Robert de Montesquiou-Fezensac



Antoinette est un lys que l’on fauche debout.
Perles dont les rubis interrompent la ligne
La blancheur est son lot, la rougeur la désigne ;
Une rose de France orne son marabout.
 
Le lait de Trianon s’empourpre à l’autre bout.
La Reine voit la Mort, — la Bergère se signe,
Et la femme au calice enfiellé se résigne...
Le lait se caille, le pleur coule, le sang bout.
 
Saint Denys, devançant ton martyre, y supplée :
Il porte dans ses mains sa tête décollée,
Et, dans sa basilique, aurait pu t’accueillir,
 
Ô Toi qui, dans tes mains, portes aussi ta tête,
Rose et lys transformés en un bouquet de fête,
Et que sur l’échafaud un ange vient cueillir !
 

Commentaire(s)
Déposé par Cochonfucius le 3 juin 2017 à 13h02

Âne à logique
----------------

Il réfléchit sur l’herbe, il médite debout,
Mais cet âne pensant n’écrit pas une ligne ;
Il n’est pas citoyen de l’empire des signes,
Il pense sans parler, comme le marabout.

Il songe à des bouquins relus de bout en bout.,
Celui dont le pelage a la blancheur du cygne ;
Il n’a jamais été de ceux qui se résignent,
Son processus mental est pur, et sans tabou.

Car la logique est grande, une âme en est comblée,
Des structures sans nom sont par elle assemblées,
Heureux sont les mortels qui savent l’accueillir,

Nous admirons cet âne à la robuste tête,
Lui dont l’intelligence est toujours à la fête,
Laissons-le dans son pré toujours se recueillir.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 2 février 2018 à 13h27

Baleine de sinople
-------------------

Cette verte baleine a filé, vent debout,
Ce n’est pas un poisson qu’on peut prendre à la ligne ;
Elle vogue au printemps vers l’empire des signes,
Et chante dans la nuit, comme font les hiboux.

Tout au long d’un courant nageant de bout en bout,
La baleine, dont l’âme a la blancheur du cygne,
À rester en un lieu jamais ne se résigne ;
Et le grand océan, pour elle, est sans tabou.

Toi, que Poséidon a de talents comblée,
Les dieux t’accepteront en leur sage assemblée ;
Heureux les immortels qui savent t’accueillir.

Nous admirons ce monstre à la robuste tête,
Puis nous lui offrirons un cadeau pour sa fête :
Toutes les fleurs des bois que nous pourrons cueillir.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
URL :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Saisie requise.
* Cette adresse ne sera pas publiée et ne sera utilisée que pour communiquer avec vous en cas de souci.
 

Mon florilège

(Tоuriste)

(Les textes et les auteurs que vous aurez notés apparaîtront dans cette zone.)

Compte lecteur

Se connecter

Créer un compte

Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Τаvаn : Lаssitudе

Hаrаuсоurt : Αu tеmps dеs féеs

Νоuvеаu : Lеs Μаlсhаnсеuх

Νоuvеаu : Humilité

Τаvаn : Lаssitudе

Τаvаn : Sоir d’été

Lа Villе dе Μirmоnt : Ρrоmеnаdе

Βruаnt : Lézаrd

Ρеnquеr : Lе Vаllоn dе Kеrsаint

Hugо : Εt nох fасtа еst

Hugо : Guitаrе : «Gаstibеlzа, l’hоmmе à lа саrаbinе...»

☆ ☆ ☆ ☆

Vеrlаinе : Lе Μоnstrе

Lаfоrguе : Ρiеrrоts : «Εllе disаit...»

Βаudеlаirе : Déјà !

Νоuvеаu : Lа Ρоudrе

Τаvаn : Lаssitudе

Hаrаuсоurt : Αu tеmps dеs féеs

Νоuvеаu : Fêtеs gаlаntеs

Vеrlаinе : «Âmе, tе sоuviеnt-il, аu fоnd du pаrаdis...»

Τаvаn : Lа Rоndе dеs mоis

Dеrèmе : «Νоus nоus tаisоns. Lе vеnt bаlаnсе...»

Cоmmеntaires récеnts

De Сосhоnfuсius sur «Ô bеаuх сhеvеuх d’аrgеnt mignоnnеmеnt rеtоrs !...» (Du Βеllау)

De Siхtе sur «D’un оutrаgеuх соmbаt...» (Αubigné)

De Сосhоnfuсius sur «Lа сrаintе dе lа mоrt inсеssаmmеnt mе trоublе...» (Соignаrd)

De lасоtе sur «Jе sаis biеn qu’оn dirа quе је suis témérаirе...» (Βirаguе)

De Сосhоnfuсius sur Sоnnеt à Sеinе еt à sеs rivаgеs (Vеrmеil)

De mdrlоl sur Lеs Léprеuх (Βеrtrаnd)

De Vinсеnt sur Ρаrsifаl (Vеrlаinе)

De Vinсеnt sur «Μаdаmе, si tu vеuх mе prêtеr tоn оrеillе...» (Βirаguе)

De Lа piаnistе sur Αlmаnасh (Сrоs)

De Vinсеnt sur «Се n’еst pаs dе mоn gré, Саrlе, quе mа nаvirе...» (Du Βеllау)

De Jеаnnе-d’Αrс sur «Се quе ј’аimе аu printеmps, је tе vеuх dirе Μêmе...» (Μаgnу)

De vinсеnt sur «Un pеu dеvаnt quе l’аubе аmеnât lа јоurnéе...» (Gоdаrd)

De Ρiеrrоt sur «Sеs purs оnglеs très hаut dédiаnt lеur оnух...» (Μаllаrmé)

De Lа Μusérаntе sur Sоnnеt : «Hа ! nе mе blâmе plus, mаis blâmе mоn dеstin...» (Viviеn)

De Ρiеrrоt sur Ρsеudо-sоnnеt quе lеs аmаtеurs dе plаisаntеriе fасilе (Fоurеst)

De Βеnеdеtti еt Sаundеr sur «Ô musе inсоrrigiblе, оù fаut-il quе tu аillеs !...» (Rоllinаt)

De sуnсhrоniсité sur Lе Rоi Rеnаud (***)

De Jоhn Kеаts sur «Sur lе bоrd d’un bеаu flеuvе Αmоur аvаit tеndu...» (Μаgnу)

De Lа Μusérаntе sur Lеs Αspеrgеs (Rоllinаt)

De Αllis sur Épitаphе (Νоuvеаu)

De Μаrl’hаinе sur Соnаssе (Βruаnt)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе

 



Photo d'après : Hans Stieglitz