Rollinat

Les Névroses, 1883


Les Étoiles bleues


 
Au creux de mon abîme où se perd toute sonde,
Maintenant, jour et nuit, je vois luire deux yeux,
Amoureux élixirs de la flamme et de l’onde,
Reflets changeants du spleen et de l’azur des cieux.
 
Ils sont trop singuliers pour être de ce monde,
Et pourtant ces yeux fiers, tristes et nébuleux,
Sans cesse en me dardant leur lumière profonde
Exhalent des regards qui sont des baisers bleus.
 
Rien ne vaut pour mon cœur ces yeux pleins de tendresse
Uniquement chargés d’abreuver mes ennuis :
Lampes de ma douleur, phares de ma détresse,
 
Les yeux qui sont pour moi l’étoile au fond d’un puits,
Adorables falots mystiques et funèbres
Zébrant d’éclairs divins la poix de mes ténèbres.
 

Commentaire(s)
Déposé par Vincent le 6 février 2018 à 19h08

Le blues du cosmonaute


Une fois en orbite, les hôtes d’une sonde
Contemplent la terre des larmes dans les yeux,
Tous les deux ressentent les mêmes bonnes ondes,
Ils sont si enchantés qu’ils croient toucher les cieux.

D’ici ils ne voient pas les souffrances du monde,
Sa face enténébrée, son côté nébuleux ;
La beauté est cause d’une amnésie profonde
De ce qui n’est pas rose au sol de l’astre bleu.

Mais quelques temps après cet élan de tendresse,
Ces conquérants modernes éprouvent de l’ennui,
L’un d’eux montre même des signes de détresse.

Six semaines plus tard, alors au fond du puits,
L’homme réalise une mission funèbre,
Il sort de la capsule et rejoint les ténèbres.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Shigeru Umebayashi le 4 février 2018 à 22h53

___Désespoir de l’espoir___

Il n’y a plus de désespoir dans ma pensée
Juste les jours chômés pour détruire le mal  
De ma vie au-delà de mon être anormal
Je m’étonne instamment de l’ombre fiancée

À ce dieu qui créa l’ADN séquencée
De mon cruel esprit au destin animal
Torturé de conscience isolé fantômal
Loin des humains ingrats de fiction offensée

Pour chasser ce malheur . . Arrête-toi mon cœur
Avec ces rêves bleus figés au temps moqueur
On a payé si cher l’incartade tendresse  

Il n’y a plus d’espoir pour chasser mon ennui
Je déguste ma mort jusqu’au creux de ma nuit
Dans cet antre du net dont le chœur est détresse
       
_____________04/02/2018______________

https://www.youtube.com/watch?v=gw9fKuymA0I&t=333s

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 4 février 2018 à 12h48

Trois faucilles de gueules
-----------------------------

Désherbant le passé que trop souvent je sonde,
Faucille de mémoire, instrument rigoureux,
Tu sépares de moi les souvenirs des blondes
Et leur foisonnement de discours amoureux.

Faucille du présent, tu élagues ce monde,
Tu ne conserves point ce qui est nébuleux ;
On la trouve à ce prix, la sagesse profonde,
La fin de nos tourments, la paix sous un ciel bleu.

Faucille du futur, tu n’as nulle tendresse
Pour les projets douteux, qui sont porteurs d’ennuis :
Les retrancher permet d’éviter la détresse,

Ces trois beaux instruments travaillent jour et nuit,
Mais ne s’attaquent point à des idées funèbres ;
Mon âme ne sait pas faucher dans les ténèbres.

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