;
L’amitié tous les jours vous apporte en tribut :
D’une fenêtre à l’autre, on nous dit, fleurs discrètes,
Qu’aux amours musulmans vous servez d’interprètes.
Point de fêtes sans vous, sans vos brillants festons ;
Vous changez en bosquets le sein de nos maisons,
Votre émail aux autels embellit les offrandes,
Et l’horreur des tombeaux se perd sous vos guirlandes ;
Le plus sombre reclus commerce avec les fleurs,
Tant les aimables goûts sont au fond de nos cœurs ;
Tant la nature en nous, puissante, impérieuse,
Des tristes préjugés, toujours victorieuse,
Au milieu des langueurs d’un volontaire ennui,
Rappelle l’homme encore au plaisir qu’il a fui.
Ah ! que sur ton instinct ta vertu se repose,
Homme, un Dieu t’apparaît dans ces buissons de rose ;
Ce Dieu qui de ses mains a paré ton séjour,
Par cet attrait lui-même a cherché ton amour.
La terre était en vain de moissons revêtue,
Sans les tapis de fleurs la terre eût été nue ;
Elle devait encor, riche de toutes parts,
En servant nos besoins, enchanter nos regards.
 
Mais ces trésors des clos, luxe de la nature,
Sont-ils donc pour la terre une vaine parure ?
Qu’on interroge Hermès : de ses différents soins,
De ses savants travaux que nos yeux soient témoins,
On verra que la fleur par le feu ranimée,
Se régénère encore en huile parfumée ;
On verra que la rose à nos yeux délicats,
Offre un baume aussi doux que l’étaient ses appas,
Et qu’à l’homme au besoin plus d’une fleur propice,
Prête un suc bienfaisant puisé dans son calice ;
Souvent même de loin leur parfum respiré
Révèle au voyageur le climat désiré ;
L’odeur de l’oranger rassure ainsi d’avance
Le nocher qui surgit aux plages de Provence :
Hors d’un monde connu, nautoniers emportés,
À travers tant de mers et d’écueils affrontés,
Qu’espériez-vous ? De quoi vous servait la boussole ?
L’amante du Zéphyr valut celle du pôle,
Et la terre odorante encor trop loin des yeux,
Servit mieux l’homme alors que n’auraient fait les cieux.
 
Hardi navigateur, chef non moins intrépide,
Jaloux de reculer les colonnes d’Alcide,
Des Atlantiques mers Colomb franchit les eaux.
Les vents d’un souffle heureux ont poussé ses vaisseaux :
Déjà d’un ciel lointain s’étonnent les étoiles,
Au spectacle inconnu de ces mâts, de ces voiles,
De tant de matelots, de ces fiers bataillons,
Des cylindres d’airain, et de ces pavillons,
Des cordages tendus et qui servent d’échelles
À cent mousses épars dont les pieds ont des ailes.
 
Diane cependant sept fois avait décrit
Cet orbe que Neuton dans les cieux lui prescrit,
Lorsque nouvel Ulysse, en un péril extrême,
Colomb se vit jeter par ses compagnons même,
Non qu’ils eussent percé sur les flots mutinés,
Des outres que gonflaient les vents emprisonnés ;
La mer est aplanie, et le ciel sans nuage,
C’était dans ses vaisseaux que se formait l’orage.
C’est trop, se dirent-ils, c’est trop sur tant de mers
Errer au gré d’un homme aux bouts de l’univers.
Le dépôt du froment s’épuise dans la flotte,
L’aimant ne parle plus aux regards du pilote.
Sur quels bords inconnus Colomb nous conduit-il ?
Nous faudra-t-il périr après un long exil ?
La fureur les transporte ; ils saisissent leur guide,
Ils vont frapper ; mais lui, d’un visage intrépide,
Compagnons, leur dit-il, la terre n’est pas loin,
Ce parfum nous l’annonce et l’air m’en est témoin.
Il parle, le fer tombe, une vive allégresse
A changé leur furie en une douce ivresse :
Ils voguent pleins d’espoir, les bords sont découverts :
Terre, terre, est le cri dont ils frappent les airs ;
La flotte avance, aborde ; ils descendent par troupes,
Des festons de la plage ils couronnent les poupes,
Et grâces à ces fleurs qui germent sous leurs pas,
Ils sont sauvés du crime, et Colomb du trépas.
 
Revolons vers Paris ; quel triomphe s’apprête !
Le tumulte des chars a cessé pour la fête ;
Mille divers tapis aux portes sont tendus :
Sous des voiles flottants dans les airs suspendus,
Des autels sont dressés, dont l’ordre et l’industrie
Dessinent l’appareil et la pompe fleurie ;
Mais un porte-étendard vient, s’avance vers nous,
Le poids du saint drapeau fait fléchir ses genoux ;
Qu’aperçois-je ! Quel bruit ! C’est une autre bannière
Qui dispute l’honneur de marcher la première :
Devant un dieu de paix scandaleux différend :
Ah ! cessez, le plus humble est toujours le plus grand.
On m’écoute, on s’apaise, et le tumulte cesse.
La foule en double haie au long des murs se presse ;
Un autre peuple en ordre et marchant sur deux rangs,
Est suivi par le prêtre et chante à divers temps,
Des herbes sur la route et des fleurs sont jetées,
Les richesses du temple en pompe sont portées,
L’or sur la dalmatique à la trame mêlé,
En superbes reliefs resplendit étalé ;
Dans un ordre si beau plus le cortège avance,
Et plus s’accroît la pompe et la magnificence :
L’arche sainte est portée ; en quels recueillements
Les chants religieux se taisent par moments !
Au signal convenu des mesures prescrites,
Les pas sont ralentis, et des mains des lévites,
S’élancent en l’honneur du dieu de l’univers,
Tous ses vases d’encens alignés dans les airs ;
D’autres portent la rose en de riches corbeilles,
Le passage est jonché de ses feuilles vermeilles ;
On s’arrête aux autels placés sur les chemins.
Soldat, laisse approcher ces infirmes humains ;
Inclinés humblement sous cette arche sacrée,
Laisse-les y chercher la santé désirée....
Mais quel calme nouveau ! L’autel de toutes parts,
D’une foule innombrable a fixé les regards,
La foi, l’auguste foi de son bandeau voilée,
Des célestes parvis descend sur l’assemblée :
Vers nous, Dieu dans les mains, le prêtre retourné,
Bénit, en l’invoquant, ce peuple prosterné ;
Le clairon retentit et le hautbois résonne,
Et dans les airs émus à grands coups l’airain tonne.
Cette pompe sacrée et guerrière à la fois,
L’encens dont la vapeur se répand sous nos toits,
Les temples parfumés de nouvelles guirlandes,
Les autels du dehors qu’on a chargés d’offrandes,
Les fifres, la saison, les chants et les tambours
De ce jour solennel font le plus beau des jours.
 
Non loin de Gentilly, vers ce ruisseau tranquille,
Qui tombe dans la Seine aux portes de la ville,
Et dont la nymphe obscure entre ses humbles joncs,
Détrempe cette pourpre où l’on teint les toisons,
S’ouvrent au même jour des enceintes fameuses,
Où brillent d’Arachné les merveilles pompeuses,
Les doigts de l’ouvrier, émules du pinceau
Sous la laine et la soie à l’aide du fuseau,
Font respirer la trame, exposent à ma vue
L’histoire, ou la féerie, ou la fable tissue ;
Aux Belgiques cités ici plus d’un assaut
Vient de soumettre aux lys et la Meuse et l’Escaut.
Là sous de fiers coursiers une armée à la nage
Force les flots du Rhin à lui céder passage,
Le comtois vient ailleurs, courbé devant Louis,
Remettre à ce héros les clés de son pays,
Et plus loin dans nos murs bordés d’un peuple immense,
L’envoyé du Bosphore avec pompe s’avance.
 
Le tranquille artisan à l’ombre de ses toits,
Dispose en ses travaux des moments à son choix ;
Mais l’actif laboureur, ce rustique astronome,
Qui ne lit dans les cieux que l’art de nourrir l’homme,
S’asservit à la terre et dépend dans ses champs,
De la marche du ciel et du retour des temps.
Ô précurseur du Christ, ton jour va reparaître,
Ta fête est parmi nous une époque champêtre,
Le villageois aiguise et la serpe et la faux,
La moisson est prochaine, on s’apprête aux travaux.
 
Mais avant les travaux, grande joie au village,
Antiennes dans la place autour d’un vert branchage ;
L’hymne à peine achevé, la flamme à l’arbrisseau,
La gaîté, le tumulte autour de ce rameau ;
On enlace les mains, les villageois robustes
Entraînent, en dansant, les fillettes en justes,
Vont, viennent, et d’un cœur au plaisir tout entier,
Agitent de leurs pas le cercle irrégulier.
 
Feux qu’allume aux hameaux l’allégresse rustique,
Autrefois vers le Nil et dans la Grèce antique,
Du soleil au Cancer vous marquiez le retour ;
On vous voyait briller en l’honneur de ce jour,
Où l’astre des saisons dans son ellipse immense,
En cessant de monter, s’arrête en apparence,
Fournit dans l’étendue un cours si spacieux,
Et de son apogée illuminant les cieux,
Comme un triomphateur, sur son char magnifique,
Entre pompeusement au cercle du tropique.
 
Depuis que le soleil au signe du Cancer,
Resplendit au plus haut des plaines de l’éther,
Il ne laisse à la nuit qu’un étroit intervalle
Entre le crépuscule et l’aube matinale :
De ce faîte des cieux où cet astre est monté,
Descendent l’abondance et la maturité,
L’une et l’autre en nos champs de son globe émanée ;
Il féconde à la fois et partage l’année.
Mais c’est vers Tornéo qu’au bout de l’horizon,
Il ravit en ce mois les regards du Lapon :
Au moment qu’il paraît terminer sa carrière,
Qu’il nage au bord des monts dans des flots de lumière,
Ô surprise ! ô spectacle inconnu pour nos yeux !
Sous ce même horizon encor tout radieux,
L’astre au lieu de plonger, en rase la surface,
S’élance à l’Orient que sa lumière embrasse,
Et dans les champs des cieux recommençant son tour,
Sans aube et sans aurore il ouvre un nouveau jour.
 
J’admirais, et ma Muse était prête à suspendre
Les différents accords que son luth fait entendre,
Mais deux chefs de l’église aux bornes de ce mois,
Viennent dans leur éclat m’apparaître à la fois ;
De la sainte Sion double et ferme colonne,
La piété les ceint de la même couronne :
L’un est Paul, des chrétiens d’abord si redouté,
Qui frappé vers Damas par le Ciel irrité,
Tombe persécuteur et se relève apôtre ;
Si pour porter la foi d’un bout du monde à l’autre,
Terrassé tout à coup par le pouvoir divin,
Le glaive de la guerre échappe de sa main,
Celui de la parole, aussi puissant peut-être,
Des esprits qu’il éclaire aussitôt le rend maître.
Pierre de ses travaux assidu compagnon,
Auprès de son collègue éternisa son nom ;
La barque d’un pêcheur en trône est transformée :
Qui l’eût cru que d’un homme humble et sans renommée,
Les successeurs couverts d’un éclat envié,
Dans Rome auraient un jour l’autel pour marchepied,
Avec les clés du ciel tiendraient en main la foudre,
Et verraient devant eux tant de fronts dans la poudre ?
Ô faiblesse de l’homme ! ô fatales grandeurs !
Quel œil n’est ébloui parmi tant de splendeurs !
De nos ministres saints le plus beau droit peut-être,
Est de montrer aux rois qu’ils ont un Dieu pour maître ;
L’église à sa naissance arrêtant leurs excès,
Plaçait ainsi le Ciel entre eux et leurs sujets ;
Ainsi du genre humain pour soutenir la cause,
Ambroise osa fermer le temple à Théodose.
L’église humble, indigente et courageuse alors,
N’avait que ses vertus et ses mœurs pour trésors.
Charlemagne et Pépin étendant son domaine,
Enflèrent son esprit d’une fierté soudaine,
Dans ses propres grandeurs, elle rompit un frein
Qu’ailleurs elle avait mis au pouvoir souverain :
Des siècles éternels et des biens invisibles,
Voilà ce qu’autrefois douze mortels paisibles,
À la terre annonçaient isolés et proscrits,
Et seulement jaloux de toucher les esprits :
Rome, loin de ces temps d’humilité profonde,
Comme au temps des consuls, se crut reine du monde ;
Le pontife hautain se réclamant du Ciel,
Osa traiter les rois en vassaux de l’autel ;
Rome sainte abaissa, plus que Rome guerrière,
Les monarques tremblants courbés sous sa bannière :
Il fallut que Philippe apprit à la dompter,
Que Louis plus saint qu’elle, osât lui résister.
Et depuis dans son sein que d’intrigues vénales !...
Jetons un voile ici sur de plus grands scandales :
Ces profanes complots sont enfin disparus,
La ligue des autels et des trônes n’est plus ;
Rome n’agite plus la terre divisée,
Des droits du Vatican la limite est posée,
Le sanctuaire est pur : la vertu dans nos temps,
A paru sous les traits des Benoîts, des Cléments,
Rome est toujours le centre et le nœud des églises,
Mais la nôtre maintient ses antiques franchises :
Le diadème entier sur le front de nos rois,
Honore la tiare et respecte ses droits,
Mais la tige des lys brille en paix sur la terre,
Et semblable au laurier ne craint plus le tonnerre.
 

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