Ronsard

Continuation des Amours, 1555



Le vingtième d’Avril couché sur l’herbelette,
Je vis, ce me semblait, en dormant un chevreuil,
Qui çà, puis là, marchait où le menait son veuil,
Foulant les belles fleurs de mainte gambelette.
 
Une corne & une autre encore nouvelette
Enflait son petit front, petit, mais plein d’orgueil :
Comme un Soleil luisait par les prés son bel œil,
Et un carcan pendait sus sa gorge douillette.
 
Sitôt que je le vis, je voulus courre après,
Et lui qui m’avisa prit sa course ès forêts,
Où, se moquant de moi, ne me voulut attendre.
 
Mais en suivant son trac, je ne m’avisai pas
D’un piège entre les fleurs, qui me lia mes pas,
Et voulant prendre autrui moi-même me fis prendre.
 



Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 3 juin 2015 à 14h46

L’Âne et le Prince
----------------

Le prince au chef de sable avance à l’aveuglette ;
De la vieille tour d’or, il veut franchir le seuil,
Surpris de ne pas voir de comité d’accueil,
Ni l’aigle, ni le loup, pas même une belette.

Le bel âne volant, dont l’allure est simplette,
S’approche de la tour, plus vif qu’un écureuil ;
Il va jusqu’au sommet, sans installer de treuil,
Sans avoir avec lui corde ni cordelette.

De la tour, quel est donc le singulier attrait
Par lequel ces deux-là sont venus des forêts ?
Serait-ce un grand trésor, qu’ils espéreraient prendre ?

Un ermite avisé a-t-il guidé leurs pas
Vers ce magique lieu ? Non, je ne le crois pas ;
Tout au plus ont-ils su que la tour est à vendre.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 23 août 2021 à 13h48

Ange aptère et bicéphale
------

Mon double chef contient deux cervelles simplettes,
D’aucune librairie, je ne franchis le seuil ;
Mais aux livres offerts j’aime bien faire accueil,
J’en reçus l’autre jour une pleine mallette.

J’aime lire à propos de choses obsolètes,
Comme en ce fabliau traitant d’un écureuil ;
Un texte en vieux français, ce n’est pas un écueil,
Mon regard sur les mots allègrement volette.

La page désuète a pour moi tant d’attraits
Que comme en un caveau tout mon corps s’y retrait ;
Or cela, selon moi, n’a rien pour vous surprendre.

Je m’arrête quand même à l’heure des repas,
Mais ce dernier plaisir, je n’en abuse pas,
Tu ne me verras guère au restaurant me rendre.

[Lien vers ce commentaire]

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