Musset

Poésies nouvelles, 1850


La Nuit d’octobre


 
 

LE POÈTE


 
Le mal dont j’ai souffert s’est enfui comme un rêve ;
Je n’en puis comparer le lointain souvenir
Qu’à ces brouillards légers que l’aurore soulève,
Et qu’avec la rosée on voit s’évanouir.
 
 

LA MUSE


 
      Qu’aviez-vous donc, ô mon poète ?
      Et quelle est la peine secrète
      Qui de moi vous a séparé ?
      Hélas ! je m’en ressens encore,
      Quel est donc ce mal que j’ignore
      Et dont j’ai si longtemps pleuré ?
 
 

LE POÈTE


 
C’était un mal vulgaire et bien connu des hommes ;
Mais lorsque nous avons quelque ennui dans le cœur,
Nous nous imaginons, pauvres fous que nous sommes,
Que personne avant nous n’a senti la douleur.
 
 

LA MUSE


 
      Il n’est de vulgaire chagrin
      Que celui d’une âme vulgaire.
      Ami, que ce triste mystère
      S’échappe aujourd’hui de ton sein.
      Crois-moi, parle avec confiance ;
      Le sévère dieu du silence
      Est un des frères de la Mort ;
      En se plaignant, on se console,
      Et quelquefois une parole
      Nous a délivrés d’un remord.
 
 

LE POÈTE


 
S’il fallait maintenant parler de ma souffrance,
Je ne sais trop quel nom elle devrait porter,
Si c’est amour, folie, orgueil, expérience,
Ni si personne au monde en pourrait profiter.
Je veux bien toutefois t’en raconter l’histoire,
Puisque nous voilà seuls, assis près du foyer.
Prends cette lyre, approche, et laisse ma mémoire
Au son de tes accords doucement s’éveiller.
 
 

LA MUSE


 
      Avant de me dire ta peine,
      Ô poète ! en es-tu guéri ?
      Songe qu’il t’en faut aujourd’hui
      Parler sans amour et sans haine.
      S’il te souvient que j’ai reçu
      Le doux nom de consolatrice,
      Ne fais pas de moi la complice
      Des passions qui t’ont perdu.
 
 

LE POÈTE


 
Je suis si bien guéri de cette maladie
Que j’en doute parfois lorsque j’y veux songer,
Et quand je pense aux lieux où j’ai risqué ma vie,
J’y crois voir à ma place un visage étranger.
Muse, sois donc sans crainte ; au souffle qui t’inspire
Nous pouvons sans péril tous deux nous confier.
Il est doux de pleurer, il est doux de sourire
Au souvenir des maux qu’on pourrait oublier.
 
 

LA MUSE


 
      Comme une mère vigilante
      Au berceau d’un fils bien-aimé,
      Ainsi je me penche tremblante
      Sur ce cœur qui m’était fermé.
      Parle, ami, — ma lyre attentive
      D’une note faible et plaintive
      Suit déjà l’accent de ta voix,
      Et dans un rayon de lumière,
      Comme une vision légère,
      Passent les ombres d’autrefois.
 
 

LE POÈTE


 
  Jours de travail ! seuls jours où j’ai vécu !
      Ô trois fois chère solitude !
  Dieu soit loué, j’y suis donc revenu
      À ce vieux cabinet d’étude !
  Pauvre réduit, murs tant de fois déserts
      Fauteuils poudreux, lampe fidèle,
  Ô mon palais, mon petit univers,
      Et toi, Muse, ô jeune immortelle,
  Dieu soit loué, nous allons donc chanter !
      Oui, je veux vous ouvrir mon âme,
  Vous saurez tout, et je vais vous conter
      Le mal que peut faire une femme ;
  Car c’en est une, ô mes pauvres amis,
      (Hélas ! vous le saviez peut-être !)
  C’est une femme à qui je fus soumis
      Comme le serf l’est à son maître.
  Joug détesté ! c’est par là que mon cœur
      Perdit sa force et sa jeunesse ; —
  Et cependant, auprès de ma maîtresse,
      J’avais entrevu le bonheur.
  Près du ruisseau, quand nous marchions ensemble,
      Le soir sur le sable argentin,
  Quand devant nous le blanc spectre du tremble
      De loin nous montrait le chemin ;
  Je vois encore, aux rayons de la lune,
      Ce beau corps plier dans mes bras...
  N’en parlons plus... je ne prévoyais pas
      Où me conduirait la Fortune.
  Sans doute alors la colère des Dieux
      Avait besoin d’une victime ;
  Car elle m’a puni comme d’un crime
      D’avoir essayé d’être heureux.
 
 

LA MUSE


 
      L’image d’un doux souvenir
      Vient de s’offrir à ta pensée.
      Sur la trace qu’il a laissée
      Pourquoi crains-tu de revenir ?
      Est-ce faire un récit fidèle
      Que de renier ses beaux jours ?
      Si ta fortune fut cruelle,
      Jeune homme, fais du moins comme elle,
      Souris à tes premiers amours.
 
 

LE POÈTE


 
Non, — c’est à mes malheurs que je prétends sourire.
Muse, je te l’ai dit : je veux, sans passion,
Te conter mes ennuis, mes rêves, mon délire,
Et t’en dire le temps, l’heure et l’occasion.
C’était, il m’en souvient, par une nuit d’automne
Triste et froide, à peu près semblable à celle-ci ;
Le murmure du vent, de son bruit monotone,
Dans mon cerveau lassé berçait mon noir souci.
J’étais à la fenêtre, attendant ma maîtresse ;
Et, tout en écoutant dans cette obscurité,
Je me sentais dans l’âme une telle détresse,
Qu’il me vint le soupçon d’une infidélité.
La rue où je logeais était sombre et déserte ;
Quelques ombres passaient, un falot à la main ;
Quand la bise soufflait dans la porte entrouverte,
On entendait de loin comme un soupir humain.
Je ne sais, à vrai dire, à quel fâcheux présage
Mon esprit inquiet alors s’abandonna.
Je rappelais en vain un reste de courage,
Et me sentis frémir lorsque l’heure sonna.
Elle ne venait pas. Seul, la tête baissée,
Je regardai longtemps les murs et le chemin, —
Et je ne t’ai pas dit quelle ardeur insensée
Cette inconstante femme allumait dans mon sein ;
Je n’aimais qu’elle au monde, et vivre un jour sans elle
Me semblait un destin plus affreux que la mort.
Je me souviens pourtant qu’en cette nuit cruelle
Pour briser mon lien je fis un long effort.
Je la nommais cent fois perfide et déloyale,
Je comptais tous les maux qu’elle m’avait causés.
Hélas ! au souvenir de sa beauté fatale,
Quels maux et quels chagrins n’étaient pas apaisés !
Le jour parut enfin. — Las d’une vaine attente,
Sur le bord du balcon je m’étais assoupi ;
Je rouvris la paupière à l’aurore naissante,
Et je laissai flotter mon regard ébloui...
Tout à coup, au détour de l’étroite ruelle,
J’entends sur le gravier marcher à petit bruit...
Grand Dieu ! préservez-moi ! je l’aperçois ; c’est elle ;
Elle entre. — D’où viens-tu ? qu’as-tu fait cette nuit ?
Réponds, que me veux-tu ? qui t’amène à cette heure ?
Ce beau corps, jusqu’au jour, où s’est-il étendu ?
Tandis qu’à ce balcon, seul, je veille et je pleure,
En quel lieu, dans quel lit, à qui souriais-tu ?
Perfide ! audacieuse ! est-il encore possible
Que tu viennes offrir ta bouche à mes baisers ?
Que demandes-tu donc ? par quelle soif horrible
Oses-tu m’attirer dans tes bras épuisés ?
Va-t-en, retire-toi, spectre de ma maîtresse !
Rentre dans ton tombeau, si tu t’en es levé ;
Laisse-moi pour toujours oublier ma jeunesse,
Et quand je pense à toi, croire que j’ai rêvé !
 
 

LA MUSE


 
      Apaise-toi, je t’en conjure
      Tes paroles m’ont fait frémir.
      Ô mon bien-aimé ! ta blessure
      Est encor prête à se rouvrir.
      Hélas ! elle est donc bien profonde ?
      Et les misères de ce monde
      Sont si lentes à s’effacer !
      Oublie, enfant, et de ton âme
      Chasse le nom de cette femme
      Que je ne veux pas prononcer.
 
 

LE POÈTE


 
      Honte à toi qui la première
      M’as appris la trahison,
      Et d’horreur et de colère
      M’as fait perdre la raison !
      Honte à toi, femme à l’œil sombre,
      Dont les funestes amours
      Ont enseveli dans l’ombre
      Mon printemps et mes beaux jours !
      C’est ta voix, c’est ton sourire,
      C’est ton regard corrupteur,
      Qui m’ont appris à maudire
      Jusqu’au semblant du bonheur ;
      C’est ta jeunesse et tes charmes
      Qui m’ont fait désespérer,
      Et si je doute des larmes,
      C’est que je t’ai vu pleurer.
      Honte à toi ; j’étais encore
      Aussi simple qu’un enfant ;
      Comme une fleur à l’aurore,
      Mon cœur s’ouvrait en t’aimant.
      Certes, ce cœur sans défense
      Put sans peine être abusé ;
      Mais lui laisser l’innocence
      Était encor plus aisé.
      Honte à toi ! tu fus la mère
      De mes premières douleurs,
      Et tu fis de ma paupière
      Jaillir la source des pleurs !
      Elle coule, sois-en sûre,
      Et rien ne la tarira ;
      Elle sort d’une blessure
      Qui jamais ne guérira ;
      Mais dans cette source amère
      Du moins je me laverai,
      Et j’y laisserai, j’espère,
      Ton souvenir abhorré !
 
 

LA MUSE


 
Poète, c’est assez. Auprès d’une infidèle,
Quand ton illusion n’aurait duré qu’un jour,
N’outrage pas ce jour lorsque tu parles d’elle ;
Si tu veux être aimé, respecte ton amour.
Si l’effort est trop grand pour la faiblesse humaine
De pardonner les maux qui nous viennent d’autrui,
Épargne-toi du moins le tourment de la haine ;
À défaut du pardon, laisse venir l’oubli.
Les morts dorment en paix dans le sein de la terre ;
Ainsi doivent dormir nos sentiments éteints.
Ces reliques du cœur ont aussi leur poussière ;
Sur leurs restes sacrés ne portons pas les mains.
Pourquoi, dans ce récit d’une vive souffrance,
Ne veux-tu voir qu’un rêve et qu’un amour trompé ?
Est-ce donc sans motif qu’agit la Providence ?
Et crois-tu donc distrait le Dieu qui t’a frappé ?
Le coup dont tu te plains t’a préservé peut-être,
Enfant, car c’est par là que ton cœur s’est ouvert.
L’homme est un apprenti, la douleur est son maître,
Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert.
C’est une dure loi, mais une loi suprême,
Vieille comme le monde et la fatalité,
Qu’il nous faut du malheur recevoir le baptême,
Et qu’à ce triste prix tout doit être acheté.
Les moissons, pour mûrir, ont besoin de rosée ;
Pour vivre, et pour sentir, l’homme a besoin des pleurs ;
La joie a pour symbole une plante brisée,
Humide encor de pluie et couverte de fleurs.
Ne te disais-tu pas guéri de ta folie ?
N’es-tu pas jeune, heureux, partout le bien-venu,
Et ces plaisirs légers qui font aimer la vie,
Si tu n’avais pleuré, quel cas en ferais-tu ?
Lorsque au déclin du jour, assis sur la bruyère,
Avec un vieil ami tu bois en liberté,
Dis-moi, d’aussi bon cœur lèverais-tu ton verre,
Si tu n’avais senti le prix de la gaîté ?
Aimerais-tu les fleurs, les prés et la verdure,
Les sonnets de Pétrarque et les chants des oiseaux,
Michel-Ange et les arts, Shakspeare et la nature,
Si tu n’y retrouvais quelques anciens sanglots ?
Comprendrais-tu des cieux l’ineffable harmonie,
Le silence des nuits, le murmure des flots,
Si quelque part là-bas la fièvre et l’insomnie
Ne t’avaient fait songer à l’éternel repos ?
N’as-tu pas maintenant une belle maîtresse ?
Et lorsqu’en t’endormant tu lui serres la main,
Le lointain souvenir des maux de ta jeunesse
Ne rend-il pas plus doux son sourire divin ?
N’allez-vous pas aussi vous promener ensemble
Au fond des bois fleuris, sur le sable argentin ?
Et dans ce vert palais le blanc spectre du tremble
Ne sait-il plus, le soir, vous montrer le chemin ?
Ne vois-tu pas alors, aux rayons de la lune,
Plier comme autrefois un beau corps dans tes bras ?
Et, si dans le sentier tu trouvais la Fortune,
Derrière elle, en chantant, ne marcherais-tu pas ?
De quoi te plains-tu donc ? L’immortelle espérance
S’est retrempée en toi sous la main du malheur.
Pourquoi veux-tu haïr ta jeune expérience,
Et détester un mal qui t’a rendu meilleur ?
Õ mon enfant ! plains-la, cette belle infidèle,
Qui fit couler jadis les larmes de tes yeux ;
Plains-la ! C’est une femme, et Dieu t’a fait, près d’elle,
Deviner, en souffrant, le secret des heureux.
Sa tâche fut pénible ; elle t’aimait peut-être ;
Mais le destin voulait qu’elle brisât ton cœur.
Elle savait la vie, et te l’a fait connaître ;
Une autre a recueilli le fruit de ta douleur.
Plains-la ! son triste amour a passé comme un songe ;
Elle a vu ta blessure et n’a pu la fermer.
Dans ses larmes, crois-moi, tout n’était pas mensonge ;
Quand tout l’aurait été, plains-la ! tu sais aimer.
 
 

LE POÈTE


 
      Tu dis vrai ; la haine est impie,
      Et c’est un frisson plein d’horreur
      Quand cette vipère assoupie
      Se déroule dans notre cœur.
      Écoute-moi donc, ô déesse !
      Et sois témoin de mon serment ;
      Par les yeux bleus de ma maîtresse,
      Et par l’azur du firmament ;
      Par cette étincelle brillante
      Qui de Vénus porte le nom,
      Et, comme une perle tremblante,
      Scintille au loin sur l’horizon ;
      Par la grandeur de la Nature,
      Par la bonté du Créateur,
      Par la clarté tranquille et pure
      De l’astre cher au voyageur,
      Par les herbes de la prairie,
      Par les forêts, par les prés verts,
      Par la puissance de la vie,
      Par la sève de l’univers,
      Je te bannis de ma mémoire.
      Reste d’un amour insensé,
      Mystérieuse et sombre histoire
      Qui dormiras dans le passé !
      Et toi qui, jadis, d’une amie
      Portas la forme et le doux nom,
      L’instant suprême où je t’oublie
      Doit être celui du pardon.
      Pardonnons-nous ; — je romps le charme
      Qui nous unissait devant Dieu.
      Avec une dernière larme
      Reçois un éternel adieu.
      — Et maintenant, blonde rêveuse,
      Maintenant, Muse, à nos amours !
      Dis-moi quelque chanson joyeuse,
      Comme aux premiers temps des beaux jours.
      Déjà la pelouse embaumée
      Sent les approches du matin ;
      Viens éveiller ma bien-aimée
      Et cueillir les fleurs du jardin.
      Viens voir la nature immortelle
      Sortir des voiles du sommeil ;
      Nous allons renaître avec elle
      Au premier rayon du soleil !
 

Commentaire(s)
Déposé par Christian le 2 juillet 2014 à 09h18

« Le coup dont tu te plains t’a préservé peut-être,
Enfant, car c’est par là que ton cœur s’est ouvert.
L’homme est un apprenti, la douleur est son maître,
Et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert. »

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