La Chanson d’Angélique


 
Hier j’ai vu la main rude et folle arracher
Les pendeloques d’or aux oreilles des vignes,
L’âpre squelette Hiver demain va nous joncher
De son linceul taillé dans le trépas des cygnes.
 
[...]

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Golgotha


 
Le ciel enténébré de ses plus tristes hardes
S’accroupit sur le drame universel du pic.
Le violent triangle de l’arme des gardes
A l’air au bout du bois d’une langue d’aspic.
 
Parmi des clous, entre deux loups à face humaine,
[...]

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Idéoplastie


Ailleurs j’ai dit :

— « Le verbe appareille pour la sculpturalité : la forme sensible, une fois conjuguées les diverses phases de cristallisation, sera son triomphe final. Poésie = création. La grandiose promesse de ce terme n’est pas un mythe, et l’on peut jurer que la créature sera saisissable dans un avenir plus ou moins distant. Incontestablement se concrétisera le poème si en progrès vers l’apparaître, mais l’entier succès réclame des temps encore. Les mots exprimés depuis les origines par des races à la suite sont une seule et continue évocation qui, au cours des âges, amasse des forces virtuelles jusqu’à ce que, le pouvoir magique enfin à son paroxysme, êtres et choses évoqués cohèrent, germent, se contexturent, s’accusent de peu en prou, pour définitivement peupler le solide empire des sens. La ligurabilité des idées est si bien dans l’évolution universelle que déjà se manifestent leurs reliefs, dégagés de siècles en siècles de l’incubation lente. Les trois périodes du verbe sont : la période de brise, la période d’onde, la période de glace : une évidence progressive. Nos maîtres vécurent la période de brise ; nous sommes au bord de la période d’onde ; nos arrière-petits disciples connaîtront la période de glace. Cette suprême féerie de la morphe n’existe actuellement que dans le vœu du poète, hélas ! et l’on doit se consoler de l’attente immense avec la statuaire illusoirement préludive du théâtre. »

[...]

[lire le poème...]

Les Couronnes


Sur Paris, le Temps, satyre à face de pierrot, agaçait de ses deux ongles noirs les crinolines d’airain ; aussi les heures s’esquivaient-elles allègrement, grisettes du Moulin Bleu...

Notre chien Axel dormait sur l’intangible litière de soleil tombée de la fenêtre ouverte.

La couleuvre de mon loisir incommensurable s’étalant, je songeais, nourrisson d’un exquis cigare de contrebande corse.

[...]

[lire le poème...]

Commentaire (s)
Déposé par Margareta Noeske le 14 mars 2014 à 16h08

Es-ce que vous pouvez ménvoyer la poeme "aout" de Saint Pol Roux.
Mercie bien
Margareta Noeske

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