Olivier de Magny



 
Je cherche paix, et ne trouve que guerre,
Ores j’ai peur, ores je ne crains rien,
Tantôt du mal et tantôt j’ai du bien,
Je vole au ciel et ne bouge de terre.
 
Au cœur douteux l’espérance j’enserre,
Puis tout à coup je lui romps le lien,
Je suis à moi et ne puis être mien,
Suivant sans fin qui me fuit et m’enferre.
 
Je vois sans yeux, je cours sans déplacer,
Libre je suis et me sens enlacer
D’un poil si beau que l’or même il égale.
 
J’englace au feu, je brûle dedans l’eau,
Je ris en pleurs et ronge mon cerveau
Chantant toujours comme fait la cigale.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 22 février 2018 à 12h14

Vicomtesse azurée
-------------------

Elle ne veut en son fief nulle guerre ;
Son âme est pure, et son coeur ne craint rien,
Ne fait nul mal et souvent fait du bien,
Aimée du ciel et adulée sur terre.

En son esprit l’espérance elle enserre,
Puisque jamais ne se rompt un tel lien ;
Bonne saison pour elle et pour les siens,
Régnez longtemps, dame si débonnaire.

Les vagabonds peuvent se déplacer
En son domaine et chez elle passer,
Ils recevront largesse sans égale.

Car, s’ils ont soif, on leur donne de l’eau,
Même parfois un verre de pineau,
Que la fourmi n’offrit à la la cigale.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 8 juillet 2019 à 11h27

Sagesse de trois roseaux
------------------------

Très sage fut le roseau de naguére,
Nombreux les faits dont son coeur se souvient ;
Il sait le mal et préfère le bien,
Il aime l’eau et respecte la terre.

Auprès de lui, pensif et solitaire,
De l’avenir le noir roseau se tient ;
Il voit ce dont nul homme ne sait rien,
En son esprit n’existe aucun mystère.

Et le troisième est le plus effacé,
Qui ne connaît ni futur, ni passé,
Mais du présent la saveur sans égale.

Il est paisible, il a son pied dans l’eau,
C’est un rêveur, un maître du solo,
Un sans-souci, comme fut la cigale.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 26 juillet 2019 à 11h02

Vicomtesse de sinople
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La dame lit des poèmes sans nombre
Composés par un scribe de son clan ;
Il est timide, il les trace en tremblant,
Lui dont la vie n’est bientôt que décombres.

Or, ces sonnets ne sont nullement sombres,
Un peu d’humour est dans leur rythme lent ;
N’ayez donc point regret du papier blanc,
Mais savourez ces petits morceaux d’ombre.

La dame sait les plaisirs de son rang,
Et qu’un plaisir, souvent, n’est qu’apparent,
Comme souvent le lui dit sa concierge.

Ces beaux écrits lui servent de décor
Et d’aliment pour son âme et son corps,
Pour son grand coeur et pour son esprit vierge.

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