William Chapman

Les Aspirations, 1904


À la Bretagne



Je n’ai jamais foulé tes falaises hautaines,
Je n’ai pas vu tes pins verser leurs larmes d’or,
Je n’ai pas vu tes nefs balancer leurs antennes ;
Pourtant je te chéris, vieux pays de l’Armor.
 
Je t’aime d’un amour fort comme tes grands chênes,
Vers lesquels bien souvent mon cœur prend son essor.
Car sur nos bords, vois-tu, nous conservons encor
Le sang pur qui toujours gonfle si bien tes veines.
 
Oui, je t’adore avec tous tes vieux souvenirs,
Tes bruyères, tes joncs, ton granit, tes menhirs,
Ton rivage farouche et peuplé de légendes.
 
Et lorsque Floréal revient tout embaumer,
Dans la brise de l’est je crois, le soir, humer
Comme un vague parfum qui viendrait de tes landes.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 6 juin 2018 à 12h35

Sa Majesté d’Azur
-----------------

Du roi, l’allure est noble, et n’est jamais hautaine.
Il a l’air avenant sous sa couronne d’or,
Sa démarche, dit-on, n’est jamais incertaine ;
Son royaume s’étend jusqu’aux rives d’Armor.

Il règne sur un monde où grandissent les chênes,
Où l’aigle, son cousin, souvent prend son essor ;
Le roi est déjà vieux, mais il est toujours fort,
Et bien rouge le sang qui circule en ses veines.

Son crâne de monarque est plein de souvenirs,
Il a vu ses sujets qui dressaient des menhirs,
Ses rêves, dans la nuit, sont peuplés de légendes.

Le printemps reviendra pour son parc embaumer,
Dans la brise de l’est il ira pour humer
Le vent de liberté qui surgit de la lande.

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Déposé par Cochonfucius le 11 juin 2019 à 12h24

Cor sans nom
------------------

À Roncevaux surgit la menace incertaine,
Les chevaux sont cabrés sous les éperons d’or ;
Les chevaliers vaillants suivent leurs capitaines
Et le seigneur Roland, qui fut comte en Armor.

Ils ne reverront plus les bouleaux ni les chênes
Parmi lesquels courait la chasse, au son du cor ;
Et Roland tout à l’heure en sonnera bien fort,
À se déchirer l’âme, à se rompre les veines.

Roncevaux, lieu d’histoire et lieu de souvenir,
Tu vois Turpin l’évêque empressé de bénir
Les mourants et les morts, combattants de légende.

Quand la nuit tombera sur le val embrumé,
Par quelques survivants ils seront inhumés ;
L’empereur ne dit rien, tant sa tristesse est grande.


*  *  *  *

https://paysdepoesie.wordpress.com/?s=Roncevaux

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Déposé par Wendy & PeterPan le 11 juin 2019 à 21h24

- Curare_... Quels sont tes vrais sentiments ?

- Sentiments ?

- Qu’est-ce que tu ressens ? Joie, tristesse, jalousie ?

- Jalousie ? Pierrette la Blasonneuse (Elle a chassé la guerrière pour prendre sa place)..

- Colère ?

- Colère ? Les mots qui blessent que tu lis au hasard d’1 clic ...

- Amour ?

- Amour ? Jamais entendu parler...

- Je crois que si Curare_... Tu l’as ressenti au moins une fois... pour quelque chose, ou quelqu’un...

- Jamais ! Rien que le son de ce mot m’insupporte !

- Curare- !

- Pourquoi tu gâches tout ? On s’amusait bien ensemble ! Je t’ai appris à te battre et à voler ! Qu’est-ce que tu veux de plus ?

- Mais il y a tellement plus !

- Comme quoi ? Qu’est-ce qu’on peut trouver d’autre ?

- Je ne sais pas... Je crois qu’il faut être plus grand pour comprendre...

- Mais je ne veux pas grandir ! Ni maintenant, ni jamais ! Je vais te bannir comme Allis l’a fait avec moi !

- Je ne me laisserai pas bannir !

- Alors vas-t’en et laisse-moi ! Rentre chez toi et grandis ! Et emporte tes sentiments avec toi !

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Déposé par L’âme aux ninas le 13 juin 2019 à 08h03

La curare_ de Bobby
avait d’autres hobbie :
laissons Cénobie
tranquille...
Ça veut dire coi ?

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Déposé par Jadis le 19 août 2019 à 11h48

Et aux chapeaux ronds
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Et moi aussi, je veux chanter les bigoudènes,
Le gwenn-ha-du glorieux qui flotte, bicolore,
Dire Pleumeur-Bodou veuve de ses antennes,
L’Ile-Longue, tonnerre ! et ses mille sabords.

La voile claque au loin, du côté de Molène,
Où nagent la sardine et le vieil hareng saur ;
Sur la nappe à carreaux se tartine le porc –
Le kouign amann descend mieux avec le chouchen.

Lorsque je viens au pied d’un chêne m’assoupir,
Dans un songe indécis je crois voir ressurgir
Viviane et Merlin du cœur de Brocéliande.

Et quand l’Angkou parcourt tes genêts embrumés,
Vieux pays, je savoure une andouille fumée
– Et ne me parlez pas d’escalope normande.

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