Rollinat

Les Névroses, 1883


Les Bienfaits de la nuit


 

À Raoul Lafagette.


Quand le chagrin, perfide et lâche remorqueur,
Me jette en ricanant son harpon qui s’allonge,
La Nuit m’ouvre ses bras pieux où je me plonge
Et mêle sa rosée aux larmes de mon cœur.
 
À son appel sorcier, l’espoir, lutin moqueur,
Agite autour de moi ses ailes de mensonge,
Et dans l’immensité de l’espace et du songe
Mes regrets vaporeux s’éparpillent en chœur.
 
Si j’évoque un son mort qui tourne et se balance,
Elle sait me chanter la valse du silence
Avec ses mille voix qui ne font pas de bruit ;
 
Et lorsque promenant ma tristesse moins brune,
Je souris par hasard et malgré moi, — la Nuit
Vole, pour me répondre, un sourire à la lune.
 

Commentaire(s)
Déposé par le 5 juin 2014 à 11h30

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Déposé par Vincent le 26 mai 2018 à 19h36

Contre la faucheuse nul ne sera vainqueur,
On ne peut qu’espérer que notre vie s’allonge,
Dans cette réflexion tout être humains se plonge,
Même aux suicidaires mourir fait mal au coeur.
Décrocher la lune

Personne n’est vraiment, de la mort, un moqueur,
J’ai tendance à penser qu’ils disent des mensonges,
Ceux qu’on entends dire « Sereinement j’y songe »,
Quand bien même ils ressemblent à des enfants des choeurs.

Cependant s’il est vrai que nul ne s’en balance,
Nous pouvons faire en sorte, en rentrant en silence,
Qu’arrive une lueur au milieu de la nuit.

Parfois même on la voit comme une belle brune
Qui viendrait vers nous nue, la prunelle qui luit
Du désir impérieux de décrocher la lune.

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Déposé par Vincent le 26 mai 2018 à 19h15

Décrocher la lune

Contre la faucheuse nul ne sera vainqueur,
On ne peut qu’espérer que notre vie s’allonge,
Dans cette réflexion tout être humains se plonge,
Même aux suicidaires mourir fait mal au coeur.

Personne n’est vraiment de la mort un moqueur,
J’ai tendance à penser qu’ils disent des mensonges,
Ceux qu’on entends dire « Sereinement j’y songe »,
Quand bien même ils ressemblent à des enfants des choeurs.

Cependant s’il est vrai que nul ne s’en balance,
C’est en y méditant, en rentrant en silence,
Que petit à petit moins obscure est la nuit.

Parfois même on la voit comme une belle brune
Qui viendrait vers nous nue, la prunelle qui luit
D’un désir impérieux de décrocher la lune.

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Déposé par Cochonfucius le 25 mai 2018 à 12h02

Un rapace au printemps
---------------------------

Planant sur mon jardin de son vol de vainqueur,
Il se montre serein dans le jour qui s’allonge ;
La Nuit ouvre ses bras, bientôt, pour qu’il y plonge
Et mêle au bruit du vent celui de son vieux coeur.

Cet oiseau n’entend pas le rossignol moqueur,
Ni ne voit le goupil aux habits de mensonge ;
Et dans l’obscurité de l’espace et du songe,
Volent ses souvenirs, et se taisent en choeur.

Si j’évoque ce roi qui dans l’air se balance,
C’est qu’il danse pour moi la valse du silence
Sur ses ailes d’azur qui ne font pas de bruit ;

Aussi, me regardant de sa pupille brune,
Il chante par hasard, et tout autour, la nuit
Lance, pour lui répondre, un rire de la lune.

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