Olivier de Magny



Sur le bord d’un beau fleuve Amour avait tendu
Un filet d’or tissu d’un excellent ouvrage,
Et là tout seul assis il semblait qu’au passage
Il eut quelque gibier longuement attendu.
 
J’étais franc et dispos, mais trop mal entendu,
Et mon cœur s’égayait, mal caut par le rivage,
Quand je le sentis prendre et réduire en servage,
Et tout soudain Amour l’emmener éperdu.
 
Cette belle clarté qui le soleil efface
Reluisait à l’entour, et la main qui surpasse
L’ivoire de blancheur, tenait ce rets ainsi.
 
Ainsi donc je fus pris, et rempli d’espérance,
De plaisir, de bonheur, et de persévérance :
En si belle prison je demande merci.
 

Commentaire(s)
Déposé par John Keats le 20 avril 2018 à 09h00

Hommage au groupe Faun
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Texte original en allemand :

drum schloss ich ihr wild-wildes Aug’

(quatrième couplet, troisième vers).

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par John Keats le 19 avril 2018 à 23h53

Voir aussi

https://fr.wikisource.org/wiki/La_Belle_Dame_sans_Merci?match=en

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Io Kanaan le 19 avril 2018 à 23h23

Hommage au groupe Faun
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Cinquième couplet, deuxième vers :

Bercé par des ombres cruelles

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Io Kanaan le 19 avril 2018 à 22h38

Hommage au groupe Faun
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« Pauvre homme, quel est ton problème,
Que tu sois si fragile et blême
Auprès du lac, dans les roseaux,
Loin des oiseaux ? »

« Au bord du Rhin fut une Dame
Belle au point de ravir mon âme ;
Très longs cheveux et jolis pieds,
Oeil sans pitié !

Montant sur ma blanche cavale,
Quelle compagne sans rivale !
Serrée contre moi, et chantant
Et m’envoûtant.

Nous fûmes jusqu’à sa tanière,
Et comme elle eut tristes manières,
J’offris à son coeur embrasé
Quatre baisers.

Et puis j’ai dormi auprès d’elle,
Bercé par quelques ritournelles ;
Dès lors, je suis dans le tourment
À tout moment.

Le roi pâle et son enfant blême,
Les vaillants morts, pâles eux-mêmes,
Criant : "La dame sans merci,
Te charme ainsi !"

C’est pourquoi je dois ici même
Déambuler, fragile et blême,
Auprès du lac, dans les roseaux,
Loin des oiseaux. »

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Fauvette le 19 avril 2018 à 18h55

„Was ist dein Schmerz, du armer Mann,
so bleich zu sein und so gering,
wo im verdorrten Schilf am See
kein Vogel singt?“

„Ich traf ein’ edle Frau am Rhein,
die war so so schön – ein feenhaft’ Bild,
ihr Haar war lang, ihr Gang war leicht,
und ihr Blick wild.“

Ich hob sie auf mein weißes Ross,
und was ich sah, das war nur sie,
die mir zur Seit’ sich lehnt’ und sang
ein Feenlied.

Sie führt’ mich in ihr Grottenhaus,
dort weinte sie und klagte sehr;
drum schloss ich ihr wild-wildes Auf’
mit Küssen vier.

Da hat sie mich in Schlaf gewiegt,
da träumte ich – die Nacht voll Leid! –,
und Schatten folgen mir seitdem
zu jeder Zeit.

Sah König bleich und Königskind
todbleiche Ritter, Mann an Mann;
die schrien: „La belle dame sans merci
hält dich in Bann!“

„Drum muss ich hier sein und allein
und wandeln bleich und so gering,
wo im verdorrten Schilf am See
kein Vogel singt.“

https://www.youtube.com/watch?v=9Y72YWbGYDI

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Déposé par Cochonfucius le 19 avril 2018 à 12h08

Renard Vieillard
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C’est vrai que le renard avait jadis tendu
Des pièges, que c’était son principal ouvrage ;
Et c’était pour tromper les oiseaux de passage,
Mais au bout d’un moment, ils s’y sont attendus.

Le goupil s’obstina pourtant, bien entendu ;
Car il voulait gruger le héron du rivage,
Mettre parfois, peur-être, une bête en servage,
Mais à de pareils jeux il a souvent perdu.

Or, ce vieillissement qui son talent efface
Fait que, dès à présent, les moineaux le surpassent,
Il ne leur en veut pas, il se dit «C’est ainsi».

Renard sur ses vieux jours a d’autres espérances,
D’autres raisons d’user de sa persévérance :
Il rêve de charmer la Dame sans Merci.

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