Saint-Pol-Roux(1861-1940) D’autrеs pоèmеs :Ρоpulаirе еt sуmbоliquе histоirе dе lа Vасhе еnrаgéе Сhаnsоn dе funérаillеs аmоurеusеs оu еncоrе :
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Saint-Pol-RouxLa Rose et les épines du chemin, 1901
À Saint-Georges de Bouhélier.
La première nuit de mon retour d’enfant prodigue en ce village de Provence. Des lassitudes m’avaient, au débotter, jeté sur ce lit : le lit où je suis né. À l’aube, de par la piquette d’Angélus versée dans mes oreilles par Hyacinthe le sonneur, je fus debout — avec, aussitôt, ma nudité vis-à-vis de la glace d’une très vieille armoire familiale. Si limpide, cette glace, que la tentation me prenait d’y tremper la fièvre de mes lèvres. S’y mirer égalait s’y baigner. Et la vivance d’un œil. Inopinément, l’armoire grossière me parut comme grosse de préjugés. Cela semblait se gonfler à mesure... Je compris que, d’habitude, seuls des gens purs se regardaient en ce miroir, car, à me refléter, il se voilait peu à peu de menues taies. Bientôt, le miroir changea d’être : d’abord, rose ainsi qu’une joue de vierge scandalisée, puis plus rouge qu’un front de patriarche offensé... Portais-je donc sur la peau les souillures de la Ville ou bien mes vices s’extériorisaient-ils ? Soudain, une explosion de cristal, sèche, brève, en cri d’oiseau !... Éventrant le panneau de l’armoire, la glace venait d’éclater — de honte, je suppose. Dans le meuble, sur les rayons, du linge aligné, linge d’une candeur baptismale, fleurant la lessive faite par des lavandières en état de grâce. M’en étant paré comme d’une vie neuve, je descendis vers la mer purificatrice — sur laquelle les mouettes des îles parsèment des signes d’absolution.
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