Laurent Tailhade

Au pays du Mufle, 1891


Quinze centimes


 
L’œil vairon et le nez de pustules fleuri,
Sous l’effrayant amas de son bonnet à coques,
La buraliste, au seuil de l’odorant abri,
Exhale sa douleur en mornes soliloques :
 
— « Injuste sort ! Devant cet Odéon banal.
Me faudra-t-il, sans cesse, aux heures taciturnes,
Offrir aux vieux messieurs des carrés de journal,
Ô Casimir ! tandis que sonnent tes cothurnes !
 
Moi qui connus Ponsard et feu Scribe, ô regrets !
Dois-je rincer l’amphore où le client s’épanche ?
Malpropres les bourgeois autant que des gorets !
 
Et cuire ma boubouille au fond des lieux secrets
Sans connaître jamais l’espoir d’un beau dimanche ?
« Dieux ! que ne suis-je assise à l’ombre des forêts ! »

Commentaire (s)
Déposé par Jadis le 23 avril 2020 à 08h32

Un vers qui rime
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En musant par le parc vespéral et fleuri,
On peut voir le château, somptueuse bicoque.
Un air galant de valse effleure les lambris,
Les plafonds à caissons croulent de pendeloques.

Le rayon tamisé d’un modeste fanal
Frissonne au souffle ailé de la brise nocturne.
Désireux de pisser, d’un geste machinal,
Je défais ma braguette et m’aère les burnes.

Mais, mon grotesque ami, dans ce coin sombre et frais,
Incertain, bafouillant et flageolant des hanches,
Que faites-vous, monté dessus ce tabouret ?

Vous verrai-je à nouveau, spectateur indiscret,
En jetant une corde autour de cette branche,
« Faire de votre mort les funestes apprêts ? »

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