Rollinat

in Dixains Réalistes, 187?



 
— Ô muse incorrigible, où faut-il que tu ailles ! —
La dame au cabas vert bourré de victuailles
suçotait par instants le goulot d’un flacon.
Que diable y buvait-elle ? — Or, soudain, le wagon
s’emplit d’ombre ! — Un tunnel ! — J’agrippai la fiole,
et j’aspirai : Goût nul ! — « C’est une babiole,
pensai-je, mais enfin, je suis fort intrigué... »
Et m’adressant à la dame, avec un air gai :
— Que buvez-vous ? lui dis-je, en frisant ma moustache...
— Elle me répondit : « Je ne bois pas ! Je crache ! »
 

Commentaire (s)
Déposé par Nathalie le 20 avril 2018 à 23h06

“Nulle différence entre l’être et le non-être, si on les appréhende avec une égale intensité” Cioran

Amour

’’Je n’ai jamais croisé l’amour ’’ même volage
Le destin l’a voulu sans atomes crochus
Qui se soient mélangés à des songes déchus
Déjà de l’avouer conduit au prolilage

Du sentiment humain - Ma mère parlait de rage
D’un air si consterné sur mes goûts mal fichus
Elle n’aimait rien de moi surtout mes mots fourchus
Le langage est amour autant que son courage

A cette confession métaphysique en l’air
L’air de rien est douleur quand aimer est enfer
Que répondre à cela ? Je n’ai pas osé dire

Que d’aimer en silence était un dur combat
Je n’ai rien répondu - Mais j’ai pensé tout bas
Que l’amour le plus triste est de s’en interdire

20/04/2018 - Pour Nathalie

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Déposé par Nathalie le 21 avril 2018 à 12h41

Au 1er des quatrains il fallait lire ’’profilage’’

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Déposé par Cochonfucius le 22 avril 2018 à 19h04

Octoporc de gueules                                  
--------------

L’octoporc rouge et rose est un être volage ;
Il ne sait gouverner ses atomes crochus,
C’est un héros perdant, c’est un prince déchu,
Un faible contenu dans un lourd emballage.

Il ne s’enflamme pas, ni d’amour, ni de rage,
Il gère quelques biens, ceux qui lui sont échus ;
Il explore la Voie par des sentiers fourchus,
Une oeuvre pour laquelle il a peu de courage.

Bien loin d’être un archange, un seigneur de l’éther,
Ressemblant davantage aux démons de l’enfer,
Il ne sait ce qu’il cherche et n’ose pas le dire.

Peu fait pour le travail, ni pour le dur combat,
Il compose du texte, il chantonne tout bas,
Il rit au vieux proverbe «Interdit d’interdire».

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Déposé par Florbela Espanca le 22 avril 2018 à 21h31

Amar!

Eu quero amar, amar perdidamente!
Amar só por amar: aqui...além...
Mais este e aquele, o outro e toda a gente....
Amar! Amar! E não amar ninguém!

Recordar? Esquecer? Indiferente!...
Prender ou desprender? É mal? É bem?
Quem disser que se pode amar alguém
Durante a vida inteira é porque mente!

Há uma primavera em cada vida:
É preciso cantá-la assim florida,
Pois se Deus nos deu voz, foi pra cantar.

E se um dia hei de ser pó, cinza e nada
Que seja a minha noite uma alvorada,
Que me saiba perder... pra me encontrar...

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Déposé par Benedetti et Saunders le 22 avril 2018 à 23h10

Amar!
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Voir les traductions
de Claire Benedetti et Lesley Saunders :

https://schabrieres.wordpress.com/2018/04/22/florbela-espanca-aimer/

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Déposé par Cochonfucius le 24 février 2021 à 13h59

Amphisbène de sinople
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Entre mes deux cerveaux règne un fort décalage,
Je suis un amphisbène, un poisson mal fichu ;
Je ne refuse point le sort qui m’est échu,
Car, j’en ai l’impression, ça se calme, avec l’âge.

Au flot de mes désirs cela fait un barrage,
Mon coeur est prisonnier entre des doigts crochus ;
Ça fait rire un démon, danseur aux pieds fourchus,
Je ne sais quel gibier l’attire en ces parages.

J’ai parlé de la chose à des oiseaux de l’air,
Sans le moindre souci parcourant le ciel clair ;
Alors, ils ont souri, mais sans me contredire.

J’ai goûté cependant les plaisirs d’ici-bas,
Avec mes compagnons j’eus d’amusants débats ;
Ce furent des leçons qui me ragaillardirent.

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