Parfois, ils viennent près de moi, Du fond des nuits et des grands bois, Sombres, terribles et doux, Et se mettent à mes genoux ; Et je caresse leurs fauves têtes. Ils viennent du fond des bêtes, Et des plantes, Du fond des fleurs ; Sur eux je chante. Ils ne savent rien dire, ni rire encore, Mais parfois ils pleurent. [...]
« Du fond des eaux, qui nous appelle ? Est-ce toi, Lune, Qui sur l’écume d’or danses comme une plume D’oiseau de paradis ? Est-ce toi, Brise, aux ailes Si pâles dans le soir, ô Brise aux ailes bleues, [...]
Et je vous salue, ô mes Sons, Ailes d’oiseaux chantants et d’abeilles, Ailes de sylphes et de papillons, Qui voltigez autour de mes oreilles,
Anges sonores aux ailes d’or, Sons de soleil où je m’éveille, Sons lents et longs, Sons blancs et blonds De harpes et de violons, Et de violes ; Et vous, chansons aigües de luths [...]