Rollinat

Paysages et paysans, 1899


Un jour d’hiver


 
Arqué haut sur les monts et d’un bleu sans nuages
Qu’un triomphant soleil embrase éblouissant,
Le ciel, par la vallée où la chaleur descend,
Anime, en plein hiver, la mort des paysages.
 
Il semble qu’ici, là, la mouche revoltige,
Tourne dans la poussière ardente du rayon ;
On va voir le martin-pêcheur, le papillon,
L’un raser le ruisseau, l’autre effleurer la tige !
 
Le ravin clair bénit l’horizon rallumé ;
Du branchage et du tronc l’arbre désembrumé
Contemple, radieux, le luisant de la pierre.
 
Et, dans l’espace, au loin, partout, les yeux surpris
Ont la sensation d’un été chauve et gris
Dont la stérilité rirait à la lumière.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 20 mars 2014 à 10h41

Phénomènes atmosphériques
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Non contents de changer leur forme, les nuages
À leur gré dans le ciel sont présents ou absents ;
Ou se teindre de rouge au soleil qui descend,
Ou conformer leur teinte aux tons d’un paysage.

Sous les souffles du vent, les voilà qui voltigent ;
Puis on les voit, soudain, transpercés de rayons.
Le regard qui suivait le vol d’un papillon
Rencontre ce spectacle et se prend de vertige.

Dans sa contemplation, le poète allumé
S’identifie lui-même à ce spectre embrumé ;
Il se croit cumulus  aux lourds reflets de pierre.

Lecteurs, de sa folie ne soyez point surpris :
Pour se sentir à l’aise en un monde si gris,
Mieux vaut, quand on le peut, fabriquer sa lumière.

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