Henri de Régnier

Apaisement, 1886


En forêt


 
On quitte la grand-route et l’on prend le sentier
Où flotte un bon parfum d’arôme forestier.
 
Dans le gazon taché du rose des bruyères,
Surgissent, çà et là, des ajoncs et des pierres.
 
Un tout petit ruisseau que verdit le cresson
Frôle l’herbe, en glissant, d’un rapide frisson.
 
Nul horizon. Le long de cette sente étroite
Une futaie à gauche, un haut taillis à droite,
 
Rien ne trouble la paix et le repos du lieu ;
Au-dessus, un ruban très mince de ciel bleu
 
Que traverse parfois, dérangé dans son gîte,
Un oiseau voletant, qui siffle dans sa fuite.
 
Puis c’est, plus loin, une clairière à l’abandon
Où noircissent encor des places à charbon ;
 
Des hêtres chevelus se dressent, en un groupe,
Des arbres épargnés à la dernière coupe ;
 
De grands troncs débités s’étagent en monceau ;
C’est tout auprès que prend sa source le ruisseau
 
Qui longe le sentier et traverse la route ;
Il sort d’un bassin rond qui filtre goutte à goutte,
 
Où tremble, reflété comme dans un miroir,
L’œil vacillant et clair de l’étoile du soir.
 

Commentaire(s)
Déposé par Ggggbhhg le 7 octobre 2013 à 23h46

Trop difficile à apprendre rétrécissez cette poésie et sa va être corecte!

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Déposé par Cochonfucius le 8 octobre 2013 à 09h46


Le sentier
Forestier

De bruyère
Et de pierre ;

Le cresson
D’un frisson,

Sente étroite
Vers la droite.

Eau du lieu
De ciel bleu,

Danse au gîte
Puis la fuite.

Abandon
Du charbon ;

Petit groupe
Franc de coupe,

Grand monceau,
Frais ruisseau

Qui fait route
Goutte à goutte.

Un miroir
Pour le soir.

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Déposé par Christian le 8 octobre 2013 à 09h57

Bonne remarque...

Quitter la route pour le sentier
Où flotte un bon parfum forestier.

Dans le gazon rose de bruyères,
Surgissement d’ajoncs et de pierres.

Un ruisselet verdi de cresson
Frôle l’herbe, en glissant, d’un frisson.

Nul horizon. Dans la sente étroite
Futaie à gauche et taillis à droite,

Rien ne trouble la paix de ce lieu ;
Dessus, un ruban mince de bleu

Traversé parfois, gêné d’un gîte,
De l’oiseau qui siffle dans sa fuite.

Puis c’est la clairière à l’abandon
Noirci-eu de places zà charbon ;

Des hêtres chevelus dressés, groupe
D’arbres qu’épargna l’ultime coupe ;

De grands troncs débités en monceau ;
C’est tout auprès que naît le ruisseau

Longeant le sentier, passant la route ;
Sortant d’un bassin rond qui dégoutte,

Où tremble, comme dans un miroir,
L’œil mouillé de l’étoile du soir.

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Déposé par Christian le 8 octobre 2013 à 10h00

Victoire de Cochonfucius ! Une petite seconde d’avance... Les grands esprits se dépassent...

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Déposé par Christian le 8 octobre 2013 à 18h46

Vrai, ce poète forestier
a besoin de plus de chevilles
qu’une troupe de charpentiers
ou qu’un badorateur de filles...

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Déposé par aghate le 4 février 2016 à 19h03

c un peu trop dur cette poésie a apprendre

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Déposé par aghate le 4 février 2016 à 19h20

Serieux c trop de la grosse merde.Moi je suis au collège je n’apprends plu de poésie

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Déposé par 3089178423 le 5 février 2016 à 08h18

c nul ce truc car c une poésie  et c nul les poésies  moi je suis au college et je fait plus de poesie

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