Ou vous savez tromper bien finement, Ou vous m’aimez assez fidèlement, Lequel des deux je ne le saurais dire ; Mais cependant je pleure et je soupire, Et ne reçois aucun soulagement. [...]
Je pensais que la destinée Après tant d’injustes rigueurs, Vous a justement couronnée De gloire, d’éclat et d’honneurs, Mais que vous étiez plus heureuse Lorsque vous étiez autrefois, Je ne veux pas dire amoureuse, La rime le veut toutefois.
Je pensais que le pauvre amour Qui toujours vous prêta ses charmes Fut banni loin de votre cour, [...]
Si haut je veux louer Sylvie, Que toute autre en meure d’envie. Sa personne est pleine d’appas. Les Amours naissent sous ses pas : Et c’est par eux qu’elle est servie.
De cent vertus elle est suivie. Son cœur tient mon âme ravie : Et les Conquérants ne l’ont pas Si haut.