Rodenbach

Les Vies encloses, 1896


Le Soir dans les vitres


 
 

I


 
Le soir descend dans les vitres et les submerge...
Un rayon y vacille un moment comme un cierge,
Dernier cierge frileux des vêpres terminées !
L’ombre déferle ; on ne sait quoi chavire en elles ;
Les ultimes clartés sont vite éliminées,
Et c’est comme un sommeil délayant des prunelles.
Clair-obscur ! Douloureux combat de la Lumière
Et de l’Ombre, parmi les vitres – non moins beau
Que le même conflit dans le ciel et dans l’eau,
Quand le soleil n’est plus qu’une rose trémière
Qui s’effeuille parmi le déluge du soir.
Et les vitres, dernier champ clos du crépuscule,
Où l’Ombre a poursuivi le Couchant et l’accule,
Luisent, à cause d’eux, d’un adieu jaune et noir.
 
 
 

II


 
Pourtant l’ombre s’amasse aux fenêtres vaincues.
Les vitrages, bouquets brodés et tulle frêle,
Cèdent, et l’on dirait que leur blancheur dégèle,
Comme s’ils adhéraient aux vitres contiguës
Et que leur givre en fleur était né dans le verre.
Unanime débâcle : un bouquet se desserre,
Un brusque afflux de soir rompt la plus claire branche,
Et c’est la fin d’un fin bouton de rose blanche
Qui fond, s’écoule en pleurs et lentement s’annule,
Débâcle d’un dégel dans les rideaux de tulle.
 
 
 

III


 
Les vitres sont alors des aquariums d’ombre !
Parmi leur verre glauque a ruisselé le soir ;
Une perle s’en sauve ; une lueur y sombre ;
Et contre leur pâleur affleure un afflux noir,
Comme une eau qui toujours bouge et se renouvelle.
Et l’eau du soir triomphe ! Et c’est bientôt en elle
Des passages confus de formes émergeant,
Et les vitres ont l’air des bassins de silence.
Leur eau froide somnole ; une herbe s’y balance ;
Les astres, tout au fond, sont des poissons d’argent.
Mais cette vie et ces enluminures pâles,
Ces vagues remuements dans l’eau triste du soir,
Ces dessins inachevés comme aux plis des châles
Qui ramagent encor le verre déjà noir,
Ne sont-ce pas les vieux reflets des vitres mêmes
Se projetant, se délayant, au point qu’ils font
Des fenêtres comme un aquarium sans fond ;
Ah ! tout ce qui survit dans ces armoires blêmes !
 
 
 

IV


 
La chambre triste et lasse est enfin résignée
Et s’abandonne au soir qui, sournois, s’insinue :
La chambre a l’air plus grande, a l’air aussi plus nue ;
L’ombre a tissé ses fils de toile d’araignée
Dans les angles, d’abord plus obscurs, du plafond.
Elle fane les étoffes, elle les fonce ;
Dans le miroir blêmi, les reflets se défont
Comme d’une Ophélie en larmes qui s’enfonce ;
Et les plis des rideaux ressemblent aux ornières
Très profondes des vieux chemins d’un vieux pays.
Le soir s’amasse, ayant la crainte des lumières,
Autour du lustre et des lampes, surtout haïs,
Qui méditent déjà de faire saigner l’Ombre.
Tout s’élague dans les ténèbres grandissantes ;
Un bouquet riait là, mais il s’efface et sombre
Et, dans l’obscurité, les fleurs sont comme absentes ;
Les bronzes nus ont des gestes découragés ;
Les vieux portraits d’aïeuls, ceux des aïeules feues,
S’assombrissent, ont des visages plus âgés,
Et du crêpe a couvert leurs fanfreluches bleues.
La chambre est tout entière en proie au soir ; et c’est
Comme si tout à coup la chambre vieillissait.
 
 
 

V


 
          Le ciel est gris ; mon âme est grise ;
          Elle se sent toute déprise,
          Elle se sent un parloir nu ;
          Car le soir, ce soir, m’est venu
          Comme un commencement de crise.
 
          La pendule ourle de minutes
          Le silence de la maison ;
          Ô soir, quel est donc le poison
          Que parmi tes crêpes tu blutes,
          Pour que j’aie encor ces rechutes ?
 
          Couchant de cendre refroidie ;
          Crépuscule d’âme indistinct ;
          Mal du soir qui si mal m’atteint
          Que c’est comme une maladie,
          Et rien d’humain n’y remédie.
 
 
 

VI


 
Le soir descend ; il est imminent ; il approche,
Emblème de la mort que trop on oubliait ;
– On était trop vaillant, on était trop quiet ! –
Mais le soir doucement nous en fait le reproche
Car il est comme le précurseur de la mort !
Ah ! comment s’en sauver, quel moyen qu’on l’élude,
Et qu’on s’illusionne et qu’on le croie en tort
Et qu’on échappe à ce qu’il a de certitude,
Le temps de se reprendre au leurre du miroir :
Fenêtre où s’envoler, tournant le dos au soir !
Le temps de se reprendre au mensonge des lampes.
L’ombre s’aggrave ; tout s’oriente déjà
Vers la nuit ; seul un lis plus longtemps émergea ;
Mais, là, tous ces drapeaux qui meurent à nos hampes !
Tous ces cygnes que l’ombre incorpore ! Ces ors
Se dédorant sur les lambris et sur les plinthes
À mesure que les ténèbres du dehors
Couvrent de crêpe un vieux portrait aux lèvres peintes !
Les bibelots pensifs abdiquent sans effort
(Tristes un peu de se sentir des urnes closes)
À l’ombre qui leur fait une petite mort,
Et mon âme s’incline à l’exemple des choses.
 
 
 

VII


 
C’est Octobre qui s’en revient avec le Soir ;
Frères pensifs, ils reviennent de compagnie
S’installer dans la chambre et devant le miroir
Dont la clarté prolonge un éclat qui les nie ;
Frères lointains, envers lesquels on eut des torts
Qui rapportent un peu de fleurs des jardins morts
Pour les intercaler dans les fleurs des tentures,
Les tentures de demi-deuil de la Toussaint.
C’est le Soir, c’est Octobre ; une cloche se plaint
Songeant confusément à des cloches futures
Dont la tristesse en pleurs dans notre âme est déjà !
Le Soir s’installe, et rien de précis ne subsiste ;
Octobre aussi s’installe et nous revient plus triste
Depuis tous ces longs mois où seul il voyagea
Durant l’année, à la recherche de notre âme !
Il la retrouve enfin, et doucement la blâme
De l’avoir attendu pour faire accueil au Soir,
Et qu’elle soit encor si profane aux approches
De la Toussaint qui vient par un chemin de cloches...
Alors Octobre, auprès du Soir, songe à s’asseoir ;
Et notre âme s’éplore en voyant, face à face,
Ces deux hôtes causer de sa mort à voix basse !
 
 
 

VIII


 
On est toujours enfant par la crainte du soir !
C’est l’heure grise et l’heure en deuil qui terrorise...
L’âme s’y sent plus désertée et plus déprise,
Et l’élude un moment dans l’éclat du miroir ;
Mais l’ombre s’accumule et tout nous décolore,
Cygne sur l’eau que peu à peu l’ombre incorpore...
Or, n’est-ce pas déjà comme apprendre à mourir
Que se perdre soi-même ainsi, sans qu’on le sente,
Dans cette ombre d’instant en instant grandissante ?
Mourir, c’est se chercher en se voyant s’enfuir
Et s’en aller au fond d’une ombre où l’on surnage,
Obscurité de Dieu dont le soir est l’image !
 
Quotidien émoi du retour de la nuit
Qui suggère la mort, parce qu’elle est complice
De cette cueillaison d’une âme comme un fruit...
Chacun sait son embûche, et que la mort s’y glisse !
Aussi, dans l’ombre accrue, a-t-on des peurs d’enfant ;
Car on sent, parmi ces crêpes, la mort qui rampe...
Qu’on allume la lampe ! Ah ! vite, un peu de lampe
Qui nous libère des ténèbres étoffant
La chambre pour en faire une chapelle ardente !
On est pris d’une angoisse et comme dans l’attente ;
Un péril imminent nous menace à coup sûr ;
Quelque lueur suprême expire au long du mur ;
Voici l’ombre qui, dans la chambre, s’acclimate !
Ah ! pour s’en prémunir et se sauver encor,
Vite la lampe, encor qu’elle ait l’air d’un stigmate,
Et rouvre dans l’air vide une blessure d’or.
 
On échappe dès lors au morne crépuscule,
Que la lampe, de son feu fidèle, a vaincu ;
Rassuré par ce clair de lampe contigu,
On écoute les bruits que le soir articule
Par la fenêtre ouverte un peu, vivante un peu,
Et les vagues rumeurs dernières du jour feu.
 
 
 

IX


 
          Le soir quotidien descend
          Dans les vitres qu’il décompose ;
 
          On y voit s’évanouissant
          Comme un encens sur une rose.
 
          C’est un funèbre et bref conflit
          Dans les vitres, lasses d’attendre.
 
          Enfin le destin s’accomplit,
          Pauvres vitres pleines de cendre...
 
          Et le soir qui manigançait
          Dans la demeure enfin pénètre.
 
          Ombre unanime déjà ! C’est
          Comme une mort dans la fenêtre.
 
          C’est la fin d’un règne ; ou c’est-il
          Un pressentiment de veuvage,
 
          Un apprentissage d’exil,
          Un commencement d’hivernage ?
 
          Soir affligeant ! On sent enfin
          Qu’on est trop seul, qu’on ne vit guère,
 
          Humain à peine et trop divin !
          Et que l’Art est un reliquaire
 
          Où l’on enclôt son cœur vivant
          Dans un tombeau de pierreries.
 
          Ah ! vivre ! le soleil, le vent,
          La mer, les arbres, les prairies ;
 
          Les lèvres et les seins aussi !
          Un amour, un but, un calvaire !
 
          Pas toujours ce destin transi,
          Cette solitude sous verre.
 
          Mais n’est-on pas ainsi déjà
          – Espoir de gloire moins précaire ! –
 
          Le saint qui pour soi s’ouvragea
          De son vivant, un reliquaire ?
 
 
 

X


 
Aux heures de soir morne où l’on voudrait mourir,
Où l’on se sent le cœur trop seul, l’âme trop lasse,
Quel rafraîchissement de se voir dans la glace !
Eau calme du miroir impossible à tarir ;
On y s’oublie ; on y dérive ; on y recule...
Oh ! s’en aller dans le miroir réfrigérant
Périr un peu comme en une eau de crépuscule,
Une eau stagnante, une eau sans but et sans courant
Où le visage nu sombre à la même place.
On se poursuit soi-même, on se cherche, on se perd
Dans le recul, dans la profondeur de la glace ;
On s’y découvre encor, mais comme recouvert
D’une eau vaste et sans fin, à peine transparente,
Qui fait que l’on se voit, mais pâle et tout changé :
Visage qu’on aura malade ou très âgé,
Visage tout simplifié qui s’apparente,
Silencieux, avec celui qu’on aura mort...
Le soir de plus en plus en submerge l’image
Et l’enfonce comme une lune qui surnage,
Et l’affaiblit comme les sons mourants d’un cor.
Visage en fuite et que toute l’ombre macule,
Visage qui déjà se semble avoir fini
D’aller jusqu’à l’enlizement dans l’infini.
Ô ce jeu du miroir où soi-même on s’annule !
 
 
 

XI


 
Les vitres tout à l’heure étaient pâles et nues.
Mais peu à peu le soir entra dans la maison ;
On y sent à présent le péril d’un poison.
C’est que les vitres, pour le soir, sont des cornues
Où se distille on ne sait quoi dans leur cristal ;
Le couchant y répand un or qui les colore ;
Et pour qu’enfin le crépuscule s’élabore,
L’ombre, comme pour un apprêt médicinal,
Semble y verser ses ténèbres, d’une fiole.
Dans les verres, teintés de ce qui souffre en eux,
Un nuage s’achève, un reflet s’étiole ;
Il en germe quelque chose de vénéneux,
Menaçant la maison déjà presque endormie ;
Et c’est de plus en plus le nocturne élixir...
Ah ! les vitres et leur délétère chimie
Qui chaque soir ainsi me font un peu mourir !
 
 
 

XII


 
Par ma fenêtre ouverte, une musique arrive
Qui traverse l’espace et les crêpes du soir ;
C’est d’un accordéon, au loin, à la dérive...
Où s’en va la fumée en quittant l’encensoir ?
Où fuit le son à qui le couchant s’apparie,
Et pourquoi voyager, s’en venir jusqu’à moi
Et dans ma solitude apporter son émoi,
Musique trop en pleurs qu’un léger vent charrie ?
Musique en peine de quelle âme ? Air aigrelet
Qui se traîne comme une vieille sous un châle ;
Un air de demi-deuil, on dirait violet,
Mais qui se fane, à chaque instant un peu plus pâle !
 
J’écoute ; la musique image l’horizon :
Chocs ; titillations ; froides gouttes de son
Qui se figent en stalactites dans leur chute ;
Grains envolés d’un vieux rosaire de couvent ;
Musique en rêve ! Et comme elle se répercute !
Elle cuivre l’espace ; elle sale le vent ;
Puis elle est défaillante et devient déjà nulle...
Presque à ras du silence elle va s’assoupir ;
Dans ma fenêtre, c’est comme un dernier soupir
Et le tulle inquiet des rideaux en ondule...
Ô soir ! cette musique en fuite me fait mal !
Car n’est-ce pas mon âme extériorisée,
Et la plainte sans nom que je n’ai pas osée,
Et mon chagrin qui voudrait être lacrymal,
Dans cet accordéon plein de mélancolie
Qui comme un éventail en larmes se déplie.
 
Ce triste son lointain jusqu’à moi propagé
S’ajoute dans le soir à la peine que j’ai,
Si bien que c’est, en lui, moi-même que j’écoute,
Ô mon destin jumeau, truchement désolé !
Car je l’aime surtout de le voir isolé
Et, comme moi, si seul à poursuivre sa route,
Sans que nul s’en émeuve au fond du soir transi
Où graduellement son concert s’émiette.
Mais ma pitié du moins le suit tout inquiète,
Tout affligée un peu, tout exaltée aussi,
Instrument d’idéal qu’aucun cœur ne reflète
– Ah ! que n’a-t-il été parmi les fifres gais ! –
Et qui s’obstine en sons tristement fatigués
Pour empêcher la mort du Chant d’être complète !
 
 
 

XIII


 
Le bouquet rose et bleu s’alanguit jusqu’au mauve
Dans l’ombre lente et qui, pour un moment, le sauve ;
Il s’incline, l’air triste, et comme s’il songeait...
Car l’ombre s’insinue en lui, le décolore,
Et, sentant sa fin proche, il meurt à tout projet.
Quelle est cette alchimie en deuil qui le déflore
Et, dans l’ombre, quels sont ces acides latents ?
Quel poison est le soir, pour qu’à son influence
Tout bouquet se déprenne et qu’il se dénuance,
Comme des fleurs d’ancienne étoffe en proie au temps ?
Lors le bouquet abdique ; il meurt à toute envie ;
Il s’est reclos sur lui-même ; il a renoncé,
Se sentant devenir de plus en plus foncé,
Et, libre enfin, avec l’ombre s’identifie.
 
 
 

XIV


 
Dans les vitres on ne sait quoi se décompose...
C’est le Jour mort, paré des vitrages en fleur,
Qui s’abandonne, beau de la Grande Pâleur.
Le couchant vient semer çà et là d’une rose
L’alcôve mortuaire où le Jour mort s’allonge.
Lentement, des lointains du ciel, un astre émerge
Et s’allume, à travers le verre, comme un cierge
Qui vient veiller, la mort du Jour, d’un feu qui songe ;
L’obscurité se hisse en tentures de deuil
Autour du lit de tulle où gît le Jour livide ;
Puis tout finit dans la fenêtre qui se vide
Comme si le Jour mort était mis au cercueil.
 
 
 

XV


 
Lorsque le soir descend, l’âme se pacifie,
Comme arrivée enfin dans une calme plaine ;
L’âme, durant le jour, allait broutant la vie ;
Herbe amère, buissons où se prenait sa laine ;
Mille soins : cette laine incessamment salie
Qui l’entourait comme un écheveau de fumées ;
Et toujours s’abreuver aux eaux accoutumées ;
Et toujours obéir au berger qui rallie.
Mais voici, dans le soir, que l’âme enfin s’isole,
Qu’elle se sent, hors du troupeau, sur un pré vide
Où sa seule ombre, au ras de l’herbe, s’étiole ;
Âme comme arrêtée au bord d’une eau placide,
Qui s’atteste à soi-même, avec soi se confronte,
Et, sous le ciel plein de lumière atrophiée,
S’aperçoit nue enfin, toute simplifiée,
Âme qui doit subir le soir comme une tonte !
 
 
 

XVI


 
Le jour s’éteint dans les vitraux d’or endurci
Et de bleu clair auquel l’air du ciel collabore.
L’église est grise ; elle devient tout incolore ;
Et déjà les vitraux ont un aspect transi,
Eux qui tantôt encor blasonnaient le silence.
Nul bruit. Devant l’autel, la lampe se balance
Du mouvement lassé d’une tête d’enfant
Qui, très blonde, voulant dormir, se dodeline.
L’église, contre l’ombre, à peine se défend ;
Un reste d’encens plane en pâle mousseline
Qui fil à fil se désagrège dans les nefs ;
Quelques cierges ont par instants des éclats brefs
De flamme horizontale et dont l’ombre s’évente.
Dans les vitraux foncés, s’est amarré le soir ;
Translucide tantôt, leur verre est presque noir,
Bassins d’une eau froidie et qui se désargente !
Volupté de cette ombre et de subodorer
La maladive odeur des églises : bougies,
Encens fané, nappes du culte défraîchies,
Et les cires qui sont mortes de se pleurer !
 
 
 

XVII


 
Mon cœur s’est reposé dans les conseils du soir !
C’est le moment le plus divin de la journée,
Doux comme le dernier cierge du reposoir,
Nostalgique comme une étoffe un peu fanée.
 
Certes, il fait souffrir. Quel refroidissement,
Et quel gel d’agonie infusé dans nos lombes !
Et quel ensanglanté concile de colombes
S’abat comme un hiver sur notre obscur tourment !
 
N’importe ! il est meilleur que le soir s’accomplisse !
C’est seulement la chair qu’il fait pleine d’émoi ;
Car dans l’obscurité, dont le cœur est complice,
On sent éclore et vivre un clair de lune en soi.
 
Et voici commencer le rêve et les féeries...
Ô mon cœur, fais accueil à la douleur du soir !
Le songe intérieur montre ses pierreries
Que le soir avantage avec son velours noir.
 
C’est le moment du doute et des douleurs divines ;
Certes le soir est déchirant comme un adieu ;
L’ombre se tresse au front en couronne d’épines ;
Mais c’est aussi l’instant où l’on se sent un dieu !
 

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