Étienne Pasquier



Je ne nourris dans moi qu’une humeur noire
Chagrin, fâcheux, mélancolic, hagard,
Grogneux, dépit, présomptueux, langard,
Je fais l’amour au bon vin et au boire.
 
De mon esprit toutefois je fais gloire,
Pour le penser être frisque et gaillard,
Et ne tenir nullement du vieillard,
Mais nul que moi ne le se fait accroire.
 
Pour trop me plaire, à chacun je déplais
De vains discours, pauvre sot, je me pais,
Ne pouvant rien sans espoir je désire.
 
Pour n’avoir plus de reste que ma voix,
Je chante à tous mes anciens exploits,
Mais, les chantant, je n’apprête qu’à rire.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 25 octobre 2019 à 11h49

Clé du Jardin des Oliviers
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Ce jour se montra sombre et cette nuit fut noire,
Que les chauves-souris traversaient au hasard ;
Le fils du charpentier posait son doux regard
Sur le reste du vin qu’il eut plaisir à boire.

Il tenait une clé, non celle de la gloire,
Mais celle d’un jardin aux oliviers blafards ;
Il dit à ses amis «N’ayez pas le cafard,
Car je serai vivant pour qui pourra le croire».

Il priait, entouré de sa troupe au complet,
À son père disant tous les mots qu’il fallait ;
Son âme souffrait tant que je ne sais le dire.

Madeleine, rêveuse, au son de cette voix,
Demande au Créateur de raffermir sa foi ;
Mais ce qu’elle pensait, je ne veux pas l’écrire.

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Déposé par Cochonfucius le 27 août 2021 à 13h45

Deux clés de sinople
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Au nord du jardin sombre est une porte noire
Qui s’ouvre avec la clé de Maître Eléazar ;
Un errant s’en approche, à l’abri des regards,
Qui veut en ce lieu calme oublier ses déboires.

Qui donna le sésame à cet homme sans gloire ?
Quel bienfaiteur l’offrit à cet humble routard ?
Ce fut un centurion, rencontré par hasard
Auprès d’un grand comptoir où tout deux vinrent boire.

Au coeur du petit parc se dresse un vieux palais
Où dort depuis cent ans la troupe des valets ;
Personne n’est entré depuis qu’il s’assoupirent.

Une deuxième clé, qui fut à Saint Éloi,
Permet de visiter ce ténébreux endroit  ;
Une belle princesse y sommeille et soupire.

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