Musset

Poésies nouvelles, 1850


Une bonne Fortune


 
 

I


 
C’est un fait reconnu, qu’une bonne fortune
Est un sujet divin pour un in-octavo.
Ainsi donc, bravement, je vais en conter une ;
Le scandale est de mode ; il se relie en veau.
C’est un goût naturel, qui va jusqu’à la Lune ;
Depuis Endymion, on sait ce qu’elle vaut.
 
 

II


 
Ce qu’on fait maintenant, on le dit, et la cause
En est bien excusable : on fait si peu de chose !
Mais, si peu qu’il ait fait, chacun trouve à son gré
De le voir par écrit dûment enregistré ;
Chacun sait aujourd’hui quand il fait de la prose ;
Le siècle est, à vrai dire, un mandarin lettré.
 
 

III


 
Il faut en convenir, l’antique Modestie
Faisait bâiller son monde, et nous n’y tenions plus.
Grâce à Dieu, pour New-York elle est enfin partie ;
C’était un vieux rameau de l’arbre de la vie :
Et tant de pauvres gens, d’ailleurs, s’y sont pendus,
Qu’il n’est pas étonnant qu’elle ait les bras rompus.
 
 

IV


 
Le scandale, au contraire, a cela d’admirable,
Qu’étant vieux comme Hérode, il est toujours nouveau.
Que voilà cinq mille ans qu’on le trouve adorable :
Toujours frais, toujours gai, vrai Tithon de la Fable,
Que l’Aurore, au lever, rend plus jeune et plus beau,
Et que Vénus, le soir, endort dans un berceau.
 
 

V


 
Apprenez donc, lecteur, que je viens d’Allemagne.
Vous savez, en été, comme on s’ennuie ici ;
En outre, pour mon compte, ayant quelque souci,
Je m’en fus prendre à Bade un semblant de campagne.
(Bade est un parc anglais fait sur une montagne,
Ayant quelque rapport avec Montmorency.)
 
 

VI


 
Vers le mois de juillet, quiconque a de l’usage
Et porte du respect au boulevard de Gand,
Sait que le vrai bon ton ordonne absolument
À tout être créé possédant équipage
De se précipiter sur ce petit village,
Et de s’y bousculer impitoyablement.
 
 

VII


 
Les dames de Paris savent par la gazette
Que l’air de Bade est noble, et parfaitement sain.
Comme on va chez Herbault faire un peu de toilette,
On fait de la santé là-bas ; c’est une emplette :
Des roses au visage, et de la neige au sein ;
Ce qui n’est défendu par aucun médecin.
 
 

VIII


 
Bien entendu, d’ailleurs, que le but du voyage
Est de prendre les eaux ; c’est un compte réglé.
D’eau, je n’en ai point vu lorsque j’y suis allé ;
Mais qu’on en puisse voir, je n’en mets rien en gage ;
Je crois même, en honneur, que l’eau du voisinage
A, quand on l’examine, un petit goût salé.
 
 

IX


 
Or, comme on a dansé tout l’hiver, on est lasse,
On accourt donc à Bade avec l’intention
De n’y pas soupçonner l’ombre d’un violon.
Mais dès qu’il y fait nuit, que voulez-vous qu’on fasse ?
Personne au vieux Château, personne à la Terrasse ;
On entre à la maison de Conversation.
 
 

X


 
Cette maison se trouve être un gros bloc fossile,
Bâti de vive force à grands coups de moellon ;
C’est comme un temple grec, tout recouvert en tuile,
Une espèce de grange avec un péristyle,
Je ne sais quoi d’informe et n’ayant pas de nom ;
Comme un grenier à foin, bâtard du Parthénon.
 
 

XI


 
J’ignore vers quel temps Belzébuth l’a construite.
Peut-être est-ce un mammouth du règne minéral.
Je la prendrais plutôt pour quelque aérolithe,
Tombée un jour de pluie, au temps du carnaval.
Quoi qu’il en soit du moins, les flancs de l’animal
Sont construits tout à point pour l’âme qui l’habite.
 
 

XII


 
Cette âme, c’est le jeu ; mettez bas le chapeau,
Vous qui venez ici, mettez bas l’espérance.
Derrière ces piliers, dans cette salle immense,
S’étale un tapis vert, sur lequel se balance
Un grand lustre blafard au bout d’un oripeau
Que dispute à la nuit une pourpre en lambeau.
 
 

XIII


 
Là, du soir au matin, roule le grand peut-être,
Le hasard, noir flambeau de ces siècles d’ennui,
Le seul qui dans le ciel flotte encore aujourd’hui.
Un bal est à deux pas ; à travers la fenêtre,
On le voit çà et là bondir et disparaître
Comme un chevreau lascif qu’une abeille poursuit.
 
 

XIV


 
Les croupiers nasillards chevrotent en cadence,
Au son des instruments, leurs mots mystérieux ;
Tout est joie et chansons ; la roulette commence
Ils lui donnent le branle, ils la mettent en danse,
Et, ratissant gaiement l’or qui scintille aux yeux,
Ils jardinent ainsi sur un rythme joyeux.
 
 

XV


 
L’abreuvoir est public, et qui veut vient y boire.
J’ai vu les paysans, fils de la Forêt-Noire,
Leurs bâtons à la main, entrer dans ce réduit ;
Je les ai vus penchés sur la bille d’ivoire,
Ayant à travers champs couru toute la nuit,
Fuyards désespérés de quelque honnête lit ;
 
 

XVI


 
Je les ai vus debout, sous la lampe enfumée,
Avec leur veste rouge et leurs souliers boueux,
Tournant leurs grands chapeaux entre leurs doigts calleux,
Poser sous les râteaux la sueur d’une année !
Et là, muets d’horreur devant la Destinée,
Suivre des yeux leur pain qui courait devant eux !
 
 

XVII


 
Dirai-je qu’ils perdaient ? Hélas ! ce n’était guères.
C’était bien vite fait de leur vider les mains.
Ils regardaient alors toutes ces étrangères,
Cet or, ces voluptés, ces belles passagères,
Tout ce monde enchanté de la saison des bains,
Qui s’en va sans poser le pied sur les chemins.
 
 

XVIII


 
Ils couraient, ils partaient, tout ivres de lumière,
Et la nuit sur leurs yeux posait son noir bandeau.
Ces mains vides, ces mains qui labourent la terre,
Il fallait les étendre, en rentrant au hameau,
Pour trouver à tâtons les murs de la chaumière,
L’aïeule au coin du feu, les enfants au berceau !
 
 

XIX


 
Ô toi, Père immortel, dont le Fils s’est fait homme,
Si jamais ton jour vient, Dieu juste, ô Dieu vengeur !...
J’oublie à tout moment que je suis gentilhomme.
Revenons à mon fait : tout chemin mène à Rome.
Ces pauvres paysans (pardonne-moi, lecteur),
Ces pauvres paysans, je les ai sur le cœur.
 
 

XX


 
Me voici donc à Bade : et vous pensez, sans doute,
Puisque j’ai commencé par vous parler du jeu,
Que j’eus pour premier soin, d’y perdre quelque peu.
Vous ne vous trompez pas, je vous en fais l’aveu.
De même que pour mettre une armée en déroute,
Il ne faut qu’un poltron qui lui montre la route,
 
 

XXI


 
De même, dans ma bourse, il ne faut qu’un écu
Qui tourne les talons, et le reste est perdu.
Tout ce que je possède a quelque ressemblance
Aux moutons de Panurge : au premier qui commence,
Voilà Panurge à sec et son troupeau tondu.
Hélas ! le premier pas se fait sans qu’on y pense.
 
 

XXII


 
Ma poche est comme une île escarpée et sans bords,
On n’y saurait rentrer quand on en est dehors.
Au moindre fil cassé, l’écheveau se dévide :
Entraînement funeste et d’autant plus perfide,
Que j’eus de tous les temps la sainte horreur du vide,
Et qu’après le combat je rêve à tous mes morts.
 
 

XXIII


 
Un soir, venant de perdre une bataille honnête,
Ne possédant plus rien qu’un grand mal à la tête,
Je regardais le ciel, étendu sur un banc,
Et songeais, dans mon âme, aux héros d’Ossian.
Je pensai tout à coup à faire une conquête ;
Il tressaillit en moi des phrases de roman.
 
 

XXIV


 
Il ne faudrait pourtant, me disais-je à moi-même,
Qu’une permission de notre seigneur Dieu,
Pour qu’il vînt à passer quelque femme en ce lieu.
Les bosquets sont déserts ; la chaleur est extrême ;
Les vents sont à l’amour ; l’horizon est en feu ;
Toute femme, ce soir, doit désirer qu’on l’aime.
 
 

XXV


 
S’il venait à passer, sous ces grands marronniers,
Quelque alerte beauté de l’école flamande,
Une ronde fillette, échappée à Téniers,
Ou quelque ange pensif de candeur allemande :
Une vierge en or fin d’un livre de légende,
Dans un flot de velours traînant ses petits pieds ;
 
 

XXVI


 
Elle viendrait par là, de cette sombre allée,
Marchant à pas de biche avec un air boudeur,
Écoutant murmurer le vent dans la feuillée,
De paresse amoureuse et de langueur voilée,
Dans ses doigts inquiets tourmentant une fleur,
Le printemps sur la joue, et le ciel dans le cœur.
 
 

XXVII


 
Elle s’arrêterait là-bas, sous la tonnelle.
Je ne lui dirais rien, j’irais tout simplement
Me mettre à deux genoux par terre devant elle,
Regarder dans ses yeux l’azur du firmament,
Et pour toute faveur la prier seulement
De se laisser aimer d’une amour immortelle.
 
 

XXVIII


 
Comme j’en étais là de mon raisonnement,
Enfoncé jusqu’au cou dans cette rêverie,
Une bonne passa, qui tenait un enfant.
Je crus m’apercevoir que le pauvre innocent
Avait dans ses grands yeux quelque mélancolie.
Ayant toujours aimé cet âge à la folie,
 
 

XXIX


 
Et ne pouvant souffrir de le voir maltraité,
Je fus à la rencontre, et m’enquis de la bonne
Quel motif de colère ou de sévérité
Avait du chérubin dérobé la gaieté.
« Quoi qu’il ait fait d’abord, je veux qu’on lui pardonne,
Lui dis-je, et ce qu’il veut, je veux qu’on le lui donne. »
 
 

XXX


 
(C’est mon opinion de gâter les enfants.)
Le marmot là-dessus, m’accueillant d’un sourire,
D’abord à me répondre hésita quelque temps ;
Puis il tendit la main et finit par me dire :
« Qu’il n’avait pas de quoi donner aux mendiants. »
Le ton dont il le dit, je ne peux pas l’écrire.
 
 

XXXI


 
Mais vous savez, lecteur, que j’étais ruiné ;
J’avais encor, je crois, deux écus dans ma bourse ;
C’était, en vérité, mon unique ressource,
La seule goutte d’eau qui restât dans la source,
Le seul verre de vin pour mon prochain dîné ;
Je les tirai bien vite, et je les lui donnai.
 
 

XXXII


 
Il les prit sans façon, et s’en fut de la sorte.
À quelques jours de là, comme j’étais au lit,
La Fortune, en passant, vint frapper à ma porte.
Je reçus de Paris une somme assez forte,
Et très heureusement il me vint à l’esprit
De payer l’hôtelier qui m’avait fait crédit.
 
 

XXXIII


 
Mon marmot cependant se trouvait une fille,
Anglaise de naissance et de bonne famille.
Or, la veille du jour fixé pour mon départ,
Je vins à rencontrer sa mère par hasard.
C’était au bal. — Au bal il faut bien qu’on babille ;
Je fis donc pour le mieux mon métier de bavard.
 
 

XXXIV


 
Une goutte de lait dans la plaine éthérée
Tomba, dit-on, jadis, du haut du firmament.
La Nuit, qui sur son char passait en ce moment,
Vit ce pâle sillon sur sa mer azurée,
Et, secouant les plis de sa robe nacrée,
Fit au ruisseau céleste un lit de diamant.
 
 

XXXV


 
Les Grecs, enfants gâtés des Filles de Mémoire,
De miel et d’ambroisie ont doré cette histoire ;
Mais j’en veux dire un point qui fut ignoré d’eux :
C’est que, lorsque Junon vit son beau sein d’ivoire
En un fleuve de lait changer ainsi les cieux,
Elle eut peur tout à coup du souverain des dieux.
 
 

XXXVI


 
Elle voulut poser ses mains sur sa poitrine,
Et, sentant ruisseler sa mamelle divine,
Pour épargner l’Olympe, elle se détourna ;
Le soleil était loin, la terre était voisine ;
Sur notre pauvre argile une goutte en tomba ;
Tout ce que nous aimons nous est venu de là.
 
 

XXXVII


 
C’était un bel enfant que cette jeune mère ;
Un véritable enfant, — et la riche Angleterre
Plus d’une fois dans l’eau jettera son filet
Avant d’y retrouver une perle aussi chère ;
En vérité, lecteur, pour faire son portrait,
Je ne puis mieux trouver qu’une goutte de lait.
 
 

XXXVIII


 
Jamais le voile blanc de la mélancolie
Ne fut plus transparent sur un sang plus vermeil.
Je m’assis auprès d’elle et parlai d’Italie ;
Car elle connaissait le pays sans pareil.
Elle en venait, hélas ! à sa froide patrie
Rapportant dans son cœur un rayon du soleil.
 
 

XXXIX


 
Nous causâmes longtemps, elle était simple et bonne.
Ne sachant pas le mal, elle faisait le bien ;
Des richesses du cœur elle me fit l’aumône,
Et, tout en écoutant comme le cœur se donne,
Sans oser y penser, je lui donnai le mien ;
Elle emporta ma vie et n’en sut jamais rien.
 
 

XL


 
Le soir, en revenant, après la contredanse,
Je lui donnai le bras, nous entrâmes au jeu ;
Car on ne peut sortir autrement de ce lieu.
« Vous partez, me dit-elle, et vous allez, je pense,
D’ici jusque chez vous faire quelque dépense ;
Pour votre dernier jour il faut jouer un peu. »
 
 

XLI


 
Elle me fit assoir avec un doux sourire.
Je ne sais quel caprice alors la conseilla ;
Elle étendit la main et me dit : « Jouez là. »
Par cet ange aux yeux bleus je me laissai conduire,
Et je n’ai pas besoin, mon ami, de vous dire
Qu’avec quelques louis mon numéro gagna.
 
 

XLII


 
Nous jouâmes ainsi pendant une heure entière,
Et je vis devant moi tomber tout un trésor ;
Si c’était rouge au noir, je ne m’en souviens guère ;
Si c’était dix ou vingt, je n’en sais rien encor ;
Je partais pour la France, elle pour l’Angleterre,
Et je sortis de là les deux mains pleines d’or.
 
 

XLIII


 
Quand je rentrai chez moi, je vis cette richesse,
Je me souvins alors de ce jour de détresse
Où j’avais à l’enfant donné mes deux écus.
C’était par charité : je les croyais perdus.
De Celui qui voit tout je compris la sagesse :
La mère, ce soir-là, me les avait rendus.
 
 

XLIV


 
Lecteur, si je n’ai pas la mémoire égarée,
Je t’ai promis, je crois, en commençant ceci,
Une bonne fortune : elle finit ainsi.
Mon bonheur, tu le vois, vécut une soirée ;
J’en connais cependant de plus longue durée
Que je ne voudrais pas changer pour celui-ci.
 

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