Ronsard

Sonnets pour Hélène, 1578



 
Hélas ! voici le jour que mon maître on enterre :
Muses, accompagnez son funeste convoi.
Je vois son effigie, et au dessus je voi
La Mort, qui de ses yeux la lumière lui serre.
 
Voilà comme Atropos les Majestés atterre
Sans respect de jeunesse, ou d’empire, ou de foi.
Charles qui fleurissait naguères un grand Roi,
Est maintenant vêtu d’une robe de terre.
 
Hé ! tu me fais languir par cruauté d’amour :
Je te sers de Protée, et tu es mon Vautour.
La vengeance du Ciel n’oubliera tes malices.
 
Un mal au mien pareil puisse un jour t’avenir,
Quand tu voudras mourir, que mourir tu ne puisses.
Si justes sont les Dieux, je t’en verrai punir.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 20 avril 2021 à 13h46

Goupil ducal
--------

J’appartiens au seigneur qui conquit l’Angleterre,
Un pays plantureux dont il devint le roi ;
Je suis son conseiller en matière de lois,
Classant les parchemins comme un rusé notaire.

Guillaume aime le vin, ce n’est pas un mystère,
Il me fit déguster des crus de bon aloi ;
Lui que l’on dit sévère, il l’est moins quand il boit,
Il se met à blaguer de façon militaire.

Une renarde vint pour me parler d’amour
Et j’écrivis pour elle, ainsi qu’un troubadour,
Quelques vers en l’honneur de ce jeu sans malice.

Que m’’importe ce lien dépourvu d’avenir,
À moi qui peux entrer dans l’univers d’Alice
D’où la Reine de Coeur ne saurait me bannir.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 20 avril 2021 à 14h02

Goupil ducal.....(retouche)
--------

J’appartiens au seigneur qui conquit l’Angleterre,
Un pays plantureux dont il devint le roi ;
Je suis son conseiller en matière de lois,
Classant les parchemins comme un rusé notaire.

Guillaume aime le vin, ce n’est pas un mystère,
Il me fit déguster des crus de bon aloi ;
Lui que l’on dit sévère, il l’est moins quand il boit,
Il se met à blaguer de façon militaire.

Une renarde vint pour me parler d’amour
Et j’écrivis pour elle, ainsi qu’un troubadour,
Quelques vers en l’honneur de ce jeu sans malice.

Que m’importe ce lien dépourvu d’avenir,
À moi qui peux entrer dans l’univers d’Alice
D’où la Reine de Coeur ne saurait me bannir.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 21 août 2022 à 11h25

Le seigneur de Pétaouchnok
----------

J’ai reçu pour domaine un petit coin de terre,
Je ne suis qu’un baron, je ne suis pas un roi ;
Mon territoire vit sous de paisibles lois,
Je parviens à m’entendre avec mes feudataires.

Un prêtre m’a transmis son goût pour les mystères,
Je n’en suis pas encore à partager sa foi ;
Je suis assez prudent, je crois ce que je vois,
Et non ce qu’autrefois des bardes racontèrent.

Certes, je fus crédule, au temps de mes amours,
Car je tenais pour vrais les mots des troubadours
Quand d’une vie commune ils chantaient les délices.

Je ne regrette rien, j’ai de beaux souvenirs,
Même si, certains jours, j’ai bu le noir calice
Offert par Cupidon, quand il nous veut punir.

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Déposé par Cochonfucius le 2 mars 2024 à 12h16

Maître Hippotaure
----------------

Le calme règne sur mes terres,
Chacun s’y sent comme chez soi ;
Nul n’y transgresse aucune loi,
En taverne on s’y désaltère.

Modestes sont les dignitaires,
Assidus aux lieux où l’on boit ;
Leur pouvoir n’est pas d’un grand poids,
Leur quotidien n’est pas austère.

Nous goûtons le plaisir d’amour
Au son du luth des troubadours ;
C’est merveilleux, c’est un délice.

La tristesse, il faut la bannir,
Il faut éloigner ce calice ;
Le mal, il faut s’en abstenir.

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Déposé par Dame de flamme le 2 mars 2024 à 19h07

Il fut prince autrefois, cueillant la marguerite,
Osant plus d’une rime et plus d’un madrigal ;
Ces écrits, me dit-on, dans un coffre il abrite.

http://paysdepoesie.wordpress.com/

:-)

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