Claudius Popelin

in Le Parnasse contemporain, II, 1871


Soir d’été


 
Je la suivais, frôlant du pied sa robe blanche
Qui traînait en longs plis sur les herbes du pré,
Et livrait le secret des lignes de sa hanche
Aux regards alanguis de Vesper empourpré.
 
Elle allait... & sa main qui sortait de sa manche
Toute mignonne & douce, oiseau d’ivoire ambré,
D’un geste de statue élevait une branche
Qu’elle avait arrachée aux touffes du fourré.
 
La belle indifférente, elle marchait sereine
Et ne se doutait pas que la rive était pleine
D’effluves embrasés par les folles amours ;
 
Car j’ai bien entendu, moi, sous les feuilles jaunes,
Soupirer le dieu Pan & chuchoter les faunes ;
Mais ils n’y pensent plus, & j’en rêve toujours.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 1er juin 2017 à 11h57

Grande licorne de sinople
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Elle vient au jardin manger des roses blanches,
Sans dédaigner, non plus, la bonne herbe du pré ;
Sur les petits fraisiers, gourmande, elle se penche,
Vérifiant que les fruits sont mûrs et empourprés.

D’autres jours, elle va dans les flots de la Manche
Que survole à minuit l’oiseau d’ivoire ambré,
D’un geste négligent, elle brise une branche
De corail qui poussait sur un récif doré.

Licorne de sinople, ô ma muse sereine,
Ton âme, en ce moment, de sonnets n’est pas pleine,
Tu ne te plonges pas dans des romans d’amour.

Tu danses dans les bois, parmi les feuilles jaunes,
Adorant le dieu Pan et consolant les faunes ;
Car ils n’existent plus, mais ils rêvent toujours.

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