(1842-1888) Recueils (ou ensembles) complets1873 : Le Coffret de santal (revu en 1879) 1908 : Le Collier de griffes (posthume) Tous ses poèmes disponiblesListe alphabétique Liste analphabétique Poèmes par ordre alphabétiqueA B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V À grand-papa À la mémoire de Gambetta À la plus belle Almanach À M. Haussmann À Madame *** À ma femme endormie Aquarelle L’Archet À travers la forêt des spontanéités... À tuer Au café Au milieu du sang, au milieu du feu... À une attristée d’ambition À une chatte À une jeune fille À un Page bleu de la Reine Ysabeau Au plus grand nombre je déplais... Aux femmes Aux imbéciles Avec un ruban peint Avenir Ballade de la ruine Ballade des mauvaises personnes Ballade des souris Ballade du dernier amour Banalité Belle, belle, belle, belle... Bénédiction Berceuse : Endormons-nous, petit chat noir... Berceuse : Il y a une heure bête... Bibelots d’emplois incertains... Bien que Parisienne en tous points, vous avez... La Blessée Bois frissonnants, ciel étoilé... Bonne fortune Brave homme Le But Le Caillou mort d’amour Caresse Ceux qui dédaignent les amours... Chanson de la côte La Chanson de la plus belle femme Chanson de route Arya La Chanson des Hydropathes Chanson des peintres Chanson des sculpteurs Chant éthiopien Cœur simple Coin de tableau Comme tu souffres, mon pays... Conclusion Conquérant Conseil Le Crapaud Croquis de dos Croquis d’hospitalité Croquis Cueillette La Dame en pierre Dans la clairière Délabrement Déserteuses Destinée Diamant enfumé : Folle d’abord... Diamant enfumé : Il est des diamants aux si rares lueurs... Distrayeuse Don Juan Drame École buissonnière Effarement Elle s’est endormie un soir, croisant ses bras... En cour d’assises Endormons-nous, petit chat noir... Époque perpétuelle L’Été Évocation Excuse Exquis musicien, devant son chevalet... Fiat Lux Le Fleuve Folle d’abord... Gagne-petit Galatée et Pygmalion Les Gens de lettres Le Hareng Saur L’Heure froide Heures sereines L’Heure verte Hiéroglyphe Ignorante ou plutôt dédaigneuse des maux... Il est des diamants aux si rares lueurs... Il y a des moments où les femmes sont fleurs... Il y a la fleur, il y a la femme... Il y a une heure bête... Indignation In morte vita Inscription Insomnie Insoumission Intérieur Je crois que Mantegna vous a faite en peinture... Je ne vous ferai pas de vers... Je sais faire des vers perpétuels. Les hommes... Je suis un homme mort depuis plusieurs années... Jeune homme Je voudrais, en groupant des souvenirs divers... Le Journal de l’avenir Jours d’épreuve J’ai bâti dans ma fantaisie... J’ai peur de la femme qui dort... Les Langues La robe de laine a des tons d’ivoire... Lassitude Le casque de velours, qui de plumes s’égaie... Lendemain Lento Le rossignol se plaint dans la ramure noire... Les saphirs durs et froids, voilés par la buée... Liberté Lilas Li-taï-pé L’aurore naît et la mort vient... Madrigal : Belle, belle, belle, belle... Madrigal : Mes vers, sur les lames d’ivoire... Madrigal viol Madrigal Malgré tout Matin Maussaderie Mémento Mes vers, sur les lames d’ivoire... Le Meuble Moi, je vis la vie à côté... Morale : Orner le monde avec son corps, avec son âme... Morale : Sur des chevaux de bois enfiler des anneaux... Noceur Nocturne : Bois frissonnants, ciel étoilé... Nocturne : Le rossignol se plaint dans la ramure noire... Novembre L’Orgue Orner le monde avec son corps, avec son âme... Paquita Paroles d’un miroir à une belle dame Paroles perdues Paysage Phantasma Pituite Plainte Pluriel féminin Possession Préface : Au plus grand nombre je déplais... Préface : Bibelots d’emplois incertains... Profanation Promenade Le Propriétaire Quatorze vers à Victor Hugo Les Quatre Saisons Rancœur lasse Réconciliation Rendez-vous Réponse Résipiscence Rêve Révolte Romance Ronde flamande Roses et muguets Sachant qu’Elle est futile, et pour surprendre à l’aise... Saint Sébastien Scène d’atelier : Exquis musicien, devant son chevalet... Scène d’atelier : Sachant qu’Elle est futile, et pour surprendre à l’aise... Scherzo La Science de l’amour Six tercets Soir éternel Soir Songe d’été Sonnet : À travers la forêt des spontanéités... Sonnet : Bien que Parisienne en tous points, vous avez... Sonnet : Ignorante ou plutôt dédaigneuse des maux... Sonnet : Il y a des moments où les femmes sont fleurs... Sonnet : Je crois que Mantegna vous a faite en peinture... Sonnet : Je ne vous ferai pas de vers... Sonnet : Je sais faire des vers perpétuels. Les hommes... Sonnet : Je voudrais, en groupant des souvenirs divers... Sonnet : J’ai bâti dans ma fantaisie... Sonnet : J’ai peur de la femme qui dort... Sonnet : La robe de laine a des tons d’ivoire... Sonnet : Les saphirs durs et froids, voilés par la buée... Sonnet : Moi, je vis la vie à côté... Sonnet : Vent d’été, tu fais les femmes plus belles... Sonnet à Mme Fanny A. P. Sonnet astronomique Sonnet cabalistique Sonnet d’Oaristys Sonnet madrigal Sonnet métaphysique Souvenir d’avril Sultanerie Supplication Sur des chevaux de bois enfiler des anneaux... Sur la femme Sur la mort de la Duchesse de Chaulnes Sur un éventail Sur un miroir Tableau de sainteté Tableau Tant pis pour la vertu ! Polichinelle ivrogne... Testament Toute la semaine Transition Triolets fantaisistes Trois quatrains : Au milieu du sang, au milieu du feu... Trois quatrains : Le casque de velours, qui de plumes s’égaie... Tsigane Un immense désespoir... Le Vaisseau-piano Valse Vanité sous-marine Vent d’été, tu fais les femmes plus belles... Vers amoureux Vertige La Vie idéale Villégiature La Vision du grand canal royal des Deux Mers Vision Vocation Vue sur la cour
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Tu dors en croyant que mes vers Vont encombrer tout l’univers De désastres et d’incendies ; Elles sont si rares pourtant Mes chansons au soleil couchant Et mes lointaines mélodies. Mais si je dérange parfois La sérénité des cieux froids, Si des sons d’acier et de cuivre Ou d’or, vibrent dans mes chansons, [...]
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I Au matin, bien reposée, Tu fuis, rieuse, et tu cueilles Les muguets blancs, dont les feuilles Ont des perles de rosée. Les vertes pousses des chênes Dans ta blonde chevelure Empêchent ta libre allure Vers les clairières prochaines. Mais tu romps, faisant la moue, [...] [lire le poème...]
Très jeune, j’eus une belle fortune et le goût de la science. Non de cette science en l’air qui, prétentieuse, croit pouvoir créer le monde de toutes pièces et voltige dans l’atmosphère bleue de l’imagination. J’ai pensé toujours, d’accord avec la cohorte serrée des savants modernes, que l’homme n’est qu’un sténographe des faits brutaux, qu’un secrétaire de la nature palpable ; que la vérité conçue non dans quelques vaines universalités, mais dans un volume immense et confus, n’est abordable partiellement qu’aux gratteurs, rogneurs, fureteurs, commissionnaires et emmagasineurs de faits réels, constatables, indéniables ; en un mot qu’il faut être fourmi, qu’il faut être ciron, rotifère, vibrion, qu’il faut n’être rien ! pour apporter son atome dans l’infinité des atomes qui composent la majestueuse pyramide des vérités scientifiques. Observer, observer, surtout ne jamais penser, rêver, imaginer ; voilà les splendeurs de la méthode actuelle. [...] [lire le poème...] Inscriptions cunéiformes, Vous conteniez la vérité ; On se promenait sous des ormes, En riant aux parfums d’été ; Sardanapale avait d’énormes Richesses, un peuple dompté, Des femmes aux plus belles formes, Et son empire est emporté ! Emporté par le vent vulgaire Qu’amenaient pourvoyeurs, marchands, [...]
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