Saint-Pol-Roux(1861-1940) Tous ses poèmes disponiblesPoèmes par ordre alphabétique
Chanson de funérailles amoureuses Les Couronnes
Le Désir Devant du linge étendu par ma mère, au village La Diane
La Guerre
Message aux poètes adolescents
La Poire Populaire et symbolique histoire de la Vache enragée
Les Sabliers
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Par un matin d’huissier, mai 1894.
Le soleil monte faire téter la Vie.
Ô l’héroïque songe où ma cavale de brise m’emporta juvénilement, à travers l’inique plateau des siècles, vendanger les diadèmes, crever les crânes, fendre les masques, broyer les testicules, fondre les balances, culbuter les idoles ; puis, dans le ravin misérable où ne daigne l’œil hautain, sonner la diane révélatrice, secouer l’hébétude des races asservies, couper les anneaux des chevilles, redresser les fronts, tailler une forme humaine dans chaque broussaille de poils et de cheveux, délivrer la rouge alouette captive en la cage des dents et superposer les jougs en escalier pour que, sur la splendide catastrophe des tyrans aplatis en crapauds, les martyrs, qui jusqu’alors ahanaient à la façon des bêtes de somme, sourient, des ailes d’aigle à leurs épaules, parmi la béatitude d’un soleil neuf ! [...]
Il faisait vingt ans. Enjolivé de mon amante, j’arrivai parmi des hommes qui tout de suite la convoitèrent. Ève et moi, d’abord nous nous crûmes chaussés d’une chaloupe à la merci du noroît tant nous prenaient de formidables nausées, — la hideur de ces hommes tenant lieu d’épouvante. [...]
Tout à virer d’après le Soleil qu’ancillairement il admirait, jamais ce Tournesol, fervent comme un coup d’encensoir figé en l’air, n’avait daigné m’apercevoir, malgré ma cour de chaque heure et de chaque sorte. Œil du Gange en accordailles avec le nombril du Firmament, la fleur guèbre ne voulait se distraire de son absolue contemplation. [...]Commentaire (s)Déposé par Margareta Noeske le 14 mars 2014 à 16h08Es-ce que vous pouvez ménvoyer la poeme "aout" de Saint Pol Roux.
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