L’Apollon de nos jours, Malherbe ici repose : Il a vecu longtemps, sans beaucoup de support. En quel siècle ? Passant, je n’en dis autre chose : Il est mort pauvre, et moi je vis comme il est mort. [...]
Tous les jours la belle Sylvie, Qui voudrait vivre après sa mort, Veut que je parle de sa vie, Et j’ai peur de lui faire tort : Car elle met, pour toute histoire, Un tiers du jour à s’habiller, L’autre tiers à manger et boire, Et tout le reste à babiller.
Lorsque cette vieille Lisette, Maigre et sèche comme un squelette, S’ajuste et se pare si fort, Son but n’est pas de nous séduire Mais seulement de nous instruire Et de nous faire aimer la mort.
Vous implorez en vain, pauvre troupe insensée, Un injuste secours, par un injuste effort La pitié qui prévient le moment de la mort, Quand c’est pour un amant, elle est trop avancée. Vous m’appelez cruelle, et votre âme offensée [...]