Albert Samain


Une


 
Sphinx aux yeux d’émeraude, angélique vampire,
Elle rêve sous l’or cruel de ses frisons ;
La rougeur de sa bouche est pareille aux tisons.
Ses yeux sont faux, son cœur est faux, son amour pire.
 
Sous son front dur médite un songe obscur d’empire.
Elle est la fleur superbe et froide des poisons,
Et le péché mortel des âcres floraisons
De sa chair vénéneuse en parfums noirs transpire.
 
Sur son trône, qu’un art sombre sut tourmenter,
Immobile, elle écoute au loin se lamenter
La mer des pauvres cœurs qui saignent ses blessures ;
 
Et, bercée aux sanglots, elle songe, et parfois
Brûle d’un regard lourd, où couvent des luxures,
L’âme vierge du lys qui se meurt dans ses doigts.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 6 décembre 2018 à 21h23

Antisphinx d’azur
-------------------

C’est l’antisphinx d’azur, un monstre qui m’inspire.
Il transforme en sonnets ce que nous lui disons,
Il répond au courrier, il garde la maison,
Il accueille en son coeur le meilleur et le pire.

Il fut divinisé dans les anciens empires,
Mais cette adoration lui parut un poison ;
Il lui a préféré la tendre floraison
Des jardins où, jadis, les muses s’assoupirent.

Il n’est pas alarmiste, il n’est pas tourmenté,
Cet animal jamais ne va se lamenter :
Il sait que toute vie inflige des blessures

Et que, bien durement, on en souffre parfois,
Mais il peut, quant à lui, porter ces meurtrissures
Sans même avoir l’idée de s’en mordre les doigts.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 8 décembre 2021 à 13h36

Spectre maudit
--------

Ici plane un fantôme aux ailes de vampire,
Sa vie ne fut que ruses et viles trahisons ;
Il hante maintenant une vieille maison,
Ce n’est pas reluisant, ça pourrait être pire.

Ses frères sont partis vers l’Infernal Empire,
Préférant être là que dans une prison ;
Ils souffrirent d’un mal sans nulle guérison,
Dont le jeune et le vieux l’un comme l’autre expirent

Notre héros revoit ceux qu’il a tourmentés,
Tous ceux du sang desquels il s’est alimenté ;
Sous l’effet de la mort s’apaisent leurs blessures.

Par ceux-là son visage est reconnu parfois,
Même s’il est souillé de quelques salissures,
Ils lui parlent alors ; lui-même reste coi.

[Lien vers ce commentaire]

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