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Paul FortParis sentimental ou Le roman de nos vingt ans, 1902
(Crépuscule d’été)
Le couchant violet tremble au fond du jour rouge. Le Luxembourg exhale une odeur d’oranger. Et Manon s’arrête à mon bras : plus rien ne bouge, les arbres, les passants, ce nuage éloigné.
Il n’est plus une fleur où l’air lourd ne se pose et qui ne sente en elle un cœur battre et mourir, un cœur d’air étouffant sa corolle ; et les roses défaillent vers la terre, sous le poids du zéphyr.
Il semble que le monde entier n’ait plus qu’une âme. La poussière du jour retombe parfumée ; et le bassin respire un jet d’eau qui se pâme et, sur sa propre image, en mourant, vient chanter.
Tout meurt, et tout renaît pour une vie chantante, aromatique, éparse et mêlée aux nuances, et comme dans la bouche un fruit délicieux, les arbres veloutés me fondent dans les yeux.
Et le jet d’eau s’est tu : c’est la rosée qui chante, là-bas, dans les gazons où rêvent les statues, et pour rendre, ô sens-tu ? la nuit plus défaillante, les orangers en fleurs ont enivré la nue.
Manon, près de mon cœur, et devant tout l’espace que prennent les étoiles pour graviter vers nous, de vos beaux yeux voilés, Manon, regardez-vous flotter dans la nuit bleue la blancheur des terrasses ?
C’est aux lueurs dernières que l’ombre est embaumée, et Manon sur mon bras couche son front pâmé,
et je lui crois une âme en cette heure irréelle, lui faisant une part dans l’âme universelle.
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