Ronsard

Sonnets pour Hélène, 1578



 
Heureux le Chevalier, que la Mort nous dérobe,
Qui premier me fit voir de ta Grâce l’attrait :
Je la vis de si loin, que la pointe du trait
Sans force demeura dans les plis de ma robe.
 
Mais ayant de plus près entendu ta parole,
Et vu ton œil ardent, qui de moi m’a distrait,
Au cœur entra la flèche avecque ton portrait,
Heureux d’être l’autel de ce Dieu qui m’affole.
 
Ébloui de ta vue, où l’Amour fait son nid,
Claire comme un Soleil en flammes infini,
Je n’osais t’aborder, craignant de plus ne vivre.
 
Je fus trois mois rétif : mais l’Archer qui me vit,
Si bien à coups de traits ma crainte poursuivit,
Que vaincu de son arc m’a forcé de te suivre.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 22 janvier 2017 à 15h34

Arbre à vent
----------------

Cet arbre à son devoir jamais ne se soustrait ;
Son souffle merveilleux produit le vent qui vole
Et fait aux alentours danser les herbes folles,
Sublime inspiration pour des peintres abstraits.

On l’entend, certains soirs, prononcer des paroles
Comme pourrait le faire un promeneur distrait ;
De la brise invisible il brosse le portrait,
Ou chante les exploits de la tornade folle.

Branches de ce bel arbre où les vents font leur nid,
Je sais que vos rameaux croissent à l’infini ;
Encore vous avez de longs siècles à vivre.

Végétal ou zéphyr, lequel plus longtemps vit ?
La mort, c’est bien possible, ensemble les ravit,
Quand la friche, autour d’eux, disparaît sous le givre.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 24 novembre 2018 à 23h03

Arbre à vent
----------------

Huitième vers :

Ou chante les exploits du grand roi Picrochole.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 29 décembre 2018 à 14h16

Chantecler du bout de l’an
---------------------

C’est un an qui s’ajoute, un an qui se soustrait.
Maître Coq bat de l’aile et jamais ne s’envole ;
Les poules sont à lui, les sages et les folles,
Qu’il instruit sans tomber dans un discours abstrait.

Or, j’aime, au long du jour, écouter ses paroles,
Car tantôt ça m’instruit, tantôt ça me distrait ;
D’une poule ou de l’autre il brosse le portrait,
Ou nous fait découvrir le pouvoir des symboles.

Comme des oisillons au sortir de leur nid,
Les poussins, ses enfants, découvrent l’infini ;
Heureux gallinacés, il faut tenter de vivre !

Et j’admire ce coq, qui pour son devoir vit,
Qui chante le matin (nous en sommes ravis,
Puisque sa belle voix résonne comme un cuivre).

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 30 décembre 2018 à 13h03


Je suis l’Alpha et l’Oméga
----------------------

Je suis l’Alpha et l’Oméga
Et vous me connaissez, les gars :
Car je vous ai donné ce monde
Où vous avez fait vos dégâts.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 30 décembre 2018 à 18h51


Préparatifs
----------



Phénix de décembre,
Tu dois accueillir l’hiver
Chaleureusement.

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