Hélas ! petits moutons, que vous êtes heureux ! Vous paissez dans nos champs sans souci, sans alarmes, Aussitôt aimés qu’amoureux ! On ne vous force point à répandre des larmes ; Vous ne formez jamais d’inutiles désirs. [...]
Venez, petits oiseaux, c’est moi qui vous appelle ; Vous devez à mes soins vos plus tendres désirs : Sans amour, la saison nouvelle Serait pour vous sans fleurs et sans plaisirs. [...]
Dieux ! qu’est-ce que je sens d’inquiet et de tendre ? Me serais-je laissé charmer ? Hélas ! je n’en sais rien, je voudrais bien l’apprendre, Et je n’ose m’en informer. [...]