Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 29 avril 2015 à 14h05
Songe de sirène
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Trésor de sirène, es-tu véritable ?
Je te vois briller au fond du ravin ;
Souvent, d’un village, un plongeur s’en vint,
Croyant réussir un coup profitable.
Tous ces beaux objets, il les prit en vain.
Sirène farceuse et peu charitable,
Ton don d’illusion est bien redoutable ;
En sable se fond le métal divin.
Ainsi, le plongeur s’en va, les mains vides,
Ne comprenant pas la magie perfide,
Sa vue se troublant, son coeur se fendant.
Sirène des mers, tu n’es pas prospère,
Mais tu ris souvent (du moins, je l’espère)
Du naïf plongeur, éternel perdant.
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Déposé par Cochonfucius le 9 juillet 2017 à 13h26
Steppenwolf
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Le loup de la steppe, un loup véritable,
Chasse sur la pente et dans le ravin ;
Au coeur de la steppe, un dahut s’en vint,
Un gibier pareil est-il profitable ?
Le dahut, peut-être, on le chasse en vain.
Animal farceur et peu charitable,
Son déséquilibre est bien redoutable ;
Je crois qu’il l’obtint par décret divin.
Or, le prédateur et sa panse vide
S’en vont maudissant le monstre perfide
Dont a retenti le cri discordant.
Camarade loup, tu n’es pas prospère ;
Auras-tu les proies que ton ventre espère ?
Ton coeur le demande au soleil ardent.
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Déposé par Cochonfucius le 6 octobre 2018 à 12h00
Sirène de sinople
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Sirène du lac, es-tu véritable ?
Ou te formes-tu des vapeurs du vin ?
Quand j’étais jeunot, vers moi tu t’en vins,
Un tel souvenir est inimitable.
Sur le bord du lac, je m’avance en vain,
La fin d’un beau songe est inévitable ;
Tu n’existais pas, c’est indubitable,
Ou tu disparus par décret divin.
Ainsi parlait un vieillard dans le vide,
Ne sachant pas si le temps est perfide ;
Un peu fatigué, digne cependant.
Or, ce vieux penseur, n’étant pas prospère,
Se sent dispensé (du moins, il l’espère)
Des jeux de hasard où l’on est perdant.
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Déposé par La Musérante le 6 octobre 2018 à 14h04
Le génie avait écrit ; ’c’est 1 des meilleurs que vous ayez composé ’-
Alors voici pour toi : je ne veux pas en améliorer la prosodie - pour en faire un sonnet parfait -
La perfection n’étant pas l’acharnement des humains -
La Dame du lac
Dis-moi pourquoi Muse tes yeux noyés dans l’onde ?
Ton cœur 1 gouffre d’ombre, ton corps armure vide
Tes pensées des piquants ton humeur pudibonde
Dis-moi Muse pourquoi ton silence impavide ?
- Avant d’avoir senti le ressac du désir
Pour avoir regardé dans le puits du savoir
Ceux que j’ai approché sans pour autant saisir
Le néant de l’amer et les thèses à échoir
Je n’ai pas refusé la pluie sur mes lèvres
L’horloge sans tic tac l’abîme qui enivre
La vie déferlante dans la nuit du matin
Le silence est ici sans tactique du temps
Car sourire à la vie est mortel châtiment
Déjà au lendemain de l’éveil d’1 chagrin__
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Déposé par Cochonfucius le 6 octobre 2018 à 21h24
Voir aussi 12-11-2010
http://www.forum-metaphysique.com/t5897p20-aux-fils-d-hermes#173643
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ainsi que
Se perdre en forêt PdP 7-7-2013
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Comme un homme égaré dans la forêt profonde,
Le poète au jardin est traversé d’effroi.
Tout n’est-il donc que leurre et tristesse en ce monde,
Qu’un acheminement vers le sépulcre froid ?
Vainement aux entours jetant des coups de sonde,
L’égaré ne sait plus comment sortir du bois.
Sur un même sentier sa trajectoire ronde
Le ramène toujours dans les mêmes endroits.
Mais une goutte d’eau quelquefois sur sa lèvre,
Le saut d’un écureuil, la gambade d’un lièvre,
Lui font aimer pourtant la piste, au petit jour.
Il est charmé surtout par l’apaisant silence
Dont est souvent saisi notre univers immense ;
Ce silence est prière au soleil des amours.
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Déposé par La Musérante le 19 octobre 2018 à 21h55
Muse dis-moi pourquoi ?
Je le refais ?
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Déposé par Cochonfucius le 25 novembre 2018 à 11h50
Sirène parolière
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La sirène a dit des mots véritables;
Issue de l’Espagne, où sont les bons vins,
Chanteuse enchantée qui vers nous s’en vint ;
Or, ce qu’elle écrit, c’est inimitable.
Sur ces pages-ci, je m’efforce en vain,
Mon travail n’est pas toujours profitable ;
Pourtant j’aime ça, c’est indubitable,
Ainsi l’ont voulu les décrets divins.
Que m’importe, aussi, j’écris dans le vide,
Sans rien de sérieux, sans rien de perfide ;
Des mots appelant, d’autres répondant.
Ce n’est pas ainsi qu’on devient prospère,
Mais ça divertit (du moins, je l’espère)
Mes gentils lecteurs, pas trop regardants.
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