Philothée O’Neddy


Spleen


 
Mes intimes douleurs, surtout celles d’amour,
Dans mon cœur ont le sort des femmes de l’Asie ;
Sous les lois du harem elles y font séjour.
Prison, mystère : ainsi le veut ma jalousie.
 
Quand parfois elles vont dehors, l’œil du ghiaour
Ne peut pas m’inspirer de sombre frénésie ;
Car elles ont un voile impénétrable au jour,
Le voile du symbole et de la fantaisie.
 
Celui qui songerait à l’ouvrir tant soit peu,
Celui-là, je le hais, je le tiens pour infâme. —
Que, si j’ai des amis, aucun d’eux ne réclame !
 
Non, non, je ne saurais sur mes rêves de feu,
Sur les pleurs de mon cœur, les fièvres de mon âme,
Souffrir d’autre regard que le regard de Dieu !
 

Commentaire(s)
Déposé par Crapaudine le 12 septembre 2018 à 21h32

Quête sans quéquette

Tu avais cette soif empruntée de fureur  
Ce désir de créer ce verbiage de sage
J’avais envie alors d’aimer avec ma rage
J’ai pensé pourquoi pas lesté de ma terreur

Tu étais attirant atypique d’ailleurs
Mais j’avais 1 motif sans aucun marchandage
’’Pas question d’1 maqué’’- Dix ans de bavardage
Plus tard désarconnés par cet âpre ramage  

Qu’est le constat divin* de tout ce temps perdu
A ne rien s’apporter hormis l’amour mordu
Qui a trop aboyé de libido trop pieuse

(Qui aurait pu panser ou penser va savoir)

Drôle de quête d’1 troll sur 1 malentendu  
Quête d’une drolesse au rêve défendu
Bacchus les sacrifia d’une verve joyeuse ___

Pour 1 balourd ballus . . et 1 clin d’œil à Sixte où qu’il soit à présent !  

* il faut panser ’’dit vain’’ va savoir . .  les jeux de mots c’est comme les champignons on les trouve en se courbant l’échine . .

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 12 septembre 2018 à 13h11

Dragon de Lugon
--------------------

-- Vieux dragon de Lugon, où furent tes amours ?
-- Moi, je fus amoureux à Formose en Asie,
Mais ce fut simplement un jeu qui tourna court,
Un jeu de transgression, un feu de jalousie.

-- Mais qu’allais-tu donc faire en ce lointain séjour ?
-- Que veux-tu, j’étais jeune, et plein de frénésie,
Je lisais du chinois, la nuit comme le jour,
J’étais plein de tendresse et plein de fantaisie.

-- N’as-tu point regretté que l’on t’aimât si peu ?
Non, j’ai fait connaissance avec de nobles dames,
Puis elles m’ont largué, ce ne fut pas un drame.

-- Pourquoi ne craches-tu, vieux dragon, plus de feu?
-- Ce feu me sert encore à réchauffer mon âme,
Il peut même brûler pour une femme, ou deux.

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